Titre
SÉANCE publique de l'Académie des Sciences & Belles-Lettres de BÉSIERS, du 3 Mars 1763.
Titre d'après la table
SÉANCE publique de l'Académie des Sciences & Belles-Lettres de BESIERS.
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
128
Page de début dans la numérisation
354
Page de fin
130
Page de fin dans la numérisation
356
Incipit
M. DE GAYON, Lieutenant Général des Armées du Roi, né à Bésiers,
Texte
M. DE GAYON , Lieutenant Général
des Armées du Roi , né à Béfiers ,
fut inftallé en la place d'honoraire vacante
par la mort de M. le Baron de
Codere , Commandant en cette Ville ,
après un court remerciment qui fut
fort applaudi ; après quoi M. Barbier,
Préfident au Préfidial , & Directeur cette
année lui répondit , & lut quelques recherches
qu'il avoit faites fur les fermens.
M. Bouillet , Secrétaire perpétuel de
l'Académie , fit l'analyfe de trois Mémoires
qui avoient été communiqués
à la Compagnie depuis la dernière affemblée
publique , & dont l'un rouloit
fur les vertus médicinales du Pin &
M A I. 1763. 129
des différentes fubftances qu'on en retire
, par M. Darbaud , Médecin a Aix ,
l'un de nos Affociés ; l'autre fur la
parallaxe du Soleil déduite des obfervations
du paffage de Vénus au-deffous
de cet aftre , faites à Béfiers le 6
Juin 1761 , & comparées par Mde
le Paute notre Affociée , avec celles que
fit le même jour M. Pingré de l'Académie
Royale des Sciences , dans
l'Ifle Rodrigues ; de laquelle comparaifon
il a réfulté la même parallaxe
qu'avoit trouvée M. de la Lande , en
comparant fes propres obfervations à
celles qui avoient été faites dans les
Pays les plus éloignés ; le troifiéme
concernoit une expérience faite dans
l'Automne de 1761 , laquelle prouve
évidemment l'avantage du fémoir de
M. l'Abbé Soumille , fur la façon ordinaire
d'enfemencer les terres : expérience
que le même Auteur , qui eft un
Citoyen de cette Ville , a répétée à la
fin de l'année dernière , & du fuccès
de laquelle il a promis . de nous inſ、
truire après la récolte prochaine .
M. de la Rouvière d'Eyfartier , Chevalier
de S. Louis & Commiffaire des
Guerres , parla fur un engrais propre
hâter l'accroiffement des arbres , & dont
Fv
130 MERCURE DE FRANCE .
il dit qu'il avoit fait faire l'expérience
en Corfe , pendant le féjour qu'il
avoit fait dans cette Ifle. Cet engrais
n'eft autre chofe que les cendres
des branches du même arbre , ou
d'autres arbres de même eſpèce , & que
par cette raifon il appella Engrais fym.
Fatique ou homogène..
M. Brouzet , Médecin , lut quelques
réfléxions fur l'éducation des enfans ;
& M. l'Abbé Foulquier , termina la féance
par l'éloge de M. Caillé , Bachelier en
Théologie , Prêtre , Prébendier de la
Cathédrale , & Membre de l'Académie
depuis l'inftitution en 1723 lequel s'y
étoit diftingué par plufieurs favans Mémoires
& par quelques inventions curieufes
.
des Armées du Roi , né à Béfiers ,
fut inftallé en la place d'honoraire vacante
par la mort de M. le Baron de
Codere , Commandant en cette Ville ,
après un court remerciment qui fut
fort applaudi ; après quoi M. Barbier,
Préfident au Préfidial , & Directeur cette
année lui répondit , & lut quelques recherches
qu'il avoit faites fur les fermens.
M. Bouillet , Secrétaire perpétuel de
l'Académie , fit l'analyfe de trois Mémoires
qui avoient été communiqués
à la Compagnie depuis la dernière affemblée
publique , & dont l'un rouloit
fur les vertus médicinales du Pin &
M A I. 1763. 129
des différentes fubftances qu'on en retire
, par M. Darbaud , Médecin a Aix ,
l'un de nos Affociés ; l'autre fur la
parallaxe du Soleil déduite des obfervations
du paffage de Vénus au-deffous
de cet aftre , faites à Béfiers le 6
Juin 1761 , & comparées par Mde
le Paute notre Affociée , avec celles que
fit le même jour M. Pingré de l'Académie
Royale des Sciences , dans
l'Ifle Rodrigues ; de laquelle comparaifon
il a réfulté la même parallaxe
qu'avoit trouvée M. de la Lande , en
comparant fes propres obfervations à
celles qui avoient été faites dans les
Pays les plus éloignés ; le troifiéme
concernoit une expérience faite dans
l'Automne de 1761 , laquelle prouve
évidemment l'avantage du fémoir de
M. l'Abbé Soumille , fur la façon ordinaire
d'enfemencer les terres : expérience
que le même Auteur , qui eft un
Citoyen de cette Ville , a répétée à la
fin de l'année dernière , & du fuccès
de laquelle il a promis . de nous inſ、
truire après la récolte prochaine .
M. de la Rouvière d'Eyfartier , Chevalier
de S. Louis & Commiffaire des
Guerres , parla fur un engrais propre
hâter l'accroiffement des arbres , & dont
Fv
130 MERCURE DE FRANCE .
il dit qu'il avoit fait faire l'expérience
en Corfe , pendant le féjour qu'il
avoit fait dans cette Ifle. Cet engrais
n'eft autre chofe que les cendres
des branches du même arbre , ou
d'autres arbres de même eſpèce , & que
par cette raifon il appella Engrais fym.
Fatique ou homogène..
M. Brouzet , Médecin , lut quelques
réfléxions fur l'éducation des enfans ;
& M. l'Abbé Foulquier , termina la féance
par l'éloge de M. Caillé , Bachelier en
Théologie , Prêtre , Prébendier de la
Cathédrale , & Membre de l'Académie
depuis l'inftitution en 1723 lequel s'y
étoit diftingué par plufieurs favans Mémoires
& par quelques inventions curieufes
.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
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