Titre d'après la table
Compliment de Monsieur de Roubin de l'Académie Royale d'Arles, à Messieurs de l'Académie Françoise, en leur presentant des Estampes de l'Obélisque élevé à la gloire du Roy dans la Ville d'Arles.
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100
Incipit
Je ne sçay si l'Autheur de ces Vers est aussi
Texte
Je ne ſçay ſi l'Autheur de ces Vers eft auffi bien fondé en raifon qu'il le croit eſtre , mais je fçay que vous en avez beaucoup,
d'eſtimer autant que vous faites le Compliment que je vous ay envoyé deM de Roubin. Il en a
fait un autre que vous ne ferez pas fâchéede voir. Comme l'A- cadémie Royale d'Arles eſt aſſo- ciée àcelle de Paris , & qu'elle a
toûjours pris ſoin d'entretenir avec cet Illuftre Corps , un cor- refpondance dont elle s'eftime
glorieuſe , en deputans Mr de Roubin pour venir preſenter au Roy l'Estampe du fuperbeObe- liſque dont je vous ay parlé la derniere fois , elle le chargead'en offrir en ſuite àMeſſieurs de l'Académie Françoiſe. L'Avis leur en ayant eſté donné, ils luy firent:
dire par M l'Abbé Tallemant le
42 LE MERCVRE
jeune qui eft preſentement Dire- cteur de la Compagnie ( car on en élitun nouveau tous les trois
mois ) qu'ils attendoient avec beaucoupdejoye l'honneur qu'il leur vouloitfaire , & que quand il luy plairoit venir à leur Aſſem- blée , il y ſeroit tres-bien reçeu.
Sur cette affurance , ce Député ſe rendit à l'Apartement du Lou-- vre quele Royleur a donné pour leurs Conferences , ſans les avoir
fait avertirdujour. Ily fut placé au lieu le plus honorable &avant que leur diftribuer les Eſtampes de l'Obeliſque qu'il leur avoit préparées , avec des copies du Sonnet que vous avez veude luy fur ce ſujet , il leur parla ences
termes.
ESSIEURS,
L'AcadémieRoyale d'Ar-
GALANT. 43
10
1
les qui me procure aujourd'huy l'honneurde paroiſtre dans cette Il- lustre Assemblée , composée de tout ce qu'ily a de plus grand&deplus 1 auguste dans la Republique des Let- tres , veut en ufer aupres de la voſtre
comme une Fille biennée , qui vient de temps en temps rendre compte de - fes occcupations &de ſa conduite à
fa Mere, afin dese conferver dans fa bienveillance. C'est pour cela ,
Meſſieurs , qu'elle m'a chargé de vousfaire part de ce ſuperbe &ma- jestueux Monument qui vient d'eſtre érigéparſesſoins à l'honneurde noſtre Invincible Monarque , &
qu'elle croit pouvoir avec justice
compter au nombre de fes ouvrages,
puis que c'est elle qui en inſpira le premier deſſein , qui en afollicité l'execution , &qui a conduit enfin ſi heureusement l'entrepriſe , qu'ellea
merité non seulement les acclama-
44 LE MERCVRE tions du Public , &les applaudiffemens de la Cour, mais , ce qui luy est encor plus glorieux , les complaiſanses mesme du plus grand Roy de la Terre. Jusqu'icy , Meßieurs , je l'a- vouë, nos Muſes timides & trem- blantes ,se défiant de leurs forces,
n'avoient encorrienentrepris de confiderable àſagloire ; &cedant aux voſtres l'avantage de celebrerſesViEtoires par tout le monde , elles se contentoient de chanter en fecret quelques Hymnes àſa loüange , de brûler àfon honneur quelque grain d'Encens , & de venir ſemer de
temps en temps quelques Fleursfur le marche..pied de fon Trône ; mais aujourd'huy , Meßieurs ,elles por- tent bien plus haut leur ambition,
& voulant donnerdes marques plus
éclatantes de la grandeur de leur ze- le à cet incomparable Monarque,
elles viennent de luy consacrer un
GALANT. 45 Ouvrage , qui malgré l'injure des Temps , & la violence mesme des
Eleniens , eſt aſſuréde pouvoir durer
autant que le Monde. Necroyez pas.
neantmoins , Meßieurs, qu'ilsoitde
lanature de ceux que vous enfantez tous les jours , à qui la beauté du Stile , la fublimité des Pensées , la
force de l'Eloquence , la reputation
enfin &le merite des Autheurs,font
comme autant de garaus d'Immor
talité. Non , Meßieurs , celuy dont
je parle icy , doit cftre regardé plû- toft comme un effort de nos mains,
que de nostre esprit , où parun beu- reux artifice , ayant fait fupléer la Nature à l'Art , & la matiere à
laforme , nous avons trouvéleſecret
de ſauver eternellement de l'Oubly,
l'Auguste Nom de LoüIS LE GRAND en le gravant fur le
Marbre &fur laGranite avec des
Caracteres ineffaçables. C'est en
46 LE MERCVRE quoy, Meßieurs, je ne sçaurois m'em- peſcher de m'applaudiren fecret de
cette loüable précaution que nous
avons euë poursa gloire , quand je confidere ſur tout à combien de mal- heureux accidens ſont ſouvent expofez les Ouvrages meſmes desplus grands Hommes. N'est- ce pas en effet une déplorable coustume , ou plutoſt une malheureuſe necessité,
que celle de confier , comme on fait
tous les jours , les Veritez les plus importantes de noſtre Histoire , àla bonne-foy d'un Dépositaire außifoi- ble , außi leger , &außi périſſable que le Papier , qu'un Enfant déchire , que le Vent emporte , que les
Vers rongent , que l'Eau pourrit , &
que lefeu consume avec tant de facilité ? En verité , Meßieurs , je tremble pour l'intereſt des Muſes de noſtre France , toutes lesfois que je m'imagine qu'il ne faudroit qu'une
GALAΝΤ. 47 petite étincelle pour embraser &
réduire en cendres toute la Bibliotheque du Louvre , & priver ainſi malheureſement la Pofteritédufruit
prétieux de tant de ſueurs & de
tant de veilles que vous conſacrez
au Public , &quidevroient immor- taliſer vos illuftres Noms dans la
memoire des Hommes , auſſi bien
que celuy de nostre Auguste Monar- que. Graces au Ciel, Meſſieurs, nous avons trouvé le moyen de le mettre
àcouvert de ces injustices de la For-- tune , & l'Académie Royale d'Ar- les peut dire maintenant avec raiſon , de ce grand &fuperbe Livre
qu'elle vient de consacreràſagloi- re , ce que le Poëte n'a dit autrefois
duſien queparvanité :
Exegi monumentum ære perennius Quod non imberedax , nec Aquilo impotens , &c.
48 LE MERCVRE Vous en allez juger , Meßicurs, par ces Exemplaires que je suis chargé de vous en offrir . & que vous au rez , s'il vous plaist, la bontéde recevoir avec complaisance de la part d'une Compagnie toute remplie de Sentimens de respect &de venera- tion pour la voſtre , &qui nesou.. haiterien tant au monde que de ſe pouvoir rendre digne parsesfervi- ces decette Adoption gloricuſe dont
il vous aplû l'honorer.
Le Compliment , le Sonner&
les Estampes de l'Obeliſque, dont celle qu'on avoit deſtinée pour la Salle del'Académie , eſtoit enrichie d'une fort belle Bordure,
tout fut reçeu avec applaudiffe- ment de cette Illuſtre Affemblée, au nomde laquelle leDire- cteur remercia M² de Roubin
avec les termes les plus civils, &
apres
GALANT 49 après luy avoirdonnémille aſſu- racesde l'eſtime particuliere que la Compagnie avoit toûjours euë pour l'AcadémieRoyale d'Arles,
itſe plaignit obligeamment de ce que ne l'ayant pas averty dujour qu'il avoit choiſy pourleur faire l'honneur qu'ils recevoient , il luyavoitofté le moyendeſe pré- parer à luy répondre avec plus d'ornement,&de faire tenirune
Aſſemblée extraordinairequi luy auroit donné unplus grand nom- bred'Approbateurs. Il le fuppli cependantaunomde là Compa- gnie , de vouloir donner àM²de Mezeray,qui en eſt le Secretai- re , une copie de fon Difcours pour la mettre dans leur Regi- ſtre. Onluy fit les honneurs en- tiers , &ces Meffieur luydonnerent part aux Jettons comme à
une Perſonne de leur Corps. Je Tome VII. C
e
50 LE MERCVRE
croy , Madame ,que vous n'i gnorez pas que c'eſt une Libera- lité duRoyqui leur donne qua- rante lettons d'argent pour cha- que Seance. Ilgilout diſtribuez à ceux qui s'y rencontrent , &
beaucoup d'entre eux ſe font honneur de s'y louver pour les Fecevoir! Commeleschofesdé
pependent quelquefois autant de la maniere dont elles font tournées , que de ce qu'elles valent par elles-meſimes, la Ville d'Ar- les a bien lieu d'eſtre fatisfaite,
puis que fi le zele qu'elle a pour Le Royluy a fait faire de la dé- penſe, on peut dire que Mede Roubinen arelevéleprix.L'A cadémie qui l'a choifi dans fon Corps pour cette Députation,
nedoit pas eſtre moins contente d'avoir nonumeunes Perdonne
dont d'Esprit a fi avantageufe
GALANT5
i ment ſoûtenu la réputation que cette Compagnie s'eſt acquiſe parmy ceux qui connoiffent ce que c'eſtque les belles Lettres.
d'eſtimer autant que vous faites le Compliment que je vous ay envoyé deM de Roubin. Il en a
fait un autre que vous ne ferez pas fâchéede voir. Comme l'A- cadémie Royale d'Arles eſt aſſo- ciée àcelle de Paris , & qu'elle a
toûjours pris ſoin d'entretenir avec cet Illuftre Corps , un cor- refpondance dont elle s'eftime
glorieuſe , en deputans Mr de Roubin pour venir preſenter au Roy l'Estampe du fuperbeObe- liſque dont je vous ay parlé la derniere fois , elle le chargead'en offrir en ſuite àMeſſieurs de l'Académie Françoiſe. L'Avis leur en ayant eſté donné, ils luy firent:
dire par M l'Abbé Tallemant le
42 LE MERCVRE
jeune qui eft preſentement Dire- cteur de la Compagnie ( car on en élitun nouveau tous les trois
mois ) qu'ils attendoient avec beaucoupdejoye l'honneur qu'il leur vouloitfaire , & que quand il luy plairoit venir à leur Aſſem- blée , il y ſeroit tres-bien reçeu.
Sur cette affurance , ce Député ſe rendit à l'Apartement du Lou-- vre quele Royleur a donné pour leurs Conferences , ſans les avoir
fait avertirdujour. Ily fut placé au lieu le plus honorable &avant que leur diftribuer les Eſtampes de l'Obeliſque qu'il leur avoit préparées , avec des copies du Sonnet que vous avez veude luy fur ce ſujet , il leur parla ences
termes.
ESSIEURS,
L'AcadémieRoyale d'Ar-
GALANT. 43
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les qui me procure aujourd'huy l'honneurde paroiſtre dans cette Il- lustre Assemblée , composée de tout ce qu'ily a de plus grand&deplus 1 auguste dans la Republique des Let- tres , veut en ufer aupres de la voſtre
comme une Fille biennée , qui vient de temps en temps rendre compte de - fes occcupations &de ſa conduite à
fa Mere, afin dese conferver dans fa bienveillance. C'est pour cela ,
Meſſieurs , qu'elle m'a chargé de vousfaire part de ce ſuperbe &ma- jestueux Monument qui vient d'eſtre érigéparſesſoins à l'honneurde noſtre Invincible Monarque , &
qu'elle croit pouvoir avec justice
compter au nombre de fes ouvrages,
puis que c'est elle qui en inſpira le premier deſſein , qui en afollicité l'execution , &qui a conduit enfin ſi heureusement l'entrepriſe , qu'ellea
merité non seulement les acclama-
44 LE MERCVRE tions du Public , &les applaudiffemens de la Cour, mais , ce qui luy est encor plus glorieux , les complaiſanses mesme du plus grand Roy de la Terre. Jusqu'icy , Meßieurs , je l'a- vouë, nos Muſes timides & trem- blantes ,se défiant de leurs forces,
n'avoient encorrienentrepris de confiderable àſagloire ; &cedant aux voſtres l'avantage de celebrerſesViEtoires par tout le monde , elles se contentoient de chanter en fecret quelques Hymnes àſa loüange , de brûler àfon honneur quelque grain d'Encens , & de venir ſemer de
temps en temps quelques Fleursfur le marche..pied de fon Trône ; mais aujourd'huy , Meßieurs ,elles por- tent bien plus haut leur ambition,
& voulant donnerdes marques plus
éclatantes de la grandeur de leur ze- le à cet incomparable Monarque,
elles viennent de luy consacrer un
GALANT. 45 Ouvrage , qui malgré l'injure des Temps , & la violence mesme des
Eleniens , eſt aſſuréde pouvoir durer
autant que le Monde. Necroyez pas.
neantmoins , Meßieurs, qu'ilsoitde
lanature de ceux que vous enfantez tous les jours , à qui la beauté du Stile , la fublimité des Pensées , la
force de l'Eloquence , la reputation
enfin &le merite des Autheurs,font
comme autant de garaus d'Immor
talité. Non , Meßieurs , celuy dont
je parle icy , doit cftre regardé plû- toft comme un effort de nos mains,
que de nostre esprit , où parun beu- reux artifice , ayant fait fupléer la Nature à l'Art , & la matiere à
laforme , nous avons trouvéleſecret
de ſauver eternellement de l'Oubly,
l'Auguste Nom de LoüIS LE GRAND en le gravant fur le
Marbre &fur laGranite avec des
Caracteres ineffaçables. C'est en
46 LE MERCVRE quoy, Meßieurs, je ne sçaurois m'em- peſcher de m'applaudiren fecret de
cette loüable précaution que nous
avons euë poursa gloire , quand je confidere ſur tout à combien de mal- heureux accidens ſont ſouvent expofez les Ouvrages meſmes desplus grands Hommes. N'est- ce pas en effet une déplorable coustume , ou plutoſt une malheureuſe necessité,
que celle de confier , comme on fait
tous les jours , les Veritez les plus importantes de noſtre Histoire , àla bonne-foy d'un Dépositaire außifoi- ble , außi leger , &außi périſſable que le Papier , qu'un Enfant déchire , que le Vent emporte , que les
Vers rongent , que l'Eau pourrit , &
que lefeu consume avec tant de facilité ? En verité , Meßieurs , je tremble pour l'intereſt des Muſes de noſtre France , toutes lesfois que je m'imagine qu'il ne faudroit qu'une
GALAΝΤ. 47 petite étincelle pour embraser &
réduire en cendres toute la Bibliotheque du Louvre , & priver ainſi malheureſement la Pofteritédufruit
prétieux de tant de ſueurs & de
tant de veilles que vous conſacrez
au Public , &quidevroient immor- taliſer vos illuftres Noms dans la
memoire des Hommes , auſſi bien
que celuy de nostre Auguste Monar- que. Graces au Ciel, Meſſieurs, nous avons trouvé le moyen de le mettre
àcouvert de ces injustices de la For-- tune , & l'Académie Royale d'Ar- les peut dire maintenant avec raiſon , de ce grand &fuperbe Livre
qu'elle vient de consacreràſagloi- re , ce que le Poëte n'a dit autrefois
duſien queparvanité :
Exegi monumentum ære perennius Quod non imberedax , nec Aquilo impotens , &c.
48 LE MERCVRE Vous en allez juger , Meßicurs, par ces Exemplaires que je suis chargé de vous en offrir . & que vous au rez , s'il vous plaist, la bontéde recevoir avec complaisance de la part d'une Compagnie toute remplie de Sentimens de respect &de venera- tion pour la voſtre , &qui nesou.. haiterien tant au monde que de ſe pouvoir rendre digne parsesfervi- ces decette Adoption gloricuſe dont
il vous aplû l'honorer.
Le Compliment , le Sonner&
les Estampes de l'Obeliſque, dont celle qu'on avoit deſtinée pour la Salle del'Académie , eſtoit enrichie d'une fort belle Bordure,
tout fut reçeu avec applaudiffe- ment de cette Illuſtre Affemblée, au nomde laquelle leDire- cteur remercia M² de Roubin
avec les termes les plus civils, &
apres
GALANT 49 après luy avoirdonnémille aſſu- racesde l'eſtime particuliere que la Compagnie avoit toûjours euë pour l'AcadémieRoyale d'Arles,
itſe plaignit obligeamment de ce que ne l'ayant pas averty dujour qu'il avoit choiſy pourleur faire l'honneur qu'ils recevoient , il luyavoitofté le moyendeſe pré- parer à luy répondre avec plus d'ornement,&de faire tenirune
Aſſemblée extraordinairequi luy auroit donné unplus grand nom- bred'Approbateurs. Il le fuppli cependantaunomde là Compa- gnie , de vouloir donner àM²de Mezeray,qui en eſt le Secretai- re , une copie de fon Difcours pour la mettre dans leur Regi- ſtre. Onluy fit les honneurs en- tiers , &ces Meffieur luydonnerent part aux Jettons comme à
une Perſonne de leur Corps. Je Tome VII. C
e
50 LE MERCVRE
croy , Madame ,que vous n'i gnorez pas que c'eſt une Libera- lité duRoyqui leur donne qua- rante lettons d'argent pour cha- que Seance. Ilgilout diſtribuez à ceux qui s'y rencontrent , &
beaucoup d'entre eux ſe font honneur de s'y louver pour les Fecevoir! Commeleschofesdé
pependent quelquefois autant de la maniere dont elles font tournées , que de ce qu'elles valent par elles-meſimes, la Ville d'Ar- les a bien lieu d'eſtre fatisfaite,
puis que fi le zele qu'elle a pour Le Royluy a fait faire de la dé- penſe, on peut dire que Mede Roubinen arelevéleprix.L'A cadémie qui l'a choifi dans fon Corps pour cette Députation,
nedoit pas eſtre moins contente d'avoir nonumeunes Perdonne
dont d'Esprit a fi avantageufe
GALANT5
i ment ſoûtenu la réputation que cette Compagnie s'eſt acquiſe parmy ceux qui connoiffent ce que c'eſtque les belles Lettres.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Mots clefs
Domaine
Résumé
Le texte décrit une correspondance entre deux individus concernant une initiative de l'Académie Royale d'Arles envers l'Académie Française. L'Académie d'Arles, en collaboration avec celle de Paris, a envoyé Monsieur de Roubin pour présenter une estampe d'un obélisque au roi, puis à l'Académie Française. Informée par l'abbé Tallemant, l'Académie Française a exprimé sa joie et son attente de recevoir Monsieur de Roubin. Ce dernier s'est rendu à l'Académie Française sans préavis et a été accueilli avec honneur. Il a présenté l'estampe de l'obélisque, accompagnée d'un sonnet, et a prononcé un discours soulignant la grandeur de l'œuvre dédiée à Louis le Grand. Le discours mettait en avant la durabilité de l'obélisque, contrastant avec la fragilité des œuvres littéraires sur papier. L'Académie Française a accueilli favorablement le discours et les présents, exprimant des regrets de ne pas avoir été prévenue pour mieux préparer la réception. Monsieur de Roubin a été traité avec les honneurs dus à un membre de l'Académie et a reçu des jetons d'argent distribués lors des séances. La ville d'Arles et l'Académie sont satisfaites du zèle et de l'esprit de Monsieur de Roubin.