Titre
Avis au Public.
Titre d'après la table
Avis
Titre simplifié de l'article récurrent
Fait partie d'une livraison
Page de début
209
Page de début dans la numérisation
654
Page de fin
210
Page de fin dans la numérisation
655
Incipit
On vient d'attribuer, dans l'Avant-Coureur, l'ouvrage de l'Art du Chant,
Texte
Avis au Public.
On vient d'attribuer , dans l'Avant - Coureur ,
T'ouvrage de l'Art du Chant , à M. Berard , fur la
foi d'un Arrêt du Conſeil du 2 Mai 1757. On croit
devoir avertir,que le Confeil n'y a point prononcé
fur les droits d'Auteur , mais fur la validité du
privilége de M. Berard. On peut en juger par l'at
teftation fuivante.
Je fouffigné , Avocat au Parlement & ès Confeils
du Roi , certifie avoir été chargé , en l'année
1757 , de la défenſe de M. Blancher , contre
le fieur Berard , dans un Procès , au Confeil d'Etat
privé du Roi , jugé le 2 Mai , fur l'avis de MM .
les Commiffaires du Bureau de la Chancellerie &
Librairie . L'objet de difcuffion , étoit les Brevets
que chacune des Parties , avoit obtenus pour l'im
preffion d'un livre intitulé : l'Art du Chant. Le fieur
Berard argumentoit de la datte du fien , anterieur
à celui du fieur Blanchet , & fontenoit avoir rempli
fes conventions avec lui . Le fieur Blanchet
foutenoit le contraire de ce dernier moyen , &
demandoit fix Commiffaires de l'Académie , afin .
d'entendre les Parties , les interroger fur l'ouvrage
, & examiner les manufcrits. Ce qui ne fut
point accordé Je certifie de plus , que l'Arrêt n'a
point condamné le fieur Blanchet en cent liv. d'amendes
: ce que j'aicependant lû dans plufieurs Imprimés
du difpofitif de l'Arrêt, qui furent affichés ,
difpofition contre laquelle , j'avois confeillé ledit Sr
Blanchet de fe pourvoir , foit contre le fieur Berard
, foit contre l'Auteur defdites affiches . En foi
de quoi j'ai délivré le préfent Certificat , pour fervir
& valoir ce que de raiſon. A Paris , ce 7 Juillet
PENOL
3760.
210 MERCURE DE FRANCE
C'eft au Public éclairé & impartial , d'apprécier
les raifons , fur lefquelles M. Blancher, Auteur de
la Logique de l'efprit & du coeur , & Membre de
l'Académie Royale & Militaire de Besançon , fe
fonde pour revendiquer le traité de l'art du chant ?
elles font exposées, dans l'avertiffement qui est à
la tête des Principes Philofophiques du Chant 2 .
Edition corrigée & augmentée.
On vient d'attribuer , dans l'Avant - Coureur ,
T'ouvrage de l'Art du Chant , à M. Berard , fur la
foi d'un Arrêt du Conſeil du 2 Mai 1757. On croit
devoir avertir,que le Confeil n'y a point prononcé
fur les droits d'Auteur , mais fur la validité du
privilége de M. Berard. On peut en juger par l'at
teftation fuivante.
Je fouffigné , Avocat au Parlement & ès Confeils
du Roi , certifie avoir été chargé , en l'année
1757 , de la défenſe de M. Blancher , contre
le fieur Berard , dans un Procès , au Confeil d'Etat
privé du Roi , jugé le 2 Mai , fur l'avis de MM .
les Commiffaires du Bureau de la Chancellerie &
Librairie . L'objet de difcuffion , étoit les Brevets
que chacune des Parties , avoit obtenus pour l'im
preffion d'un livre intitulé : l'Art du Chant. Le fieur
Berard argumentoit de la datte du fien , anterieur
à celui du fieur Blanchet , & fontenoit avoir rempli
fes conventions avec lui . Le fieur Blanchet
foutenoit le contraire de ce dernier moyen , &
demandoit fix Commiffaires de l'Académie , afin .
d'entendre les Parties , les interroger fur l'ouvrage
, & examiner les manufcrits. Ce qui ne fut
point accordé Je certifie de plus , que l'Arrêt n'a
point condamné le fieur Blanchet en cent liv. d'amendes
: ce que j'aicependant lû dans plufieurs Imprimés
du difpofitif de l'Arrêt, qui furent affichés ,
difpofition contre laquelle , j'avois confeillé ledit Sr
Blanchet de fe pourvoir , foit contre le fieur Berard
, foit contre l'Auteur defdites affiches . En foi
de quoi j'ai délivré le préfent Certificat , pour fervir
& valoir ce que de raiſon. A Paris , ce 7 Juillet
PENOL
3760.
210 MERCURE DE FRANCE
C'eft au Public éclairé & impartial , d'apprécier
les raifons , fur lefquelles M. Blancher, Auteur de
la Logique de l'efprit & du coeur , & Membre de
l'Académie Royale & Militaire de Besançon , fe
fonde pour revendiquer le traité de l'art du chant ?
elles font exposées, dans l'avertiffement qui est à
la tête des Principes Philofophiques du Chant 2 .
Edition corrigée & augmentée.
Signature
A Paris, ce 7 Juillet 1760. / PENOL.
Lieu
Date, calendrier grégorien
Langue
Genre paratextuel
Vers et prose
Courrier des lecteurs
Faux
Mots clefs
Domaine
Résumé
L'Avant-Coureur a attribué l'ouvrage 'L'Art du Chant' à M. Berard suite à un arrêt du Conseil du 2 mai 1757, qui concernait la validité du privilège de M. Berard et non les droits d'auteur. Un avocat a défendu M. Blanchet contre M. Berard dans un procès au Conseil d'État privé du Roi, portant sur les brevets d'impression du livre. Les deux auteurs revendiquaient la priorité de leur brevet. Blanchet a demandé l'examen des manuscrits par les commissaires de l'Académie, ce qui a été refusé. L'avocat a également clarifié que l'arrêt n'a pas condamné Blanchet à une amende de cent livres, contrairement à certaines publications. Le public est invité à consulter les raisons pour lesquelles M. Blanchet, auteur de 'La Logique de l'esprit et du cœur' et membre de l'Académie Royale et Militaire de Besançon, revendique la paternité du traité 'L'Art du Chant'. Ces raisons sont détaillées dans l'avertissement des 'Principes Philosophiques du Chant', deuxième édition corrigée et augmentée.
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