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Titre

STANCES IRRÉGULIERES, A Miss L'été C....

Titre d'après la table

Stances irrégulieres, à Miss Leté C....

Fait partie d'une section
Page de début
42
Page de début dans la numérisation
483
Page de fin
43
Page de fin dans la numérisation
484
Incipit

Je vis Lété, mon coeur en fut épris ;

Texte
STANCES IRRÉGULIERES ,
J
A Mifs Lété C ....
E vis Lété , mon coeur en fut épris ;
Elle parla , je l'aimai davantage ;
Du Dieu des arts elle avoit le langage
Et les traits ingénus de l'enfant de Cypris.
J'approche ; fon front fe colore ,
Son embarras augmente fa beauté ;
Je lui peins les tranfports de mon coeur agité ;
Je l'offenfai , Lété parut plus belle encore.
L'amour lui -même avec des fleurs
Entrelaçoit fa blonde chevelure ;
Charmes touchans , innocente parure ,
Qui flatte les regards & captive les coeurs !
T
JUI N. 17556 43
Un fard coupable enfant du crime ,
Ne ternit point la blancheur de fon teint ;
Si, fes yeux embrafent mon fein ,
C'est la pudeur qui les anime.
Amour des plus lointains climats ,
Tu l'amenas aux rives de la France ;
Minerve parmi nous a formé fon enfance :
Regne aujourd'hui fur fes appas.
Dieu de Paphos , Iphis t'implore ,
Peins à Lété les maux que je reffens
Sa beauté captive mes ſens ,
Et c'eft fon ame que j'adore .
Iphis , me répondit l'Amour ,
Lété craint les amans qui peuplent ces rivages ;
Préfomptueux , faux & yolages ,
Méritent-ils un doux retour ?
Dans les climats qu'illuftra fa naiffance ,
L'aftre brûlant des cieux tempere fes ardeurs :
Mais mon flambeau divin que foutient la conftance
Plus ardent qu'à Cythere y confume les coeurs,
Heureux Iphis , de ta patrie
Tu n'a point pris le goût pervers ;
Lété connoit les maux que ton coeur a ſoufferts ;
Tu peux tout efpérer , Lété s'eft attendrie.
* L'Irlande , pays froid,
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Mots clefs
Résumé
Le poème 'Stances irrégulières' est dédié à Lété, une personne que le narrateur, Iphis, rencontre durant l'été. Iphis est captivé par la beauté de Lété, son langage divin et son innocence. Lors de leur rencontre, il observe que Lété rougit et semble embarrassée, ce qui ne fait que renforcer son attrait. Il décrit ses charmes naturels, comparant sa chevelure à des fleurs et soulignant sa pureté. Iphis admire Lété pour sa pudeur et son absence de maquillage artificiel. Il remercie l'Amour d'avoir amené Lété en France et implore le dieu de Paphos de peindre à Lété les maux qu'il ressent. Cependant, Lété craint les amants locaux, jugés présomptueux et volages. L'Amour rassure Iphis en lui disant que Lété connaît ses souffrances et qu'elle s'est attendrie. Le poème se termine par une référence à l'Irlande, pays froid.
Soumis par kipfmullerl le