Titre
LETTRE adressée à M. Cicognini, Conseiller et Premier Médecin de feuë Madame Royale, Doüairiere de Savoye, et Premier Professeur de Médecine Théorique dans l'Université de Padoüe.
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
1414
Page de début dans la numérisation
673
Page de fin
1415
Page de fin dans la numérisation
674
Incipit
Il s'est excité dans ce Pays, Monsieur, une curiosité quasi universelle de lire le Traité du
Texte
LETTRE adressée à M. Cicognini,
Conseiller et Premier Médecin de feuë
Madame Royale, Doüairiere de Savoye,
et Premier Professeur de Médecine
Théorique dans l'Université de
Padoüe.
Il s'est excité dans ce Pays, Monsieur, une curiosité quasi universelle de lire le Traité du
Mercure de M. Belloste , inséré dans son Livre
intitulé Suite du Chirurgien d'Hôpital , à causé
des effets admirables qu'on dit avoir été produits sur
diverses personnes par le Mercure ; cè qui a fait
qu'un de mes amis s'est disposé à mettre au jour
Ta Traduction Italienne qu'il afaite de cet Ouvra
ge,pour satisfaire aux pressantes sollicitations d'u-
ne personne de consideration qui l'en a prié. Mais
parce qu'il craint qu'il n'y ait quelqu'un , comme
il arrive ordinairement lorsqu'on propose de nou-
veaux Remedes , qui accuse l'Auteur d'imposture
et qui méprise le mérite d'un tel Remede , il sou-
haite de joindre à l'impression de cet Ouvrage vo-
ire témoignage sincere et autentique , par lequet
LI. Vol
078
JU IN,
1737.
1455
or vende justice à la probité de l'Auteur et à la
bonté de son Remede. Pour obtenir de vous cette
grace il s'est adressé à moi , étant persuadé de mon
attachement pour votre service , et de votre bonté
singuliere à mon égard ; et c'est pour lui complai-
re que je prends la liberté de vous suplier , Mon-
sieur, de me donner quelques informations des mœurs
et du merite de M. Belloste, et de rendre témoigna
gne de ces effets desquels cet Auteur dit que vous
avez été témoin oculaire , comme dans le cas de
M. le Chevalier de Morette , de M. le Comte
d'Arc , Bavarois , de Mad, la Comtesse Busque ?,
et de M. Marchetti , Médecin de S. E. M. le
Cardinal Pic de la Mirandole. Par ce moyen voiss
ferez honneur à la memoire de ce grand homme qui
vous a été parfaitement connu
vous rendrez un
service considérable au Public , en certifiant les ef
fets d'un Remede dont l'usage pouroit être d'une
utilité infinie , et vous m'obligerez sensiblement
dans le dessein où je suis de servir mon ami. Je ne
manquerai pas de chercher les occasions à vous té-
moigner une vraye et parfaite reconnoissance , et
Pestime toute particuliere avec laquelle je suis,
N. C.
A Venise ce 2. Aoust 1734.
Conseiller et Premier Médecin de feuë
Madame Royale, Doüairiere de Savoye,
et Premier Professeur de Médecine
Théorique dans l'Université de
Padoüe.
Il s'est excité dans ce Pays, Monsieur, une curiosité quasi universelle de lire le Traité du
Mercure de M. Belloste , inséré dans son Livre
intitulé Suite du Chirurgien d'Hôpital , à causé
des effets admirables qu'on dit avoir été produits sur
diverses personnes par le Mercure ; cè qui a fait
qu'un de mes amis s'est disposé à mettre au jour
Ta Traduction Italienne qu'il afaite de cet Ouvra
ge,pour satisfaire aux pressantes sollicitations d'u-
ne personne de consideration qui l'en a prié. Mais
parce qu'il craint qu'il n'y ait quelqu'un , comme
il arrive ordinairement lorsqu'on propose de nou-
veaux Remedes , qui accuse l'Auteur d'imposture
et qui méprise le mérite d'un tel Remede , il sou-
haite de joindre à l'impression de cet Ouvrage vo-
ire témoignage sincere et autentique , par lequet
LI. Vol
078
JU IN,
1737.
1455
or vende justice à la probité de l'Auteur et à la
bonté de son Remede. Pour obtenir de vous cette
grace il s'est adressé à moi , étant persuadé de mon
attachement pour votre service , et de votre bonté
singuliere à mon égard ; et c'est pour lui complai-
re que je prends la liberté de vous suplier , Mon-
sieur, de me donner quelques informations des mœurs
et du merite de M. Belloste, et de rendre témoigna
gne de ces effets desquels cet Auteur dit que vous
avez été témoin oculaire , comme dans le cas de
M. le Chevalier de Morette , de M. le Comte
d'Arc , Bavarois , de Mad, la Comtesse Busque ?,
et de M. Marchetti , Médecin de S. E. M. le
Cardinal Pic de la Mirandole. Par ce moyen voiss
ferez honneur à la memoire de ce grand homme qui
vous a été parfaitement connu
vous rendrez un
service considérable au Public , en certifiant les ef
fets d'un Remede dont l'usage pouroit être d'une
utilité infinie , et vous m'obligerez sensiblement
dans le dessein où je suis de servir mon ami. Je ne
manquerai pas de chercher les occasions à vous té-
moigner une vraye et parfaite reconnoissance , et
Pestime toute particuliere avec laquelle je suis,
N. C.
A Venise ce 2. Aoust 1734.
Signature
N. C. A Venise ce 2. Aoust 1734.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Domaine