Titre
PEUR DE CUPIDON, Fable Anacréontique A MADEMOISELLE QUINAUT. Par M. Fuselier.
Titre d'après la table
Peur de Cupidon, Fable Anacr. à Mlle Quinaut, par M. Fuselier,
Fait partie d'une livraison
Page de début
79
Page de début dans la numérisation
514
Page de fin
80
Page de fin dans la numérisation
515
Incipit
La jeune Iris, qui par son enjouëment
Texte
PEUR DE CUPIDON,
·Fable Anacreontique
A MADEMOISELLE QUINA UT.
L
Par M. Fufelier.
Ajeune Iris, qui par ſon enjouëment
Et fes attraits , broüille mainte
cervelle ,
Par fois, s'amufe à parler Allemand.
Un jour, je vis Amour en fentinelle ,
Tachant d'ouir ce que difoit la Belle ;
Tous ces mots durs l'effrayoient grandement
:
Si que, peureux, n'ofant approcher d'elle,
Le petit Dieu fe cachoit doucement ,
Comme un Moineau fe couvrant de fon
Giiij
aile :
80 LE MERCURE
bien
>
Lors je lui crie , Amour , je le voy
Tel idiome eft pour toy trop fauvage ;
Jamais Vénus n'en fit fon entretien
Iris auffi , n'en fait pas grand uſage ,
Sinon quand vent facherfon petit chien.
Ace Difcours Cupidon moins timide
Se raffurant , vole de mon côté.
Ecoute encor , dis -je , à l'Enfant perfide,
Ceffe de craindre une jeune Beauté.
J'écoute en vain,& c'eft langue êtrangére,
Me répond-il , quel eft donc ce mystére ?
Sans mon bandeau , j'éclaircirois cecy ; *
Je n'entens rien à ce langage- cy ,
Lefon de voix eft pourtant de Githere.
·Fable Anacreontique
A MADEMOISELLE QUINA UT.
L
Par M. Fufelier.
Ajeune Iris, qui par ſon enjouëment
Et fes attraits , broüille mainte
cervelle ,
Par fois, s'amufe à parler Allemand.
Un jour, je vis Amour en fentinelle ,
Tachant d'ouir ce que difoit la Belle ;
Tous ces mots durs l'effrayoient grandement
:
Si que, peureux, n'ofant approcher d'elle,
Le petit Dieu fe cachoit doucement ,
Comme un Moineau fe couvrant de fon
Giiij
aile :
80 LE MERCURE
bien
>
Lors je lui crie , Amour , je le voy
Tel idiome eft pour toy trop fauvage ;
Jamais Vénus n'en fit fon entretien
Iris auffi , n'en fait pas grand uſage ,
Sinon quand vent facherfon petit chien.
Ace Difcours Cupidon moins timide
Se raffurant , vole de mon côté.
Ecoute encor , dis -je , à l'Enfant perfide,
Ceffe de craindre une jeune Beauté.
J'écoute en vain,& c'eft langue êtrangére,
Me répond-il , quel eft donc ce mystére ?
Sans mon bandeau , j'éclaircirois cecy ; *
Je n'entens rien à ce langage- cy ,
Lefon de voix eft pourtant de Githere.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Est adressé ou dédié à une personne
Est rédigé par une personne