Titre
XVII.
Fait partie d'une livraison
Page de début
107
Page de début dans la numérisation
114
Page de fin
108
Page de fin dans la numérisation
115
Incipit
LA jeune Iris pour qui mon coeur est tout de flame,
Texte
XVII.
Ajeune Iris pour qui mon coeur eft
tout de flame ,
Me commanda dernierement
Abfolument
De luy faire fon Anagramme.
Feftois chez elle alors ,& je m'en défendis,
Mais en vain , car la jeuneFris
Me jurafur fon ame
Qu'elle le pretendoit. Mais , luy dis-je
Madame ,
Si j'eftois dans mon cabinet
Aprendre tont le temps que defire l'effet
De quelques Lettres affemblées,
Aprés avoir efté cinquantefois brouillées,
Remifes en eftat, & puis encor mélées ,
Je pourrois ajuster ce que vous demandez.
Mais encor un coup , je vous prie,.
108 Extraordinaire
"
Veuillez en diſpenſer mon trop foible gea
nie !
Non,je le veux. Puis que vous comandez,
Il faut vous obeir, & l'amourm'y convie
Oyant ces mots , joyeuse elle ne fait qu'un
Sant
Du bas en haut
Pourm'apporter l'Ecritoire & la Plume 5
Et puis d'un vieux Volume
Qu'elle tient dans fes mains , elle arrache
un Cabier.
Tenez , voilà , dit- elle , du papier ;
Iris, vous vous mocquez, je ne veux point
écrire
Voftre beau nom
Sur un brouillon ,
Qu'au hazard pour rien l'on déchire.
Permettez-moy. de vous dire Et
Que pour cet Ouvrage galant,
Une Feüille de Papier blanc
Ne pourroit dignement fuffire.
Au lieu d'une Feuille , foudain
Elle m'en apporte une Main.
C. F. LOURDET,
du quartier de la Place Maubert
Ajeune Iris pour qui mon coeur eft
tout de flame ,
Me commanda dernierement
Abfolument
De luy faire fon Anagramme.
Feftois chez elle alors ,& je m'en défendis,
Mais en vain , car la jeuneFris
Me jurafur fon ame
Qu'elle le pretendoit. Mais , luy dis-je
Madame ,
Si j'eftois dans mon cabinet
Aprendre tont le temps que defire l'effet
De quelques Lettres affemblées,
Aprés avoir efté cinquantefois brouillées,
Remifes en eftat, & puis encor mélées ,
Je pourrois ajuster ce que vous demandez.
Mais encor un coup , je vous prie,.
108 Extraordinaire
"
Veuillez en diſpenſer mon trop foible gea
nie !
Non,je le veux. Puis que vous comandez,
Il faut vous obeir, & l'amourm'y convie
Oyant ces mots , joyeuse elle ne fait qu'un
Sant
Du bas en haut
Pourm'apporter l'Ecritoire & la Plume 5
Et puis d'un vieux Volume
Qu'elle tient dans fes mains , elle arrache
un Cabier.
Tenez , voilà , dit- elle , du papier ;
Iris, vous vous mocquez, je ne veux point
écrire
Voftre beau nom
Sur un brouillon ,
Qu'au hazard pour rien l'on déchire.
Permettez-moy. de vous dire Et
Que pour cet Ouvrage galant,
Une Feüille de Papier blanc
Ne pourroit dignement fuffire.
Au lieu d'une Feuille , foudain
Elle m'en apporte une Main.
C. F. LOURDET,
du quartier de la Place Maubert
Signature
C. F. LOURDET, du Quartier de la Place Maubert.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Mots clefs
Résumé
Le texte relate une interaction entre le narrateur et une jeune femme nommée Iris. Iris demande au narrateur de créer un anagramme de son nom. Initialement hésitant, le narrateur accepte après l'insistance d'Iris. Elle lui fournit une écritoire, une plume et un cahier provenant d'un vieux volume. Le narrateur refuse d'utiliser ce support, jugeant qu'il n'est pas approprié. Iris insiste alors en apportant des feuilles de papier blanc, qu'elle considère plus adaptées pour cette tâche. Le narrateur mentionne également qu'il habite dans le quartier de la Place Maubert.
Constitue la réponse à un autre texte
Provient d'un lieu