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Titre

ETRENNES, A S. A. S. Madame la Princesse de Conty la Jeune.

Titre d'après la table

Etrennes à Madame la Princesse de Conti,

Fait partie d'une section
Page de début
2925
Page de début dans la numérisation
616
Page de fin
2927
Page de fin dans la numérisation
618
Incipit

Au commencement d'une Année,

Texte
ETRENNES ,
▲ S. A. S. Madame la Princesse de
Conty la Jeune.
ΑνU commencement d'une Année ;
Tout le monde fait des présens ;
Le mien , Princesse fortunée ,
Ne peut être qu'un peu d'Encens
L'Encens a l'odeur agréable ;
Mais on craint d'en être entêté :
Le mien est doux , il est aimable ,
C'est l'encens de la verité,
II. Vol. Hij L'En1926
MERCURE DE FRANCE
L'Encens et sa délicatesse
Doivent se fixer aux saints Lieux ;
Mais sur la Terre on est Déesse ,
Quand on est l'Image des Dieux.
De cette merveilleuse image ,
Je vois en toi briller les traits ;
La vertu seule à l'avantage
D'en conserver tous les attraits.
La Vertu donne la victoire ,
Quand on veut écouter sa voix ;
Elle fera toute la gloire
De l'Epoux digne de ton choix.
Epoux , qui déja de Bellone .
Suit le tumulte et les hazards ;;
Il fait honneur à la Couronne
D'un Roy , le Favori de Mars,
Mars arrêtera le Tonnerre
Qui menace les Allemands
Il est trop ami de Cichere ,
Pour alterer des noeuds charmans .
Noeuds desirez ! que la Prudence
A formez pour notre repos ;
Tu sçais ce qu'en attend la France :
L'héritier de tant de Heros.
11. Vol
Cet
DECEMBR E. 1733. 2927
Cet Heritier dans sa carriere ,
Aura d'Orleans la douceur ;
Du Grand Condé l'ame guerriere ,
Et de Conti la noble ardeur,
T. S. V. P:
Signature

T. S. V. P.

Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Résumé
Le poème, dédié à la Princesse de Conty la Jeune et écrit en décembre 1733, commence par évoquer les étrennes et exprime le souhait de lui offrir l'encens de la vérité. L'auteur compare la princesse à une déesse terrestre, dotée de traits merveilleux, et souligne que la vertu est essentielle pour conserver ces attraits. Le poème mentionne également l'époux de la princesse, engagé dans les tumultes et les dangers de la guerre, honorant la couronne d'un roi favori de Mars, le dieu de la guerre. Mars est décrit prêt à arrêter le tonnerre menaçant les Allemands, tout en étant ami de Cichere, suggérant une alliance ou une paix souhaitée. Enfin, le texte évoque l'héritier, qui combinera la douceur d'Orléans, l'âme guerrière du Grand Condé et la noble ardeur de Conti. L'auteur espère que cet héritier apportera la prudence et le repos à la France.
Est adressé ou dédié à une personne
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