Titre
LE PRIX DE LA CONSTANCE. Cantatille. par M. Jouin de Sauseuil,
Titre d'après la table
Le prix de la Constance, Cantatille,
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
64
Page de début dans la numérisation
71
Page de fin
65
Page de fin dans la numérisation
72
Incipit
Triste & cruelle indifférence,
Texte
LE PRIX DE LA CONSTANCE.
Cantatille. Par M. Jouin de Saufenil ,
TRifte & cruelle indifférence ,
Que vous allarmez mon repos !
Quel outrage pour ma conſtance !
Quel triomphe pour mes rivaux !
Ainfi donc ma perféverance ,
Mes feux & ma fidelle ardeur ,
N'auront pour toute récompenfe
Que la plus barbare rigueur !
Trifte & cruelle , &c.
Accablé fous le poids des rigueurs de Lifette ,
Le tendre & conftant Céladon ,
Sur ce trifte & lugubre ton
Faifoit ainfi raifonner fa mufette ,
Quand l'amour attendri par fes cris douloureux ,
Voulut récompenfer cet amant malheureux ;
Auffi-tôt il choifit pour bleffer la cruelle ,
De fes traits le plus vif & le plus dangereux ,
Et portant dans fon fein la bleffure mortelle ,
Lui fit fentir fes ravages affreux.
OCTOBRE. 1755. 65
De l'amour craignons la vengeance ,
Elle fuit de près la rigueur ;
Rien ne réfifte à fa puiffance ,
Quand il veut fe foumettre un coeur.
Jeunes beautés , que l'amour guette ,
éviter les coups , En vain
pour
Vous fuyez dans quelque retraite ,
Tôt ou tard il s'y rit de vous.
De l'amour craignons la vengeance , &c.
Cantatille. Par M. Jouin de Saufenil ,
TRifte & cruelle indifférence ,
Que vous allarmez mon repos !
Quel outrage pour ma conſtance !
Quel triomphe pour mes rivaux !
Ainfi donc ma perféverance ,
Mes feux & ma fidelle ardeur ,
N'auront pour toute récompenfe
Que la plus barbare rigueur !
Trifte & cruelle , &c.
Accablé fous le poids des rigueurs de Lifette ,
Le tendre & conftant Céladon ,
Sur ce trifte & lugubre ton
Faifoit ainfi raifonner fa mufette ,
Quand l'amour attendri par fes cris douloureux ,
Voulut récompenfer cet amant malheureux ;
Auffi-tôt il choifit pour bleffer la cruelle ,
De fes traits le plus vif & le plus dangereux ,
Et portant dans fon fein la bleffure mortelle ,
Lui fit fentir fes ravages affreux.
OCTOBRE. 1755. 65
De l'amour craignons la vengeance ,
Elle fuit de près la rigueur ;
Rien ne réfifte à fa puiffance ,
Quand il veut fe foumettre un coeur.
Jeunes beautés , que l'amour guette ,
éviter les coups , En vain
pour
Vous fuyez dans quelque retraite ,
Tôt ou tard il s'y rit de vous.
De l'amour craignons la vengeance , &c.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Résumé
Le texte 'Le Prix de la Constance' est une cantatille composée par M. Jouin de Saufenil. Il relate la souffrance de Céladon, un amant tourmenté par l'indifférence et la cruauté de Lifette. Céladon exprime sa douleur face aux rigueurs de Lifette. Ému par les plaintes de Céladon, l'amour décide de punir Lifette en la blessant mortellement. Lifette ressent alors les effets dévastateurs de l'amour. Le texte met en garde contre la vengeance de l'amour, soulignant qu'elle suit de près la rigueur et qu'elle est implacable lorsqu'elle veut soumettre un cœur. Il avertit également les jeunes beautés qu'elles ne pourront échapper à l'amour, même dans leur retraite.
Est rédigé par une personne