→ Vous voyez ici les données brutes du contenu. Basculez vers l'affichage optimisé.
Titre

VAUDEVILLE.

Titre d'après la table

Chanson,

Page de début
69
Page de début dans la numérisation
78
Page de fin
70
Page de fin dans la numérisation
79
Incipit

Une timide Bergere,

Texte
VAUDEVILLE.
UNE
timide
Bergere,
Mais fenfible au jeu d'amour ,
Au fond d'un bois folitaire ,
Chantoit ainfi l'autre jour :
Quel plaifir pour les fillettes ;
Avec un tendre Berger ,
Si l'on pouvoit fans danger ,
Se laiffer , fe laiffer conter fleurettes .
Le jeune Colin s'exprime
D'un air qui flate mon coeur ;
Pourquoi du feu qui l'anime ,
N'ofai-je écouter l'ardeur ,
Quel plaifir pour les fillettes , & c.
70 MERCURE DE FRANCE.
Colin , fous un verd feuillage ,
Ecoutoit cette chanson ,
En entrant dans le bocage
Il répondit fur ce con :
Quel plaifir pour les fillettes ,
Avec un prudent Berger
Elles peuvent fans danger ,
Se laiffer conter , & c .
Hélas ! lui dit Célimene ,
L'amour eſt ſouvent trompeuf.
Quand un aveugle nous méne ,
On doit toujours avoir peur.
Quel plaifir pour les fillettes ,
Avec un tendre Berger ;
Mais pourrai-je fans danger ,
Me laiffer , me laiffer conter fleurettes.
La Bergere plus fenfible
Du Berger crut le ferment ;
Colin paroît moins terrible
En paroiffant plus charmant :
Quel plaifir pour les fillettes ,
Avec un tendre Berger ;
On croit bientôt fans danger ,
Se laiffer , fe laiffer conter fleurettes.
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Résumé
Le texte décrit un vaudeville où une bergère timide, mais sensible aux jeux de l'amour, chante dans un bois solitaire sur le plaisir des fillettes de se laisser conter fleurettes par un berger tendre sans danger. Colin, un jeune homme, écoute cette chanson et y répond en exprimant son désir. Célimène, un autre personnage, met en garde contre les tromperies de l'amour. La bergère, séduite par les paroles charmantes de Colin, finit par le trouver moins effrayant et plus attirant. Le vaudeville se conclut sur l'idée que les fillettes peuvent se laisser conter fleurettes par un berger tendre sans danger.
Soumis par kipfmullerl le