Titre
BALLADE AU ROY.
Titre d'après la table
Ballade.
Fait partie d'une livraison
Page de début
86
Page de début dans la numérisation
106
Page de fin
89
Page de fin dans la numérisation
109
Incipit
Je voudrois qu'il n'en coûtast pas davantage / Charmant et glorieux Vainqueur
Texte
e voudrois qu'il n'en coûtaſt pas davantage pour avoir ce que fait Monfieurle Duc.
de S.Aignan ; mais comme il n'en garde point de Copies , on n'a de luy que ce que le hazard fait re- couvrer de ceux à qui il peut l'a- voir adreſſé. C'eſt par cemoyen
GALANT. 55 que laBallade qui fuit m'eſt tom- bée entre les mains.
1.13
2.
BALLADE
AUROY
Harmant & glorieux Vainqueur CQuimetteztous sous vostre Empire,
Cequiſepaſſedans mon cœur Vous voulez donc l'aprendre , SIRE ?
Helas!àtouteheure il ſoupire ,
Etdit accablé de travaux ,
Que brûler &ne l'ofer dire ,
Eftleplusgranddetous les manx.
泰
Monesprit n'aplus de vigueur,
Rienn'estpareil àmonmartyre ,
Etdans l'excésdema langueur
Lenesçay ce que je defire.
Achaque instantmonmal empire Iay des laloux,j'ay des Rivaux;
Mais brûler ne l'ofer dire ,
Est le plus granddetous mesmaux.
Civ
36 LE MERCVRE
Onvoit ma trifte conleur STUNG SA Vnchangement que l'on admire.
L'excés dema vive douleur
Tous lesplaiſirs vient m'interdire.
Lenesçaysi l'onpeutdécrire Des tourmensqui n'ont point d'égauxz Mais brûler &ne l'ofer dire
Eft leplus granddetous les maux.
ENVOY.
Ah!GrandRoy,voit-on rien depire,
Entre lesplus fiers Animaux,
Quel'Hominefujet àmédire;
Et brûler &l'ofer dire,
N'est-cepas leplus grand des maux ?
de S.Aignan ; mais comme il n'en garde point de Copies , on n'a de luy que ce que le hazard fait re- couvrer de ceux à qui il peut l'a- voir adreſſé. C'eſt par cemoyen
GALANT. 55 que laBallade qui fuit m'eſt tom- bée entre les mains.
1.13
2.
BALLADE
AUROY
Harmant & glorieux Vainqueur CQuimetteztous sous vostre Empire,
Cequiſepaſſedans mon cœur Vous voulez donc l'aprendre , SIRE ?
Helas!àtouteheure il ſoupire ,
Etdit accablé de travaux ,
Que brûler &ne l'ofer dire ,
Eftleplusgranddetous les manx.
泰
Monesprit n'aplus de vigueur,
Rienn'estpareil àmonmartyre ,
Etdans l'excésdema langueur
Lenesçay ce que je defire.
Achaque instantmonmal empire Iay des laloux,j'ay des Rivaux;
Mais brûler ne l'ofer dire ,
Est le plus granddetous mesmaux.
Civ
36 LE MERCVRE
Onvoit ma trifte conleur STUNG SA Vnchangement que l'on admire.
L'excés dema vive douleur
Tous lesplaiſirs vient m'interdire.
Lenesçaysi l'onpeutdécrire Des tourmensqui n'ont point d'égauxz Mais brûler &ne l'ofer dire
Eft leplus granddetous les maux.
ENVOY.
Ah!GrandRoy,voit-on rien depire,
Entre lesplus fiers Animaux,
Quel'Hominefujet àmédire;
Et brûler &l'ofer dire,
N'est-cepas leplus grand des maux ?
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Résumé
Le texte présente une ballade adressée à un souverain, probablement le roi de France. La ballade a été retrouvée par hasard, car son auteur, Monsieur le Duc, ne conserve pas de copies de ses œuvres. Le poète exprime sa douleur et sa langueur, se sentant accablé par des travaux et des désirs inavouables. Il mentionne ses rivaux et la tristesse de sa condition, soulignant que la pire de ses souffrances est de brûler de dire ce qu'il ne peut avouer. Le poète compare également la condition humaine à celle des animaux, se demandant si l'homme est le plus sujet à la médisance. La ballade se conclut par une interrogation sur la pire des souffrances humaines, qui serait de brûler de dire ce qu'on ne peut avouer.
Est adressé ou dédié à une personne
Est rédigé par une personne