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22
Page de début dans la numérisation
28
Page de fin
26
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32
Incipit
Mais malgré tous ces beaux vers, je sens souvent qu'il
Texte
Mais malgre teus ces
beaux vers je sens souvent
qu'ilest honteux à moy de
;»le foûjmçttre, comme je
faig quelquefois,aux* volontez
deceux qui me les
adressent. Pardonnezmoy
ce défaut
,.
Meilleurs
; on
me tend despieges flateurs,
on m'amorce de l'appas des
protéctions
) on me fait esperer
bien des belles choles:
devez-vous vous étonner
sije fais bien des sottises,
& des sottises inutiles?
Ah !c'en cft trop ;ache
vons donc nôtre tâche,
Mercure,&ne flatons personne.
Ceux qui s'interessent à
mon fort tremblent pour
moy ) je vais sans doute
m'émanciper & me perdre.
Mais est-il possible qu'ils
ne soient pas accoutumez
encore à voir
Mon pourpoint percé par le
coude?
Cependant ces alarmes
font fort obligeantes: mais
elles ne me font, gueres
d'honneur, & il faudroit
que je susjè bien de mon ruil
lage, pour m'aviser ici d'offenser
personne. Il ne tiendra
pourtant qu'àvous,
Meilleurs
>
que nous animions
desormais davantage
, nos
nos conversations
: ce que
je vais vous proposer pour
cela me paraît fait pour
nous aider; c'est un article
dans lequel peuvent
aisément entrer l'éloge &
la satyre. C'est une matiere
propre à tout; enfin
ce sont des bouts. rimez
à remplir. Au reste, gardez
vous bien de me laisser
ce soin, vous pourriez n'en
être pas contens, & si je
me trouvois trop embarassé
aL cet ouvrage, une mauvaise
plaisanterie de Panurge,
dont je me souviens,
& dont vous voussouvenez
peut-être,m'aideroitassurement
à me tirer d'affaire.
A bon compte les voici.
beaux vers je sens souvent
qu'ilest honteux à moy de
;»le foûjmçttre, comme je
faig quelquefois,aux* volontez
deceux qui me les
adressent. Pardonnezmoy
ce défaut
,.
Meilleurs
; on
me tend despieges flateurs,
on m'amorce de l'appas des
protéctions
) on me fait esperer
bien des belles choles:
devez-vous vous étonner
sije fais bien des sottises,
& des sottises inutiles?
Ah !c'en cft trop ;ache
vons donc nôtre tâche,
Mercure,&ne flatons personne.
Ceux qui s'interessent à
mon fort tremblent pour
moy ) je vais sans doute
m'émanciper & me perdre.
Mais est-il possible qu'ils
ne soient pas accoutumez
encore à voir
Mon pourpoint percé par le
coude?
Cependant ces alarmes
font fort obligeantes: mais
elles ne me font, gueres
d'honneur, & il faudroit
que je susjè bien de mon ruil
lage, pour m'aviser ici d'offenser
personne. Il ne tiendra
pourtant qu'àvous,
Meilleurs
>
que nous animions
desormais davantage
, nos
nos conversations
: ce que
je vais vous proposer pour
cela me paraît fait pour
nous aider; c'est un article
dans lequel peuvent
aisément entrer l'éloge &
la satyre. C'est une matiere
propre à tout; enfin
ce sont des bouts. rimez
à remplir. Au reste, gardez
vous bien de me laisser
ce soin, vous pourriez n'en
être pas contens, & si je
me trouvois trop embarassé
aL cet ouvrage, une mauvaise
plaisanterie de Panurge,
dont je me souviens,
& dont vous voussouvenez
peut-être,m'aideroitassurement
à me tirer d'affaire.
A bon compte les voici.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Mots clefs
Domaine
Résumé
L'auteur réfléchit sur les défis de répondre aux attentes de ses lecteurs et admet commettre des erreurs dues aux pièges et flatteries. Il décide de se concentrer sur sa tâche et mentionne les inquiétudes de ceux qui se soucient de lui, tout en assurant qu'il ne souhaite offenser personne. Pour améliorer leurs échanges, il propose un article combinant éloge et satire, adapté à divers sujets. Cependant, il délègue la rédaction de cet article, craignant de ne pas être à la hauteur. Il conclut en évoquant une plaisanterie de Panurge pour illustrer son embarras face à cette tâche.
Est rédigé par une personne