Titre
AU ROY, Et à Nosseigneurs de son Conseil.
Titre d'après la table
Remontrance de M. de Sacy au Roy, & à Nosseigneurs de son Conseil, concernant l'affaire des Jesuites.
Fait partie d'une livraison
Page de début
5
Page de début dans la numérisation
7
Page de fin
13
Page de fin dans la numérisation
15
Incipit
SIRE, Les Jesuites de vôtre Roïauime remontrent trés humblement à
Texte
AU ROY,
Et à NojpigncursJefonConfeil.
SIRE,
Les Jesuites de vôtre Roïau-
:me remontrent très humbleiment
à VOSTRE MAJESTE,
que par la nature de leur engagement
,
conformément
aux Bulles quiconfirment leur
Inttitut
,
& qui ont esté remues
par les Rois prédecesseurs
de VOSTREMAJESTE'
ils conservent jusqu'à leurs
derniers voeux) non feulement
la propriété, mais aussi la joiiifsance
de leurs biens: Que leur
saint & sage Fondateur regardoitce
point de son Institut
comme essentiel, pour engager
dans ta Compagnie de
bons sujets & n'y en conserver
point d'autres: Que depuis
leur establissement en France
jusqu'autemps qu'ils ont esté
c6nt^irttsrdJe« sortir , ils y
ont joüi de ce droit en entier:
Q^îc le Roy Henry le Grand
êc glorieusememoire à* qui
voulutbienlesyrappel1er,ne
jugeant pasalors les conjonctures
favorables pour les remettre
dans leur premier état,
Ife reserva à les y rétablir intfenfibîement
, comme il parole
par les Déclarations &
[Lettres sur ce sujet : Que dans
tous les Etats du monde
,
&
même dans les EtatsProteslans
,
ilsonttoujours joiii &£
joli.lient encore de tous leurs
droits selon la forme de leur
Institut:Que d^psplusieurs,
Congrégations établiesdepuis
eux dans leRoyaume, les ru.,
jets jouissent deleurs,biens
jusqu'à la mort,& ent disposent
même
,
quand ils le jugent
a propos ,enfaveur de ces
mêmes Congrégations sans
qu'on y ait trouvé jusqu'ici de
l'inconvcnient pour l'Etat:
Que dans les autres Etats où
leurs droits ne font pas limitez
, on ne voir à leur su jet
dans les familles, ni contestarions
,
ni trouble
, non plus
qu'on en voit en Franceau ru.
jet:desmembres des autres
Congrégations ,lesquels ne
font jamais défausisdefait de
ce, quiest à eux. 1-1 kuoi ?n ,n Les ,Suppliant qs: croïen^
pas déplaire a V 0 S T R E
MAJESTE'enluy representantqu'il
feraitde sajustice,
autant que du bien <Jc)euc
Compagnie, que VOSTRB
MÀ¡.HST'E voulut dés à présent
consommer à leur égard
ce que son glorieux Ayeul
| avoit commencé.Ce ne seroit
après tout que les conserver
dans les droits que leurnaissance
leur donner ausquels
ils n'ont pas renoncé par leur
état. Ce ne seroit leur accorder
que ce qu'ils possedent
dans tous les autres Etats du
monde, &Ce qu'ilsontmême
pots.:Jé'da'ns/lcs';vofires,SIRE;
avant que le malheur des tems
lestn fistsortir.Cene setoit
queleur donner pendant quelquesannées
d'épreuve feu e-*
ment ,
& jusqu à leurentier
engagement danslaCompa- ;
gnie
, ce donr plusieurs Congregations
j ulUnt pendant;
toute leur vie sans contradiction
,
& sans que le bien pu- ,- blic paroisseen souffrir. Ce se-
1
:
roit même un moyen sur de
Emettre: la paix dans les famil les:
ül n'y auroit plus de prétexte
à descontestations que la feule
peine de rendre ce donc onest
sasi, fait former depuis un ificlc. Opendinr,SIRE, si s:.
'TRE MAJESTE jugcoitCOïlVC1-
[nablede: borner les droits des
Suppliansàl'EditdHenryyIV.
iilsrecevront toujoursavec la
plus vive reconnoissance, la
grace de s'y voir au moins
pleinement maintenus.
A ces cau fcs, SIRE,plaise àVOSTREMAJESTE',au
cas qu'Elle ne jugeât pas à propos
de rendre aux Jesuites la
joüssance& pleine disposîtion
de leurs biens jusqu'à l'émission
de leurs derniers voeux,
telle qu'ils l'avoient selon leur
Institut, avant l'Edit du Roy,,
Henry IV. de 1603. & lur-"
quoy ce Grand Prince s'estoit
toûjours reservé deleurpourvoir
, dont ils se rapporttent
aujourdhuy à la ilillicc, sagesse
& bontédeVoS.T'RIE
MAJESTA';en ce cas d'ordonner
que l'Edit de 1603.
soit exccure dans toute ConJ
etendue, selon sa forme &te.
neur.Cefaisant, queceux qui
sortiront de leur Compagnie
-"
oar le congé de leur Supérieur,
sans avoir fait leurs derniers
voeux, rentreront dans tous
xs biens & droits qui leur apattenoient
,
lorsqu'ils sont
muez dans la Compagnie,&
qui leur seroient échus & ave-
~us ,
s'ils avoient continué de
~ivre dans le siecle : desqucls
~roits & biens, la joüissance
commencera du jour de leur
ngé & retour au siecle.
( LesSupplians continueront
~urs voeux& leurs prières pour
prosperité & fanté de Vos-
REMAJESTE'.
DE; SACY, Avocate
Et à NojpigncursJefonConfeil.
SIRE,
Les Jesuites de vôtre Roïau-
:me remontrent très humbleiment
à VOSTRE MAJESTE,
que par la nature de leur engagement
,
conformément
aux Bulles quiconfirment leur
Inttitut
,
& qui ont esté remues
par les Rois prédecesseurs
de VOSTREMAJESTE'
ils conservent jusqu'à leurs
derniers voeux) non feulement
la propriété, mais aussi la joiiifsance
de leurs biens: Que leur
saint & sage Fondateur regardoitce
point de son Institut
comme essentiel, pour engager
dans ta Compagnie de
bons sujets & n'y en conserver
point d'autres: Que depuis
leur establissement en France
jusqu'autemps qu'ils ont esté
c6nt^irttsrdJe« sortir , ils y
ont joüi de ce droit en entier:
Q^îc le Roy Henry le Grand
êc glorieusememoire à* qui
voulutbienlesyrappel1er,ne
jugeant pasalors les conjonctures
favorables pour les remettre
dans leur premier état,
Ife reserva à les y rétablir intfenfibîement
, comme il parole
par les Déclarations &
[Lettres sur ce sujet : Que dans
tous les Etats du monde
,
&
même dans les EtatsProteslans
,
ilsonttoujours joiii &£
joli.lient encore de tous leurs
droits selon la forme de leur
Institut:Que d^psplusieurs,
Congrégations établiesdepuis
eux dans leRoyaume, les ru.,
jets jouissent deleurs,biens
jusqu'à la mort,& ent disposent
même
,
quand ils le jugent
a propos ,enfaveur de ces
mêmes Congrégations sans
qu'on y ait trouvé jusqu'ici de
l'inconvcnient pour l'Etat:
Que dans les autres Etats où
leurs droits ne font pas limitez
, on ne voir à leur su jet
dans les familles, ni contestarions
,
ni trouble
, non plus
qu'on en voit en Franceau ru.
jet:desmembres des autres
Congrégations ,lesquels ne
font jamais défausisdefait de
ce, quiest à eux. 1-1 kuoi ?n ,n Les ,Suppliant qs: croïen^
pas déplaire a V 0 S T R E
MAJESTE'enluy representantqu'il
feraitde sajustice,
autant que du bien <Jc)euc
Compagnie, que VOSTRB
MÀ¡.HST'E voulut dés à présent
consommer à leur égard
ce que son glorieux Ayeul
| avoit commencé.Ce ne seroit
après tout que les conserver
dans les droits que leurnaissance
leur donner ausquels
ils n'ont pas renoncé par leur
état. Ce ne seroit leur accorder
que ce qu'ils possedent
dans tous les autres Etats du
monde, &Ce qu'ilsontmême
pots.:Jé'da'ns/lcs';vofires,SIRE;
avant que le malheur des tems
lestn fistsortir.Cene setoit
queleur donner pendant quelquesannées
d'épreuve feu e-*
ment ,
& jusqu à leurentier
engagement danslaCompa- ;
gnie
, ce donr plusieurs Congregations
j ulUnt pendant;
toute leur vie sans contradiction
,
& sans que le bien pu- ,- blic paroisseen souffrir. Ce se-
1
:
roit même un moyen sur de
Emettre: la paix dans les famil les:
ül n'y auroit plus de prétexte
à descontestations que la feule
peine de rendre ce donc onest
sasi, fait former depuis un ificlc. Opendinr,SIRE, si s:.
'TRE MAJESTE jugcoitCOïlVC1-
[nablede: borner les droits des
Suppliansàl'EditdHenryyIV.
iilsrecevront toujoursavec la
plus vive reconnoissance, la
grace de s'y voir au moins
pleinement maintenus.
A ces cau fcs, SIRE,plaise àVOSTREMAJESTE',au
cas qu'Elle ne jugeât pas à propos
de rendre aux Jesuites la
joüssance& pleine disposîtion
de leurs biens jusqu'à l'émission
de leurs derniers voeux,
telle qu'ils l'avoient selon leur
Institut, avant l'Edit du Roy,,
Henry IV. de 1603. & lur-"
quoy ce Grand Prince s'estoit
toûjours reservé deleurpourvoir
, dont ils se rapporttent
aujourdhuy à la ilillicc, sagesse
& bontédeVoS.T'RIE
MAJESTA';en ce cas d'ordonner
que l'Edit de 1603.
soit exccure dans toute ConJ
etendue, selon sa forme &te.
neur.Cefaisant, queceux qui
sortiront de leur Compagnie
-"
oar le congé de leur Supérieur,
sans avoir fait leurs derniers
voeux, rentreront dans tous
xs biens & droits qui leur apattenoient
,
lorsqu'ils sont
muez dans la Compagnie,&
qui leur seroient échus & ave-
~us ,
s'ils avoient continué de
~ivre dans le siecle : desqucls
~roits & biens, la joüissance
commencera du jour de leur
ngé & retour au siecle.
( LesSupplians continueront
~urs voeux& leurs prières pour
prosperité & fanté de Vos-
REMAJESTE'.
DE; SACY, Avocate
Signature
DE SACY, Avocat.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Mots clefs
Est adressé ou dédié à une personne
Est rédigé par une personne