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Titre

HISTOIRE D'ANAXARETE ET D'IPHIS, Tirée des Métamorphoses d'Ovide. Romance nouvelle.

Titre d'après la table

Histoire d'Anaxarete & d'Iphis, tirée des Métamorphoses d'Ovide. Romance nouvelle,

Fait partie d'une section
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472
Incipit

Vous qui faites, gloire

Texte
HISTOIRE
D'ANAXARETE ET D'IPHIS,
Tirée des Métamorphoses d'Ovide.
Romance nouvelle.
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Vous qui faites, gloire De fuir les
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Amanta & l'Amour: Lisez cette His-
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dou- ter.
Près d'Anaxarete
Iphis perdit la liberté
Sa flâme parfaite
S'augmentoit par sa cruautes
FEVRIER.
1752.
La belle invincible
Dédaignoit l'offre de ses vœux,
Et plus insensible
De ses toutmens se fit des jeux.
M8
Si ta main presente
Du Myrthe arrosé de tes pleurs,
Iphis ton amante,
Préfére au Myrthe d'autres fleurs.
Plus ton cœeur fidele
De ses charmes se sant épris,
Et plus la cruelle
Aime à t'accabler de mépris.
L'Univers repose
Privé de la clarté du jour;
Et d'un doigt de rose
L'Aurore en marque le retour.
Mais Iphis, sans cesse
Languit sans trouver de repos.
Plein de sa tendresse
Il cherit même encore ses maux:
Image des songes
Espoir fragile & seduisant,
Vos riants mensonges
Sont des plaisirs pour un Amant:
AII
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MERCURE DEFRANC E.
Mais Anaxarete
Iphis t'envioit ce bonheur;
Elle est satisfaite
De pouvoit déchirer ton coeus.
Privé d'espérance
Iphis se livre à la douleur,
Toute sa constance
Cede à l'excès de son malheur.
Beauté trop chérie
Dit-il, prêt à quitto le jour,
Je perdrai la vie
Avant de perdre mon amour.
Oui belle inbumaine
Vous triomphez à votre gré.
Et ma mort certaine
Rendra ce triomphe assuré.
De vous satisfaire
Je trouve un moyen dans la mort,
Puisque c'est vous plaire
Je meurs content, & sans effort.
Mais cessez de croire
Que loin de vous j'aille mourir,
FEVRIER.
1752.
De votre victoire
Jusqu'au bout vous pourrez jouir.
Voilà le Ministre
De mon Arrêt par vous dicté,
Ce lacet sinistre
Remplira votre volonté.
Puisse cette offrande
Comme à vous être chére aux Dieux!
Je ne leur demande
Que d'exaucer mes derniers vœeux.
Que leur loi suprême
Qui, par vous, me prive du jour,
Donne à ce que j'aime
Les jours que m'ô ta mon amoun.
A ces mots sa têto
Reste suspendue au lacet,
Son ame s'artête
Par l'effort d'un instinct secret.
Il paroît encore
Dire à l'objet de ses malheurs,
C'est vous que j'adore
se ne vois que vous... & je meurs,
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S MERCURE DE FRANCE.
Cette affreuse scene
Que venoit de donner l'amour,
D'une erreur soudaine
Remplit tous les lieux d'alentour a
Mais Anaxarete
La voit avec tranquillité,
Et sort satisfaite
Du triomphe de sa beauté-
Au Dieu de Cythere
Ce jour même étoit consacre
Ce Dieu sans colere
Ne vit point son culte abjuré.
Superbe mortelle
Dit-il, que rien n'a pu touchet
Vous étiez trop belle
Pour n'avoir qu'un cour de rocher.
C'étoit la nature
Qui se trompoit en vous formant.
Mais ma main plus sure
Va vous rendre à votre Element
Sa taille parfaite
Soudain commence à se changer,
Toute Anaxarete
N'étoit déja plus qu'un rocher.
FEVRIER.
1752.
Vous qui faites gloire
De fuir les Amans & l'Amour
Lisez cette Histoite
Et prositez-en quelque jour.
Craignez la vengeance
D'un Dieu qu'on ne peut éviter,
L'Amour qu'on offense,
Hélas! est trop à redouter,
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Soumis par lechott le