Titre
CHANSON.
Fait partie d'une livraison
Page de début
180
Page de début dans la numérisation
643
Page de fin
181
Page de fin dans la numérisation
646
Incipit
Depuis qu'à l'aimable Cloris
Texte
CHANSON.
Depuis qu'à l'aimable Cloris
Mon tendre cœeur rendit les armes,
Toujours réveur, toujours soumis,
Nuit & jour rempli de ses charmes,
Les craintes venoient m'allarmer;
N'est-ce pas comme on doit aimer
Auprès d'elle j'étois content;
Son absence faisoit ma peine;
Vif, empressé, toujours constant,
Et Clotis roujours inhumaine,
Souffrant saus oser l'en blâmes;
N'est-ce pas, &c.
L'objet de mes tendres désits
Et de mon amoureux délire
Peu sensible à tous mes soupits,
Ignoroit mon cruel martire
Sa froideur sembloit m'animer;
N'est-ce pas, &c.
*—
—.—
*—
FEVRIER.
1752.
Souvent par mes tendres chansons
Je peignois ma timide flâme;
J'esperois que les plus doux sons
Attendriicient enfin son ame,
Parlant d'amour, sans le nommes;
N'est ce pas, & c.
Chaque jour de nouvelles fleurs
J'ornois le sein de cette belle
Mes soins & mes tendres langueurs
Tout prouvoit mon ardeur fidelle:
Mes yeux sçavoient bien l'exprimes.
N'est-ce pas, &c.
N
Dans nos bois je trouvai Cloris
Reposant seule sur l'herbette
Je fis tant que je l'attendris
Pat les doux chants de ma musette,
L'Amour scut si bien l'enflâmer
Qu'elle apprit comme on doit aimer
Qu'elle apprit comme on doit aimer.
Depuis qu'à l'aimable Cloris
Mon tendre cœeur rendit les armes,
Toujours réveur, toujours soumis,
Nuit & jour rempli de ses charmes,
Les craintes venoient m'allarmer;
N'est-ce pas comme on doit aimer
Auprès d'elle j'étois content;
Son absence faisoit ma peine;
Vif, empressé, toujours constant,
Et Clotis roujours inhumaine,
Souffrant saus oser l'en blâmes;
N'est-ce pas, &c.
L'objet de mes tendres désits
Et de mon amoureux délire
Peu sensible à tous mes soupits,
Ignoroit mon cruel martire
Sa froideur sembloit m'animer;
N'est-ce pas, &c.
*—
—.—
*—
FEVRIER.
1752.
Souvent par mes tendres chansons
Je peignois ma timide flâme;
J'esperois que les plus doux sons
Attendriicient enfin son ame,
Parlant d'amour, sans le nommes;
N'est ce pas, & c.
Chaque jour de nouvelles fleurs
J'ornois le sein de cette belle
Mes soins & mes tendres langueurs
Tout prouvoit mon ardeur fidelle:
Mes yeux sçavoient bien l'exprimes.
N'est-ce pas, &c.
N
Dans nos bois je trouvai Cloris
Reposant seule sur l'herbette
Je fis tant que je l'attendris
Pat les doux chants de ma musette,
L'Amour scut si bien l'enflâmer
Qu'elle apprit comme on doit aimer
Qu'elle apprit comme on doit aimer.
Source externe
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique