Titre
II. MARSEILLE.
Titre d'après la table
– Marseille,
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
170
Page de début dans la numérisation
175
Page de fin
172
Page de fin dans la numérisation
177
Incipit
« L'Académie des belles-lettres, sciences & arts de Marseille, s'empresse de
Texte
I I.
MARSEILLE.
«L'Académie des belles lettres , fciences
& arts de Marfeille , s'empreffe de
» rendre publique une lettre qui prouve
» combien le célèbre la Fontaine , en
» honorant fa Nation , a acquis de droits
» fur l'admiration & la reconnaiffance de
» toutes les autres. »
Copie de la Lettre d'un Etranger anonyme,
à M. Mourraille , fecrétaire perpétuel de
l'Académie des belles lettres , fciences
& arts de Marfeille.
MONSIEUR ,
-
Ce n'eft que ces jours ci que j'apprends
par la voie du Mercure , que l'Académie
des belles lettres , fciences & arts de Marfeille
, propofe , entre autres , pour ſujet
du prix de l'année prochaine , l'Eloge de
la Fontaine. Comme j'ai une admiration
particulière pour ce grand homme, & que
je m'intérefle à fa gloire, comme fij'étois
fon compatriote , je commence d'abord
par remercier l'Académie qui veut bien
FEVRIER. 1774. 170
procurer un digne éloge de cet écrivain
fupérieur qu'on ne peut affez louer , & je
prends en même temps la liberté de préfenter
deux mille livres , que je prie l'Académie
de Marſeille de vouloir bien
joindre à la médaille de la valeur de trois
cent livres , deftinée par elle pour cet éloge
; de manière que celui , qui, au jugement
de l'Académie de Marſeille , aura
rendu le meilleur hommage à la Fontaine,
recevra un prix de deux mille trois cent
livres.
La feule grâce que je demanderois ,
Monfieur, fi elle pouvoit m'être accordée ,
feroit d'étendre , en faveur de ce feul prix,
le terme jufqu'auquel on recevra les ouvrages
pour le concours . J'aurai beaucoup
de reconnoiffance , fi on veut bien recevoir
lefdits ouvrages jufqu'au 15 de Juin,
ou jufqu'au premier Juillet. Au refte je
ne mets point de claufe ; ce ne feroit
qu'un plaifir de plus pour moi.
J'ai l'honneur d'être , Monfieur , avec
toute l'eftime & la confidération diftinguée
qu'on doit à ceux qui cultivent leur
raifon , & s'intéreffent au progrès de l'efprit
humain ,
Votre très - humble & trèsobéiffant
ferviteur ***.
A.... le... 1773.
Hij
172 MERCURE DE FRANCE.
Je ne mets point mon inutile nom au
bas de cette Lettre , ce que vous
voudrez bien excufer.
PS. En publiant là-deffus ce que vous
jugerez à propos , je vous prie , Monfieur,
de dire fimplement en parlant de moi ,
un Etranger , fans même faire connoître
le lieu d'où cette Lettre eft datée.
« L'Académie de Marfeille comptera
donc les deux mille livres qu'elle a
» reçues , à l'auteur de l'Eloge de la Fon-
» taine , qu'elle couronnera , en même
» temps qu'elle lui donnera la médaille
d'or déjà annoncée ; & , pour fe con-
» former entièrement au defir de l'Ano-
» nyme , elle a délibéré de fixer au pre-
» mier Juillet prochain , le terme juſqu'auquel
elle admettra au concours
» les Eloges de ce poëte inimitable. »
J'ai l'honneur d'être , &c.
"
MOURRAILLE .
MARSEILLE.
«L'Académie des belles lettres , fciences
& arts de Marfeille , s'empreffe de
» rendre publique une lettre qui prouve
» combien le célèbre la Fontaine , en
» honorant fa Nation , a acquis de droits
» fur l'admiration & la reconnaiffance de
» toutes les autres. »
Copie de la Lettre d'un Etranger anonyme,
à M. Mourraille , fecrétaire perpétuel de
l'Académie des belles lettres , fciences
& arts de Marfeille.
MONSIEUR ,
-
Ce n'eft que ces jours ci que j'apprends
par la voie du Mercure , que l'Académie
des belles lettres , fciences & arts de Marfeille
, propofe , entre autres , pour ſujet
du prix de l'année prochaine , l'Eloge de
la Fontaine. Comme j'ai une admiration
particulière pour ce grand homme, & que
je m'intérefle à fa gloire, comme fij'étois
fon compatriote , je commence d'abord
par remercier l'Académie qui veut bien
FEVRIER. 1774. 170
procurer un digne éloge de cet écrivain
fupérieur qu'on ne peut affez louer , & je
prends en même temps la liberté de préfenter
deux mille livres , que je prie l'Académie
de Marſeille de vouloir bien
joindre à la médaille de la valeur de trois
cent livres , deftinée par elle pour cet éloge
; de manière que celui , qui, au jugement
de l'Académie de Marſeille , aura
rendu le meilleur hommage à la Fontaine,
recevra un prix de deux mille trois cent
livres.
La feule grâce que je demanderois ,
Monfieur, fi elle pouvoit m'être accordée ,
feroit d'étendre , en faveur de ce feul prix,
le terme jufqu'auquel on recevra les ouvrages
pour le concours . J'aurai beaucoup
de reconnoiffance , fi on veut bien recevoir
lefdits ouvrages jufqu'au 15 de Juin,
ou jufqu'au premier Juillet. Au refte je
ne mets point de claufe ; ce ne feroit
qu'un plaifir de plus pour moi.
J'ai l'honneur d'être , Monfieur , avec
toute l'eftime & la confidération diftinguée
qu'on doit à ceux qui cultivent leur
raifon , & s'intéreffent au progrès de l'efprit
humain ,
Votre très - humble & trèsobéiffant
ferviteur ***.
A.... le... 1773.
Hij
172 MERCURE DE FRANCE.
Je ne mets point mon inutile nom au
bas de cette Lettre , ce que vous
voudrez bien excufer.
PS. En publiant là-deffus ce que vous
jugerez à propos , je vous prie , Monfieur,
de dire fimplement en parlant de moi ,
un Etranger , fans même faire connoître
le lieu d'où cette Lettre eft datée.
« L'Académie de Marfeille comptera
donc les deux mille livres qu'elle a
» reçues , à l'auteur de l'Eloge de la Fon-
» taine , qu'elle couronnera , en même
» temps qu'elle lui donnera la médaille
d'or déjà annoncée ; & , pour fe con-
» former entièrement au defir de l'Ano-
» nyme , elle a délibéré de fixer au pre-
» mier Juillet prochain , le terme juſqu'auquel
elle admettra au concours
» les Eloges de ce poëte inimitable. »
J'ai l'honneur d'être , &c.
"
MOURRAILLE .
Signature
MOURRAILLE.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Mots clefs
Est rédigé par une personne