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Titre

ELOGE DE VERSAILLES ET DE TRIANON.

Titre d'après la table

Eloge de Versailles & de Trianon par Monsieur le Duc de S. Aignan.

Page de début
213
Page de début dans la numérisation
223
Page de fin
218
Page de fin dans la numérisation
228
Incipit

Vous voulez bien, Madame, que je mesle à ces / Je sçavois bien, Tirsis, par cent illustres marques,

Texte
Vous voulez bien, Madame,
que je mefle à ces Nouvelles les derniers Vers qu'on m'a
154 LE MERCVRE donnez de M² le Duc de S. Aignan; ils vous feront connoî- tre avec quelle promptitude il vient à boutde tout ce qu il entreprend. Le Roy luy avoit faitl'honneur à ſon retour du
Havre,de luy faire voir les Au- gmentations qui s'eſtoient fai- tes à Verſailles & à Trianon
depuis fon départ ; & dés le foir meſme il prit la liberré de donner à Sa Majefté ces Vers qu'il fit ſur les beautez de ces deuxMaiſons.
ELOGE
DE
VERSAILLES
ET DE TRIANON.
Efçavois bien , Tirfis , parcent
2
GALANT. 155 I
4-
th
Quenous avions pour Roy leplus grand des Monarques;
Qu'en guerre comme en paix il
estoit fans pareil ,
Qu'on le voyoit briller comme un
autre Soleil ,
Et qu'eſtant des Guerriers le plus parfait modele ,
Il fe couvroitpar tout d'une gloire immortelle ;
Mais je ne penſois pas qu'il fust en ſonpouvoir D'aſſembler les Trefors que nous
venons de voir ,
Que retournant vainqueur du
plus fortdes Batailles ,
Il fift de Trianon ce qu'il fait de Versailles ,
Que le plus délicat nepust rien
defirer
Aux rares ornemens qui s'y font admirer ,
156 LE MERCVRE Qu'on ypaſſaſt des Mers , qu'ony viſt ſur les ondes Desfuperbes Vaiſſeauxles courſes
vagabondes ,
Quele Iafpe,leMarbre & cent
autres Beautez Ytinſſent à l'envy tous lesſens enchantez,
Qu'onpust enun moment desplus baffes Campagnes Eleverdes Torrens &percer des
Montagnes ,
Et qu'enfin de ces lieux le pompeuxornement ,
Detous les Curieux devinſt l'étonnement.
Mais , Tirſis, euft-on crû qu'une
humaine puiſſance Eust rangé tes Saiſons ſous fon obeissance ,
Pour le plaisir des yeux change l'ordre du temps ,
Fait
GALANT. 157
Fait des plus grands Hyvers un
eternel Printemps ,
Et joint plus d'une fois dans une mefme Place ,
Audoux émaildes Fleurs la froi- deur de la glace. Tous les Siecles pallez n ayantTREQUE
rien veu de tel ,
Admirons ce Grand Roy qui rien de mortel ,
LYON
N1893*77
Mais adjoûtons , Tirfis , que ce MonarqueAuguſte ,
Pouvant tout ce qu'ilveut neveut
rien que de juste.
Titre de noblesse
Genre
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Résumé
Le texte est une lettre accompagnée de vers dédiés au Duc de Saint-Aignan. Le roi a récemment montré au duc les améliorations effectuées à Versailles et à Trianon lors de son retour du Havre. En réponse, le duc a offert au roi des vers célébrant les beautés de ces deux lieux. Ces vers exaltent le roi comme le plus grand des monarques, brillant en guerre et en paix, et couvert de gloire immortelle. Ils mettent en avant sa capacité à créer des merveilles à Versailles et à Trianon, où les trésors et les ornements sont admirables. Les vers décrivent des paysages magnifiques, des vaisseaux superbes et des œuvres d'art en marbre. Ils évoquent également la capacité du roi à transformer les saisons, créant un éternel printemps et mélangeant fleurs et glace. Le texte se conclut par une admiration pour le roi, qui, malgré sa puissance, ne souhaite que ce qui est juste.
Est rédigé par une personne
Soumis par delpedroa le