Titre
TRADUCTION DE L'ODE D'HORACE Qui commence par Audivere, Lyce, Dij mea vota.
Titre d'après la table
Traduction de l'Ode d'Horace, qui commence par Audivere, Lyce,
Fait partie d'une livraison
Page de début
216
Page de début dans la numérisation
225
Page de fin
218
Page de fin dans la numérisation
227
Incipit
Enfin mes oveux sont exaucez,
Texte
TRADUCTION
DE L'ODE D'HORACE
Qui commence par
Audivere, Lyce, Dij mea vota..
Nfin mes voeux font exaucez,
E je fuis vancé de toy, Sylvie ;
Te voila vieille, enfin tes beaux joursfons
pallez,
Et cependant tu ris , & tufais la jolie.
En vain d'une tremblante voix
Tu
du Mercure Galant.
217
Tu tentes Cupidon , quifait la fourde
oreille:
Il a de plus charmans emplois
Auprés d'une jeune Merveille.
Ce petit Importun bait fort les vieilles
Gens,
Il apeur d'un vifage pâle,
Et ce petit Fripon détale
Dés qu'il voit tes cheveux, tes rides & tes
dents.
Le Rouge dont tu peins tous les jours ton
visage.
Tes beaux Habits, tes Bijoux, tes brillans,
Ne terendront pas le bel âge;
Ils nefçauroient rapeler ton Printemps.
Qu'eft devenu ce teint & cet air de jeuneſſe,
Et Sylvie autrefois plus belle que le jour,
Celle pourqui j'avois tant de tendreffe,
Cette Sylvie enfin qui refpiroit l'amour
Q. de Fanvier 1685. T
218 Extraordinaire
·
U
L'Amour a retiréfes traits &fon Flam
beau,
Et l'on verrafans trop attendre,
Ton vifage autrefoisfi charmant & fi bean
Toutcouvert de craffe & de cendre.
DE L'ODE D'HORACE
Qui commence par
Audivere, Lyce, Dij mea vota..
Nfin mes voeux font exaucez,
E je fuis vancé de toy, Sylvie ;
Te voila vieille, enfin tes beaux joursfons
pallez,
Et cependant tu ris , & tufais la jolie.
En vain d'une tremblante voix
Tu
du Mercure Galant.
217
Tu tentes Cupidon , quifait la fourde
oreille:
Il a de plus charmans emplois
Auprés d'une jeune Merveille.
Ce petit Importun bait fort les vieilles
Gens,
Il apeur d'un vifage pâle,
Et ce petit Fripon détale
Dés qu'il voit tes cheveux, tes rides & tes
dents.
Le Rouge dont tu peins tous les jours ton
visage.
Tes beaux Habits, tes Bijoux, tes brillans,
Ne terendront pas le bel âge;
Ils nefçauroient rapeler ton Printemps.
Qu'eft devenu ce teint & cet air de jeuneſſe,
Et Sylvie autrefois plus belle que le jour,
Celle pourqui j'avois tant de tendreffe,
Cette Sylvie enfin qui refpiroit l'amour
Q. de Fanvier 1685. T
218 Extraordinaire
·
U
L'Amour a retiréfes traits &fon Flam
beau,
Et l'on verrafans trop attendre,
Ton vifage autrefoisfi charmant & fi bean
Toutcouvert de craffe & de cendre.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Résumé
Le texte est une traduction d'une ode d'Horace, publiée dans le Mercure Galant en février 1685. Le poème exprime la déception du narrateur face au vieillissement de Sylvie, une femme autrefois belle et jeune. Il observe que ses vœux sont exaucés, mais que Sylvie a perdu sa jeunesse et sa beauté. Le narrateur note que Sylvie tente encore de séduire, mais que Cupidon, symbole de l'amour, fuit les signes de vieillesse comme les rides et les cheveux gris. Il souligne l'inutilité des artifices tels que le maquillage et les bijoux pour retrouver la jeunesse. Le poème se conclut par une réflexion sur la disparition de la beauté et de la fraîcheur de Sylvie, qui respirait autrefois l'amour.