→ Vous voyez ici les données brutes du contenu. Basculez vers l'affichage optimisé.
Titre d'après la table

Mort de Madame de Torigny.

Titre simplifié de l'article récurrent
Page de début
157
Page de début dans la numérisation
173
Page de fin
162
Page de fin dans la numérisation
178
Incipit

Je ne sçay pourtant si cet Idylle pourra persuader à

Texte
Je ne ſçay pourtant fi cet Idylle pourra perfuader à tout le mon- de que mourir pour renaiftre
GALANT. 99
S
DE
{
avantage #
ne ſeroit pas un bonheur pour nous , je veux dire , à nous re- garder détachez des ſentimens
que nous donne la Religion. Du moins je ſcay bien qu'il paſſeroit pour un fort grand dans la Famille de Madamede
Torigny , dont la mort a laiſſfé un ſenſible regret à tous ceux qui laconnoiſſoient. Elle eſtoit de la Maiſon de Laubeſpine ,
Femmede M de Torigny Prefi- dent en la Chambre desComptes , & Sœur comme je croy vous l'avoir déja ditdans l'une de mes Lettres , de M² le Mar- quis de Verderonne Gendre de
feu M le Chancelier Daligre.
M. de Verderonne fon Pere
eſtoit Maiſtredes Requeſtes, &
Chancelierde Monfieur le Duc
d'Orleans Oncle du Roy. Il eſtoit Parent tres-proche defeu M. le
E ij
100 LE MERCVRE
Garde des Sceaux de Laubeſpi- ne Chaſteauneuf , &de M. de
Puylaurens , Favory de feu Son Alteſſe Royale. MadamedeVerderonne ſa Mere qui vit encore,
eft Fille de feu M. le Bret autrefois AvocatGeneral du Parlement, qui nous a laiſſe quanti- té de beaux Plaidoyers , & un Traité admirable de la Souveraineté. Ce grand Perſonnage eſt mort Doyen du Conſeil du Roy. M. le Bret de Flacourt fon petit Fils , aujourd'huy Maiſtre des Requeſtes , ſoûtient digne- ment le nom& la gloire que luy alaiſſée ſon illustre Ayeul. Je ne vous dis rien de M. de Torigny le Fils dont je vous parlay quand il fut reçeu Conſeiller au Parlement. Il eſt dans une eſtime generale , & marche ſur les pas des grands Hommes dont
GALANT. 101
-
il eſt deſcendu , & c'eſt une des plus fortes loüanges qu'on luy puiſſe doriner. Feu Madame la Preſidente de Torigny fa Mere avoit dans ſa phiſionomie je ne ſçay quoy de fier & de modeſte tout enſemble qui attiroitla ve- neration detoutle monde. Elle
eſtoit civile , douce , honneſte,
fincere , obligeante , & la meil- leure &plus tendre Parente qui fut jamais. Rien n'approche du reſpect qu'elle a toûjours eu pourM. le Preſident ſon Mary.
Il eſtoit accompagné d'une ami- tié ſolide qui neluy laiſſoitgoû- ter de joye veritableque quand elle pouvoit eſtre avec luy. Je dis beaucoup , & ne dis point encor affez , puis qu'il y avoit mille charmes répandus en ſa Perſonne qui la rendoient un
E iij
102 LE MERCVRE
Trefor ineftimable d'eſprit &
d'honneur.
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Résumé
Le texte évoque la famille de Torigny et ses liens avec d'autres familles nobles. La mort de Madame de Torigny a suscité une grande tristesse. Elle appartenait à la maison de Laubespine et était l'épouse de Monsieur de Torigny, président à la Chambre des Comptes. Elle était également la sœur du marquis de Verderonne, gendre du chancelier Daligre. Le père de Monsieur de Verderonne était maître des requêtes et chancelier du duc d'Orléans, oncle du roi. Il était proche parent du garde des sceaux de Laubespine Chasteauneuf et de Monsieur de Puylaurens, favori du duc d'Orléans. Madame de Verderonne, mère de Monsieur de Verderonne, est encore en vie et est la fille de feu Monsieur le Bret, avocat général au Parlement, connu pour ses plaidoyers et un traité sur la souveraineté. Son petit-fils, Monsieur de Flacourt, est maître des requêtes. Le fils de Madame de Torigny, Monsieur de Torigny, est respecté et suit les traces des grands hommes de sa famille. Madame de Torigny était reconnue pour sa dignité, sa douceur et son dévouement envers son mari. Sa personnalité, combinant fierté et modestie, attirait la vénération de tous.
Soumis par delpedroa le