Titre
A MME D'ORMESSON, Au sujet du Pain-Beni qu'elle a rendu le jour de Noël
Titre d'après la table
Pain-Beni rendu, &c. Vers,
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
394
Page de début dans la numérisation
429
Page de fin
395
Page de fin dans la numérisation
430
Incipit
Dans ce Temple quelle allegresse ?
Texte
A
MME
D'ORMESSON ,
Au sujet du Pain . Beni qu'elle a rendus
le jour de Noël.
17
Dans ce Temple quelle
allegresse:
Quels appareils dignes des Cieux !
A son air grave et
gracieux ,
On juge que c'est la Sagesse
Qui vient se rendre en ces saints Lieux
Four
prodiguer avec
largesse ,
Au Très- Haut des dons
précieux ;
Que vois-je ? les Vertus dont elle est le modelle
Font un cercle aimable près d'elle
Mais , crainte
d'ébloüir nos yeux ,
Elle emprunte les traits d'une illustre Mortelle
Aux celestes Loix très-fidelle ,
Qui dévoue aux Autels et son coeur et ses voeux,
Et dont enfin l'ame est si belle ,
Que sous ce voile
merveilleux ,
On y reconnoît
l'Immortelle.
L'innocence et la chasteté
De ses moeurs furent le partage ,
gage,
Délices d'un Epoux dont la fidelité ,
Est d'un parfait amour l'inviolable
Opposée à la vanité ,
Sans dessein de
prendre
avantage
Du
FEVRIER. 1734 395
·
Du rang et de la dignité ,
Du luxe et de l'éclat elle ignore l'usage ,
Fervente à l'Oraison , prudente en son ménage,
La noblesse de coeur , jointe à la charité ,
Est un bien qu'elle a d'heritage ,
Qu'elle aspire à laisser à sa Posterité ;
Les vertus de son Sang en rendent témoignage,
Qù trouver un plus heureux choix ›
Une Ancelle plus agréable ;
Et d'une candeur plus affable ,
Et plus digne de plaire au grand Maître des Rois
Que le Ciel avec joye accueille son hommage ;
Il en connoît la pureté ,
Et que l'humble devoir où son zele l'engage ,
Part du sein de la Pieté ,
Mais de s'étendre davantage ,
C'est blesser son humilité .
MME
D'ORMESSON ,
Au sujet du Pain . Beni qu'elle a rendus
le jour de Noël.
17
Dans ce Temple quelle
allegresse:
Quels appareils dignes des Cieux !
A son air grave et
gracieux ,
On juge que c'est la Sagesse
Qui vient se rendre en ces saints Lieux
Four
prodiguer avec
largesse ,
Au Très- Haut des dons
précieux ;
Que vois-je ? les Vertus dont elle est le modelle
Font un cercle aimable près d'elle
Mais , crainte
d'ébloüir nos yeux ,
Elle emprunte les traits d'une illustre Mortelle
Aux celestes Loix très-fidelle ,
Qui dévoue aux Autels et son coeur et ses voeux,
Et dont enfin l'ame est si belle ,
Que sous ce voile
merveilleux ,
On y reconnoît
l'Immortelle.
L'innocence et la chasteté
De ses moeurs furent le partage ,
gage,
Délices d'un Epoux dont la fidelité ,
Est d'un parfait amour l'inviolable
Opposée à la vanité ,
Sans dessein de
prendre
avantage
Du
FEVRIER. 1734 395
·
Du rang et de la dignité ,
Du luxe et de l'éclat elle ignore l'usage ,
Fervente à l'Oraison , prudente en son ménage,
La noblesse de coeur , jointe à la charité ,
Est un bien qu'elle a d'heritage ,
Qu'elle aspire à laisser à sa Posterité ;
Les vertus de son Sang en rendent témoignage,
Qù trouver un plus heureux choix ›
Une Ancelle plus agréable ;
Et d'une candeur plus affable ,
Et plus digne de plaire au grand Maître des Rois
Que le Ciel avec joye accueille son hommage ;
Il en connoît la pureté ,
Et que l'humble devoir où son zele l'engage ,
Part du sein de la Pieté ,
Mais de s'étendre davantage ,
C'est blesser son humilité .
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Mots clefs
Domaine
Résumé
Le texte est un poème ou une prose poétique célébrant les vertus et les actions de Mme d'Ormesson, à l'occasion de la distribution de pains bénits le jour de Noël. Cette femme incarne la sagesse et la générosité, offrant des dons précieux au Très-Haut. Elle est comparée à une figure céleste tout en apparaissant comme une mortelle fidèle aux lois divines. Ses vertus incluent l'innocence, la chasteté, la fidélité et l'absence de vanité. Elle est décrite comme humble, fervente en prière, prudente dans sa gestion domestique et noble de cœur. Ses actions charitables et sa dévotion sont reconnues et appréciées par le Ciel. Le texte se termine en soulignant l'humilité de la femme, évitant ainsi de blesser cette qualité.