Titre d'après la table
Zele des nouveaux Convertis de Niort, pour tout ce qui regarde la Religion Catholique.
Fait partie d'une livraison
Page de début
272
Page de début dans la numérisation
293
Page de fin
277
Page de fin dans la numérisation
298
Incipit
Il me seroit difficile de vous exprimer combien les nouveaux Convertis
Texte
Ilme feroitdifficile de
vous_ exprimer combien les
nouveaux Convertis se fortiricnc
tous les jours dans la
nouvelle croyance qu'ils ont
embrassée. On dévoie estre
perluade que cela arrivèrent
à ceux qui voudroient écouter,
puis qu'il n'y a que l'obstination
à fermer l'oreille,
8c les yeux à la vérité
,
qui
empesche de la découvrir.
Les nouveaux Réunis de la
Ville de Niort en Poitou »
ont écouté,&ils ont crut
& cela fait voir qu'onne peut
entendre parler la véritésans
la reconnoistre. Ils estoient
au nombre de quatre mille,
qui doivent au Roy: & au
»Pere le Blanc, Cordelier de
la Provincede Touraine, les
lumières qu'ils ont receucs.
-
Ils ont fait cannoistre par un
Placer à Mr l'Archevesque
deParis, qu'ils avoient este
édifiez delàconduite de ce
Pere; & instruits par ses Sermons
pendant l'Avent & le
Caresme dernier; ce qui les
engageoit à le supplier d'obtenirduRoyqu'ilretournast
auprèsd'eux,afin que dansles
principales Festesde l'année
, il achevast de leur découvrir
le veritable sens de
l'Ecriture-Sainte,& des Misteres
sacrez, & qu'en leur et
lp'Eligqluiasen,t les ceremonies de
& de l'Office divin
ii
t
ilpuft les porter à la pénitence
& a la sanctification des
iroeurs,&donner à leurs consciences
le reposqu'ilscherchent.
M Augier de la Teraudiere
leur a dressécePlacet,
& a elle député icy pour
en solliciter la réponse. C'est
un homme d'un mérité distingué
,
dontje vous ay parlé
dans plusieurs de mesLettres)
& qui a déjà esté quatre fois
Maire de la Ville de Niort.
Sa pieté est sincere, & son
zele desinteressé, ce qu'il a
fait connoistre dans le temps
des Convergions, ayant travaille
à celles de près de vingt
mille personnes. Comme le
Roy ne cherche que le salut
desamesde sesSujets,&qu'il
ne luy importe par qui ils
recoivent les lumieres dont
iillssoonnttbbeessooiinn,, ce Monarque, C~ Monar~ue, aaccordéàces heureux Réunis
, le Pere qu'ils luyont fait
demander, & parce qu'estant
Vicaire de son Ordre au
grand Convent de Paris, cet
Employ sembloit l'y devoir J arrester 1 , Sa Majesté a ordonnéqu'on
luy en conservast lec
droits & les privilèges, pendant
qu'un autre en feroit les
rfonctions,
n'estant pas juste
que dans letemps qu'il ferviroit
le public, il fust destitué
ï d'unhonneur qu'il s'estateir
ré par son merite
vous_ exprimer combien les
nouveaux Convertis se fortiricnc
tous les jours dans la
nouvelle croyance qu'ils ont
embrassée. On dévoie estre
perluade que cela arrivèrent
à ceux qui voudroient écouter,
puis qu'il n'y a que l'obstination
à fermer l'oreille,
8c les yeux à la vérité
,
qui
empesche de la découvrir.
Les nouveaux Réunis de la
Ville de Niort en Poitou »
ont écouté,&ils ont crut
& cela fait voir qu'onne peut
entendre parler la véritésans
la reconnoistre. Ils estoient
au nombre de quatre mille,
qui doivent au Roy: & au
»Pere le Blanc, Cordelier de
la Provincede Touraine, les
lumières qu'ils ont receucs.
-
Ils ont fait cannoistre par un
Placer à Mr l'Archevesque
deParis, qu'ils avoient este
édifiez delàconduite de ce
Pere; & instruits par ses Sermons
pendant l'Avent & le
Caresme dernier; ce qui les
engageoit à le supplier d'obtenirduRoyqu'ilretournast
auprèsd'eux,afin que dansles
principales Festesde l'année
, il achevast de leur découvrir
le veritable sens de
l'Ecriture-Sainte,& des Misteres
sacrez, & qu'en leur et
lp'Eligqluiasen,t les ceremonies de
& de l'Office divin
ii
t
ilpuft les porter à la pénitence
& a la sanctification des
iroeurs,&donner à leurs consciences
le reposqu'ilscherchent.
M Augier de la Teraudiere
leur a dressécePlacet,
& a elle député icy pour
en solliciter la réponse. C'est
un homme d'un mérité distingué
,
dontje vous ay parlé
dans plusieurs de mesLettres)
& qui a déjà esté quatre fois
Maire de la Ville de Niort.
Sa pieté est sincere, & son
zele desinteressé, ce qu'il a
fait connoistre dans le temps
des Convergions, ayant travaille
à celles de près de vingt
mille personnes. Comme le
Roy ne cherche que le salut
desamesde sesSujets,&qu'il
ne luy importe par qui ils
recoivent les lumieres dont
iillssoonnttbbeessooiinn,, ce Monarque, C~ Monar~ue, aaccordéàces heureux Réunis
, le Pere qu'ils luyont fait
demander, & parce qu'estant
Vicaire de son Ordre au
grand Convent de Paris, cet
Employ sembloit l'y devoir J arrester 1 , Sa Majesté a ordonnéqu'on
luy en conservast lec
droits & les privilèges, pendant
qu'un autre en feroit les
rfonctions,
n'estant pas juste
que dans letemps qu'il ferviroit
le public, il fust destitué
ï d'unhonneur qu'il s'estateir
ré par son merite
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Mots clefs
Domaine
Résumé
Le texte relate l'enthousiasme des nouveaux convertis à une nouvelle foi, attribué à leur ouverture d'esprit et à l'écoute de la vérité. À Niort, en Poitou, environ quatre mille personnes, reconnaissantes envers le roi et le Père le Blanc, un cordelier de Touraine, ont été inspirées par ses sermons durant l'Avent et le Carême précédents. Elles désirent son retour pour poursuivre ses enseignements sur l'Écriture Sainte et les mystères sacrés afin de se repentir et de sanctifier leurs vies. Ces convertis ont sollicité l'archevêque de Paris via un placet rédigé par M. Augier de la Teraudiere, connu pour avoir contribué à la conversion de près de vingt mille personnes. Le roi, préoccupé par le salut de ses sujets, a approuvé leur demande, permettant au Père le Blanc de conserver ses droits et privilèges au grand couvent de Paris tout en continuant à servir à Niort.
Fait partie d'un dossier