Titre
PEINTURE.
Titre d'après la table
Peinture.
Titre simplifié de l'article récurrent
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
183
Page de début dans la numérisation
194
Page de fin
185
Page de fin dans la numérisation
196
Incipit
Vous destinez, Monsieur, dans votre Ouvrage périodique, une place aux
Texte
PEINTURE.
Ous deftinez , Monfieur , dans votre
Ouvrage périodique , une place aux
Beaux-arts ; & entr'autres à la Peinture .
Voici le récit fimple d'un fpectacle intéreffant
dont j'ai été le témoin , & qui peut
méritér fa place dans l'article dont je viens
de parler .
Le concours , que le goût généralement
répandu occafionne au fallon du Louvre ,
qui renferme les ouvrages des habiles Artiftes
, en tous genres , loin de fe réfroidir ,
femble tous les jours devenir plus vif.
L'interêt que le public prend à tout ce
qui regarde les Beaux-arts , s'eft fait fentir
encore par l'empreffement avec lequel
il a cherché à s'introduire dans l'affemblée
tenue le 10 du mois dernier à l'Académie
Royale de Peinture : cette affemblée étoit
184 MERCURE DE FRANCE .
destinée à diftribuer les prix remportés par
les Eleves , pendant le cours de l'année.
M. le Marquis de Marigny y diftribua les
médailles d'or & d'argent ( fignes plus précieux
que les métaux dont elles font formées
, puifqu'elles font la marque des fuccès
mérités ) . M. Watelet , Affocié libre de
cette Académie , fit la lecture d'un Poëme
en quatre chants , intitulé l'Art de peindre ;
depuis trois années confécutives , il avoit
contribué à l'émulation qu'occafionne cette
diftribution annuelle , par la lecture
d'un chant de fon ouvrage : il a fini par le
foumettre tout entier au jugement des Artiftes
, des Amateurs , & d'une Affemblée.
brillante & nombreufe , qui par
leurs applaudiffemens
ont rendu justice à la difficulté
vaincue , & aux foins qu'a pris le
Poëte de renfermer dans un plan fuivi ,
& de lier , par d'heureufes tranfitions , les
préceptes d'un art profond & les agrémens
de la Poéfie.
J'ai l'honneur d'être , &c .
fe.
Nous ne pouvons rendre compte que
mois prochain des tableaux qui ont été expofés
cette année au fallon du Louvre , où
tout Paris a couru les voir en foule , &
d'où il eft forti enchanté. Cependant tout
brillant qu'il a paru , on peut dire en quelOCTOBRE.
1795. 195
que façon qu'il eft refté imparfait. On n'y
a rien vu de M. Boucher , ni de M. Pierre .
Ous deftinez , Monfieur , dans votre
Ouvrage périodique , une place aux
Beaux-arts ; & entr'autres à la Peinture .
Voici le récit fimple d'un fpectacle intéreffant
dont j'ai été le témoin , & qui peut
méritér fa place dans l'article dont je viens
de parler .
Le concours , que le goût généralement
répandu occafionne au fallon du Louvre ,
qui renferme les ouvrages des habiles Artiftes
, en tous genres , loin de fe réfroidir ,
femble tous les jours devenir plus vif.
L'interêt que le public prend à tout ce
qui regarde les Beaux-arts , s'eft fait fentir
encore par l'empreffement avec lequel
il a cherché à s'introduire dans l'affemblée
tenue le 10 du mois dernier à l'Académie
Royale de Peinture : cette affemblée étoit
184 MERCURE DE FRANCE .
destinée à diftribuer les prix remportés par
les Eleves , pendant le cours de l'année.
M. le Marquis de Marigny y diftribua les
médailles d'or & d'argent ( fignes plus précieux
que les métaux dont elles font formées
, puifqu'elles font la marque des fuccès
mérités ) . M. Watelet , Affocié libre de
cette Académie , fit la lecture d'un Poëme
en quatre chants , intitulé l'Art de peindre ;
depuis trois années confécutives , il avoit
contribué à l'émulation qu'occafionne cette
diftribution annuelle , par la lecture
d'un chant de fon ouvrage : il a fini par le
foumettre tout entier au jugement des Artiftes
, des Amateurs , & d'une Affemblée.
brillante & nombreufe , qui par
leurs applaudiffemens
ont rendu justice à la difficulté
vaincue , & aux foins qu'a pris le
Poëte de renfermer dans un plan fuivi ,
& de lier , par d'heureufes tranfitions , les
préceptes d'un art profond & les agrémens
de la Poéfie.
J'ai l'honneur d'être , &c .
fe.
Nous ne pouvons rendre compte que
mois prochain des tableaux qui ont été expofés
cette année au fallon du Louvre , où
tout Paris a couru les voir en foule , &
d'où il eft forti enchanté. Cependant tout
brillant qu'il a paru , on peut dire en quelOCTOBRE.
1795. 195
que façon qu'il eft refté imparfait. On n'y
a rien vu de M. Boucher , ni de M. Pierre .
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Mots clefs
Domaine
Résumé
Le texte évoque un événement marquant dans le domaine des Beaux-Arts. Un concours au salon du Louvre a attiré un public de plus en plus intéressé par les arts. Le 10 du mois précédent, une assemblée à l'Académie Royale de Peinture a récompensé les élèves. M. le Marquis de Marigny a remis des médailles d'or et d'argent. M. Watelet, associé libre de l'Académie, a présenté son poème 'L'Art de peindre' en quatre chants, après l'avoir lu par chant durant trois années consécutives. L'assemblée, composée d'artistes, d'amateurs et de personnalités brillantes, a salué la qualité de l'œuvre. L'exposition annuelle au salon du Louvre a enchanté le public, malgré l'absence de certains artistes notables comme M. Boucher et M. Pierre.