→ Vous voyez ici les données brutes du contenu. Basculez vers l'affichage optimisé.
Titre

AVIS INTERESSANT, Contenant le précis d'une lettre de M. Mollée, Chymiste, demeurant à Paris, fauxbourg S. Honoré, rue de la Ville-l'Evêque.

Titre d'après la table

Avis divers

Titre simplifié de l'article récurrent
Page de début
234
Page de début dans la numérisation
677
Page de fin
236
Page de fin dans la numérisation
679
Incipit

Mr. Mollée rend compte dans sa lettre des effets suivis de son 

Texte
AVIS INTERESSANT ,
Contenant le précis d'une lettre de M. Mollée
, Chymifte , demeurant à Paris , fauxbourg
S. Honoré , rue de la Ville - l'Evêque.
R.
71
M'effets fuivis de fon remede , & c'eft par des Mollée rend compte dans fa lettre des
faits exposés avec exactitude qu'il parvient
prouver ,
1°. Que fon remede guérit fans retour.
2°. Qu'il guérit commodément & fans caufer
aucunes fortes d'accidens.
3°. Que dans les tems qui ne font pas extrê
mement rudes , les pauvres en peuvent faire uſage
fans difcontinuer leurs travaux.
4° . Qu'il eft fi analogue à la nature , que les
femmes enceintes & les enfans à la mammelle
peuvent en ufer fans aucun rifque , & que tous les
malades qui l'emploient jouiffent d'une fanté par,
faite à la fin du traitement.
Mais M. Mollée ne propofe fon remede que
pour le mal vénérien. Il exige de plus qu'on fuive
fcrupuleufement fa méthode dans les préparations
& l'adminiftration de ce remede : en conféquence
il confeille aux malades de fe faire toujours aider
par quelques perfonnes de l'art. C'eſt en 1751
que les premieres épreuves en ont été faites à
Bordeaux , fous les yeux des Médecins & des Chirurgiens
habiles de cette ville. On en peut voir
le détail chez Barbou , rue S. Jacques , aux Cigognes.
Il a fait fucceffivement de nouvelles épreuves
à Verfailles & à Paris , fous les yeux des preJUIN..
1753: 233
miers Médecins duRoi , & fous l'infpection de M.
Malouin ; elles ont été également fuivies d'un
heureux fuccès . Depuis l'obtention de fon privilege
il a continué à faire fes cures publiques
avec les mêmes précautions & la même réuffite ,
tant à Paris que dans les provinces. Pour en mieux
conftater le fuccès , il rapporte dans fa lettre l'état
de plufieurs malades qu'il a traités , avec les
certificats de leur guérifon.
Sur ce qu'il a été dit dans le Mercure de Now
vembre 1754 , que M. Baron , Doyen de la Fa
culté de Paris , à déclaré que ladite Faculté n'a
aucune connoiffance du remede du fieur Mollée ,
qui s'autorife auffi fauffement de l'approbation
de l'Académie de Chirurgie ; l'auteur fe juftifie ,
en difant que cette erreur vient de ce qu'il a pris
le fuffrage de plufieurs Docteurs de la Faculté
pour celui du corps même. Il affure que M. Mar
thaud , Docteur de cette Faculté , a fait aux écoles
l'éloge de fon remede , ainfi que M. Hervin , pre
mier Chirurgien de Madame laDauphine , dans l'E
cole de Chirurgie , où il y a fix ou ſept cens Eco
liers. Depuis il a invité deux fois M. Baron & une
fois M. Morand à être les témoins du traitement
qu'il fait tous les mois à un pauvre malade gratis ;
il a même offert à ce dernier gratuitement tout ce
qu'il faudroit de fon remede pour traiter aux invalides.
Ces Meffieurs n'ayant pas eu le tems d'en voir
& d'en fuivre les effets , ce n'eft pas la faute de M.
Mollée s'ils les ignorent . Sa charité ne s'eft point
bornée aux pauvres malades de Paris , elle s'eft
étendue fur ceux des provinces : il exerce fon art en
citoyen , & la réuffite couronne les bienfaits . I
M. Mollée avertit le public qu'il vient de faire
imprimer une nouvelle méthode pour la prépara
tion des malades avant l'adminiftration de fon re236
MERCURE DE FRANCE.
mede ; on la trouvera chez lui , où il la délivre
gratis.
Collectivité
Faux
Langue
Genre paratextuel
Vers et prose
Courrier des lecteurs
Faux
Résumé
Le document est un avis concernant un remède proposé par M. Mollée, un chimiste parisien. Mollée décrit son remède comme guérissant sans retour et sans effets secondaires, adapté aux pauvres, aux femmes enceintes et aux enfants. Il est destiné au traitement du mal vénérien et nécessite un respect strict de sa méthode de préparation et d'administration, de préférence avec l'aide de professionnels de la santé. Les premières épreuves du remède ont été réalisées à Bordeaux en 1751, sous la supervision de médecins et chirurgiens locaux, avec succès. Des tests supplémentaires ont été effectués à Versailles et à Paris en 1753, sous la supervision des premiers médecins du Roi et de M. Malouin, confirmant son efficacité. Mollée continue de réaliser des cures publiques avec succès, tant à Paris que dans les provinces, et fournit des certificats de guérison de ses patients. En réponse à une déclaration de la Faculté de Paris et de l'Académie de Chirurgie, Mollée clarifie que son remède a été approuvé par plusieurs docteurs de la Faculté et par M. Hervin, premier chirurgien de Madame la Dauphine. Il offre également une nouvelle méthode de préparation des malades avant l'administration de son remède, disponible gratuitement chez lui.
Soumis par conusm le