Titre
ARREST DU CONSEIL d'Apollon rendu au sujet du Procés d'entre M. de la Motte Houdart, & Madame Dacier.
Titre d'après la table
Arrêt du Conseil d'Apollon rendu au sujet de, &c.
Fait partie d'une livraison
Page de début
214
Page de début dans la numérisation
220
Page de fin
218
Page de fin dans la numérisation
224
Incipit
Veu par le blond Phoebus étant en son Conseil,
Texte
ARREST DU CONSEIL
d'Apollon rendu au sujet
du Procès d'entre M. de la
Motte Houdart, & Madame
Dacier.
Veupar le blondPhoebus étant
en sonConseil,
L'Iliaded'Homere~& celle de la
-
Motte :
Lepremierestimé Poëte sans pareil,
Quoyqu'à nenpoint mentir ,
fort
souvent il radotte.
Lesecond regardé comme un an~
dacieux
Qui de l'art, n'eut jamais la moindre
connoissance,
Bien que par des écrits solides,
précieux,
Saplumetrès-souventaitenchanté
la France. -
Veu de même à loisir & non en
unseul jour,
Leprolixe Faélum de l'Avocat
femelle
Qui contrecet Auteur,maisd'un
fiile ajjèzc lourd,
Débité chaquepage une injure
nouvelle.
Entendu le rapport, le tout confideré,
-
Et voulant decider cette. importante
affaire
Sans attendrequ'Houdart à ce
fadenarré
Aitfait une réponse, en cas qu'il
daigneenfaire;
Phoebus en son Conseil jugeant
les deux Auteurs,
A dit que l'Iliade étoit tres-mal
ecrite.,
Et que malgré les cris deses adorateurs,
Ses trois mille ans faisoientpresque
toutsonmérité.
Que la Motte pouvoitjouir dés à
present
Des honneurs decernez aux Poë-
'; tessublimes)
Et
Et devoit mépdriseir lse caaqunet mtE.
Del'Auteurféminin qui censure
sesrimes.
Etpour punitiorn diueLivureinxju-
Composé contre luy par ladite
Femelle,
Où,pat m attentat aussï grand
, j. >J qu'odieux
Elle J noozeudu bvon geoût flailreeleç.on LeditSeigneurPhoebus
,
seul
ayant qualité
Pour juger les procès mûs sur
cette matiere
Descejourl'acondamne,àperpe:
tuité 'i
De ne parler que GREC
même à sa Chambriere
d'Apollon rendu au sujet
du Procès d'entre M. de la
Motte Houdart, & Madame
Dacier.
Veupar le blondPhoebus étant
en sonConseil,
L'Iliaded'Homere~& celle de la
-
Motte :
Lepremierestimé Poëte sans pareil,
Quoyqu'à nenpoint mentir ,
fort
souvent il radotte.
Lesecond regardé comme un an~
dacieux
Qui de l'art, n'eut jamais la moindre
connoissance,
Bien que par des écrits solides,
précieux,
Saplumetrès-souventaitenchanté
la France. -
Veu de même à loisir & non en
unseul jour,
Leprolixe Faélum de l'Avocat
femelle
Qui contrecet Auteur,maisd'un
fiile ajjèzc lourd,
Débité chaquepage une injure
nouvelle.
Entendu le rapport, le tout confideré,
-
Et voulant decider cette. importante
affaire
Sans attendrequ'Houdart à ce
fadenarré
Aitfait une réponse, en cas qu'il
daigneenfaire;
Phoebus en son Conseil jugeant
les deux Auteurs,
A dit que l'Iliade étoit tres-mal
ecrite.,
Et que malgré les cris deses adorateurs,
Ses trois mille ans faisoientpresque
toutsonmérité.
Que la Motte pouvoitjouir dés à
present
Des honneurs decernez aux Poë-
'; tessublimes)
Et
Et devoit mépdriseir lse caaqunet mtE.
Del'Auteurféminin qui censure
sesrimes.
Etpour punitiorn diueLivureinxju-
Composé contre luy par ladite
Femelle,
Où,pat m attentat aussï grand
, j. >J qu'odieux
Elle J noozeudu bvon geoût flailreeleç.on LeditSeigneurPhoebus
,
seul
ayant qualité
Pour juger les procès mûs sur
cette matiere
Descejourl'acondamne,àperpe:
tuité 'i
De ne parler que GREC
même à sa Chambriere
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
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