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Titre

LE PRINTEMPS. STANCES.

Titre d'après la table

Le Printemps. Stances.

Page de début
11
Page de début dans la numérisation
238
Page de fin
14
Page de fin dans la numérisation
241
Incipit

Le bruit des aquilons ne se fait plus entendre.

Texte
LE PRINTEMPS.
STANCES.
Le bruit des aquilons ne fe fait plus entendre.
L'air eft doux & ferein : tout renaît en ces lieux ;
Et & Flore en devient plus tendre ,
Zéphire en eft plus amoureux .
De l'aimable printemps nous goûtons tous les
charmes :
Nos coeurs & nos efprits reffentent fa douceur ;
Et l'Aurore verfe des larmes
Dont Céphale n'eft plus l'auteur.
A vj
12 MERCURE DE FRANCE.
Cette Nymphe déja , de larmes précieuſes ,
Enrichit nos vergers , nos parterres de fleurs :
Là , mille odeurs délicieuses ,
Donnent le prix à ſes faveurs.
Le papillon léger , comme l'amant volage ,
De belle en belle va raconter fon tourment.
La conftance eft un esclavage
"
Qui déplaît à plus d'un amant.
La nature aux mortels rend un fenfible hommage:
Phébus répand fes feux fur ce vaſte univers :
Tout nous retrace le bel âge ,
Et fur la terre & dans les airs.
Les arbres ont repris leur verdoyant feuillage 3.
Sous leur voûte l'on fent voler mille zépkirs :
Les amans vont fous leur ombrage
Former les plus tendres defirs ..
Les oifeaux amoureux , par le plus doux ramage,
De la belle faifon nous chantent les douceurs :
Et Philomèle , en fon langage ,
Fait le récit de fes malheurs.
Mais par des chants fi beaux nous fait - elle l'hiſtoire,
Du plus cruel amant , du plus barbare amour ?
Non elle chante la victoire
Que fa vengeance eut à fon tour.
JUIN 1768. 1.3.
La bergère déja vers la tendre prairie ,
Conduifant fon troupeau , précipite fes pas
Et la campagne refleurie ,
Ne fait qu'augmenter fes appas..
Sonberger qui la fuit , dans ſon tranſport extrême,
Lui prouve fon amour par fon trouble charmant
Et fans lui dire : je vous aime.
Elle le devine ailément.
Son coeur paroît fenfible au berger qu'elle enchante
;
Et fans amour encor il feint de s'enflammer'
C'eft toujours par-là qu'une amante
Voit fi fon berger fait aimer..
C'est dans le calme heureux de fon indifférence,
Qu'elle difpofe alors fon coeur pour fon berger..
L'amour éprouvé , la conftance ,
Font fuir la crainte & le danger..
Un coeur ne peut tenir contre un coeur qui l'adore.:
Après l'épreuve , il vient un précieux moment :
On l'aime , il aime plus encore
Pour payer fon retardement.
Heureux donc un berger tendre , prudent & fage. ,
Qui fait peindre le feu d'un véritable amour. !:
Sa bergère en reçoit l'hommage ,
Et lui peint le fien à fon tour,.
14
MERCURE
DE
FRANCE
.
Quand un amant eft fûr d'une pleine victoire ,
Són âme oublie alors fes foucis , fa langueur :
Il ne rappelle à la mémoire
Que le charme d'être vainqueur.
Par Mlle POULAIN , de Nogent -fur-Seine ,
auteur de l'Anecdote intéreffante de la fir
du règne de Louis XIV.
Signature

Par Mlle POULAIN, de Nogent-sur-Seine, auteur de l'Anecdote intéressante de la fin du règne de Louis XIV.

Genre
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Résumé
Le texte célèbre la beauté et les charmes du printemps, une saison où la nature renaît et où l'air est doux et serein. Zéphire et Flore contribuent à cette atmosphère agréable, inspirant des sentiments tendres et amoureux. L'Aurore semble pleurer de joie, et la nature offre des parfums délicieux. Les papillons, symboles des amants volages, vont de fleur en fleur. La nature honore les mortels avec le retour du soleil et la verdure des arbres. Les amoureux se retrouvent sous les arbres pour exprimer leurs désirs, tandis que les oiseaux, dont Philomèle, chantent les douceurs de la saison et les malheurs passés. La bergère mène son troupeau dans les prairies fleuries, augmentant ainsi sa beauté. Le berger, amoureux, montre son affection sans déclarations explicites, et la bergère devine ses sentiments. Leur relation évolue vers une confiance mutuelle, où l'amour chasse la crainte et le danger. Le texte se conclut par la description d'un amour réciproque et victorieux, exprimé de manière subtile et harmonieuse.
Est rédigé par une personne
Provient d'un lieu
Soumis par kipfmullerl le