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Titre d'après la table

Conversions,

Page de début
291
Page de début dans la numérisation
310
Page de fin
299
Page de fin dans la numérisation
318
Incipit

Je ne sçaurois quiter le Poitou, où il se fait

Texte
Je ne fçaurois quiter le
Poitou?ou-illel'ait tous les
jours des Conversons en si
grand nombre, (ans vous
parler de celle de Madame
de Pontieu, quidepuis fort
peude tCtllpS, a faitLabjuration;
de- les erreur?;,dans
lEgUfe des Pers de l'Oratoire
de Niort. Le mérité de
cette Dame, rend cechangement
fortimportant. Eilç
rua quitésa Religion qu'après
un long examen, car il
y adéjà plusieurs années
qu'elle cherchoit às'éclaircirdeses
doutes. Aussi ne
s'entretenoit
-
elle presque
jamais d'autre chose quand
elle trouvok d'habiles Gens
de Fim!ôc>l'autre party,
avec qui entrer en
conférence.
Si elle eustvoulu
changeril y a cinq ou fis.
m©lsr ç'eustesté peut-estre
avec de grands avantagesy
mais ellen'estoitpas
encor assez bien persuadée
pdiir se convertir fincéremens,
& elleasuivy les ve-
Hriz. Catholiques knsnul
intereil,(Ltolt qu'elleaeu
toutes les lumieres qu'elle
fOuhaitOic. Mr le Président
de Fanmort. si persuasif&
si zelé, n'a rien oublié pour
ce grand ouvrage. UneReligieuse
Ursuline de beaucoup
d'esprit , & Parente
fort proche de Mr Maboul
Procureur General des Requestes,
n'y a pas peu contribué
de ion costé par ses
exhortations tendres &pieuses
& par le conseil qu'elle

Poitiers. C'estun détaildont
je ne fuis pointassezinformé.
Tour ce que je;,içay^
ci estque ce zelé-Rrélat,
qu'une fiévre au/lifacheufe
que longue avoir, clflpeièbé;
d'agir parluy-mesme, ne
s"en est pasveu plûtost foulage,
qu'ils'est transporcé
djlns lesmesmes lieux oùii
avoir envoyé, [Qn, Grande
Vicaire.Lefruitqu'il a,faûk
par sa. présence a esté; fort,
grand, & continue tous les
jours par l'ordre qu'il a donné
aux Miflionnauvs--.ôcauxy
Curez, deveillerinceffamrucnràrinftru&
ion de ceux
qui1feroit< capablesde la
re'Çfcybir;
^iU'cïlfkicauilî-pluficurS'
1..1" aburations à S:Quentin,
sbit deMaladesà l'article de
la^fnort,'foie de Personnes
qui-doucoient depuis longtemps.
L'exemple leur en a
estédonné par Mr Benard
qui'a'presr plusieurs remifes-
IlaP'Lili enfin sedéfendre
d'embrasser la verité.Il a un
Frere quiay ant reconnu
avant luyla fausseté des ma-;
ximesde Calvin,luy a fort
aidé àexecuter ioneiurer>
prises Il est premier Secre- !
taire de Mrl'Evesque de :
Tournay ,
&ce futentreles j
mains de ce grand Prélir.
que Mr Benard fit sa profcision
publique de Foy, sur la
fin du dernier Mois. A peine -
fut-il de retour à S. Quentin,
qu'il fit connoistre à la
Femme toutes les raisons
qui l'avoient portéa ce changement.
Elle y trouvatantî
de force,que se sentant convaincue,
elle résolut de l'imiter.
Ainsi elle abjura le i
7. deceMois,entre lesmains i
de Mr Bendier, Docteur de
-—— *
la Maison de Sorbonne,Chanoine
de l'Eglise Royale Ôc.
Collegiale de S. Quentin, &
Officiai du Chapitre.
La santéde MrleMaréchal
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Courrier des lecteurs
Faux
Résumé
Dans la région du Poitou, plusieurs conversions religieuses notables ont eu lieu. Madame de Pontieu a abjuré ses erreurs dans l'église des Pères de l'Oratoire de Niort après une longue réflexion et des discussions avec des personnes des deux camps religieux. Cette conversion est significative en raison de son mérite personnel et de son influence. Monsieur le Président de Fanmort et une religieuse ursuline, parente de Monsieur Maboul, ont joué des rôles importants dans ce processus. Un zélé religieux, affaibli par une longue fièvre, a visité les lieux où il avait été envoyé en tant que Grand Vicaire. Sa présence a marqué les esprits, et il a encouragé les missionnaires et curés à poursuivre l'instruction des personnes susceptibles de se convertir. À Saint-Quentin, Monsieur Bernard, premier secrétaire de l'évêque de Tournay, a abjuré les maximes de Calvin après plusieurs remises. Son frère, déjà convaincu de la fausseté des doctrines calvinistes, l'a soutenu dans cette décision. Monsieur Bernard a fait sa profession publique de foi devant l'évêque de Tournay. De retour à Saint-Quentin, il a convaincu sa femme de suivre son exemple, et elle a abjuré entre les mains de Monsieur Bendier, docteur de la Sorbonne et chanoine de l'église royale et collégiale de Saint-Quentin. La santé de Monsieur le Maréchal est mentionnée sans détails supplémentaires.
Soumis par conusm le