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193
Page de début dans la numérisation
213
Page de fin
209
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229
Incipit
Il me souvient, Madame, que je vous ay déja parlé
Texte
Il me ſouvient,Madame, que je vous aydéja parlépluſieurs foisdela Famille de Monfieur
le Maréchal de la Feüillade,
&du merite particulier de ce Duc. Vous ſçavez ce qu'il
GALANT. 143 a fait en Hongrie, en Candie,
& en France , &je puis vous ☐ aſſurer qu'il a continué à don- ner pendant cette Campagne des marquesde ſa valeur &de fon grand zele pour la gloire du Roy. L'un & l'autre ont pa.
ru devat la Citadellede Cambray , & je vous ay marqué qu'il attendoit luy-même au pied de la Bréche la réponſe de ceux qu'il yavoit fait mon- ter pour reconnoître l'état des
Ennemis. Quelques jours au- paravant un Boulet de Canon avoit paſſe ſous le ventre de ſon Cheval, & il avoit penſé en eſtre tué.
S
Monfieur le Mareſchal de
Lorge a beaucoup contribué à la priſe de la Contreſcarpe.
Il eſt de la Maiſon de Duras,
qui eſt une des plus Illuſtres
144 LE MERCURE
deGuienne. Il a ſervy tres-uti- lement le Roy en Italie. On
ne peut s'attacher avec une
plus grande application au mêtier de la Guerre , & il a fi bien étudié ce grand Art ſous feu MonfieurdeTurenne fon
Oncle, qu'il en met toutes les
manieres en pratique lors que l'occaſion s'en preſente. La fameuſeRetraite qu'il fit apres la mort de ce grand Homme,
àla veuë d'une Armée beaucoup plus forte que la ſienne,
fait beaucoup mieux ſonElo- ge,que tout ce que j'en pour- rois dire.
Je ne parle point icy des Of- ficiers Generaux , ils ſe ſont
montrez dignes du choix de Sa Majesté, & je ne ferois en
vous entretenant de leurs
GALANT. 145 - actions paſſées que vous re- peter ce que je vous ay déja ditend'autres endroits. Al'é-
■ gard de Cambray , on ne peut douter qu'ils n'ayent fait voir - & beaucoup de conduite &
1 beaucoup de valeur,puis qu'ils ont tour à tour monté la
- Tranchée , & que dans les occafions les plus perilleuſes ils ont les premiers eſſuyé le feu des Ennemis àla tête des
Troupes qu'ils commădoient.
Monfieur le Prince d'Elbeuf,
Aydede Camp du Roy, a fait voir une ardeur fi boüillante,
que ſi on ne l'eût ſouvét rete- nu de force, il ſe ſeroit expoſé à tous les perils du Siege,Mõ- ſieur le Comte d'Auvergne ne voulant point le laiſſer al- ler àl'attaque des deux De
146 LE MERCURE
my-lunes,ce Prince fit ce qu'il put pour ſe dérober de luy, &
rien ne le put empêcher d'y venir à la fin de l'attaque; mais le peril ſe trouva alors plus grand , parce que les Enne- mis ne tirerent de leurs Remparts quelors que leurs Gens furent fortis des Demy-lunes,
de peur de tirer fur eux. Ce Prince y demeura tant qu'on fit le Logement , & fut pen- dant tout ce temps expoſé au feudes Ennemis. Il étoit auſſi
àl'artaque de la Contreſcarpe.
Monfieur le Chevalier de
Feuquieres qui s'eſt diſtingué au Siege de la Citadelle , eſt Fils de Monfieur le Marquis de Feuquieres Gouverneur de Verdun , & Ambaſſadeur en Suéde,petit- Fils du fameux
Marquis
GALANT. 147
Marquis de Feuquieres , qui a commandé fi long-temps les Armées du feu Roy en Al- lemagne : l'Hiſtoire eſt rem- plie de ſes Victoires , & des fameuſes Negotiations qu'il a faites aupresde la plusgran- de partie des Princes Etrangers. Le Chevalier dont nous
parlons eſt bien fait, &il don- ne tous les jours marques de ſa valeur.
de nouvelles
La mort de Monfieur leLYON
Marquis de Renel ne medoit 8435
pas empécher de parler de luy , & je croy devoir rendre juſtice àſa memoire. Sa Valeur étoit connuë , il avoit des
Amis du premier rang , & il étoit aiméde ſon Maître. Ce
n'eſt pas d'aujourd'huy que le Titre de Marquis eſt dans
Tome 3 . G
148 GALANT.
ſa Famille , & l'Hiſtoire nous parle d'un Marquis de Renel Gouverneur de Vitry qui fu- tué en 1615 en voulant em- peſcher la jonction de ſix cent Reïſtres àl'Armée des Princes. On ne peut douter de la Nobleſſe de cette Famille
puisqu'elledeſcendde la Mai- ſond'Amboiſe , ſi connuë das
toutes nos Hiſtoires. La douleur que Madame la Marqui- ſe de Renel ſent encor tous les
jours dela pertequ'elle a faite,
ſeroit difficile à exprimer.El- le aimoit celuy qu'elle pleure avecunetendreſſe inconcevable;mais cette tendreſſe n'empeſchoit pointqu'elle ne facri- fiât toutes chofes , afin qu'il puſt ſervir ſon Prince en hom- mede ſaQualité.
LE MER CURE 149 Monfieur le Vicomte de
1 Meaux , Fils de Monfieur dę
Betune ,&petit- Fils de Monfieur le Duc d'Orval , s'eſt
trouvé dans toutes les occafions de vigueur ; & l'on n'en ſçauroit douter, puis qu'il a re- çeupendant le ſeul Siege dont nous parlonsjuſqu'à fix coups,
dont heureuſement pour luy il a eſté quite pour quel- ques contufions. Monfieur le Duc d'Orval dont je vous parle , eſt Fils de Monfieur le Duc de Sully , Favory de
Henry IV.
s
Monfieur le Comte de la
Vauguyon s'eſt ſignalé en en- trant le troifiéme dans la Contreſcarpe. Il a eſté Chambella
deMonfieur. Il eſt d'une tresbonne Famille de Poitou , &
fon Pere a eu des Emplois
Gij
ISO LE MERCURE confiderables dans les Indes.
Monfieur 'le Vicomte de
Corbeil , Fils de Monfieur le
Comte de Bregy , Lieutenant General , & autrefois Ambaffadeur Extraordinaire en Pologne , s'eſt trouvé à toutes les attaques de la Citadelle de Cambray , & ne s'y eſt pas trouvé des derniers. Il eſt ſi
modeſte là-deſſus , & donne
tant de loüanges à tous ceux qui s'y ſont ſignalez,qu'il ſem- ble qu'il ne croye pas en me- riter : cependant il eſt impof- fiblede raiſonner de la maniere qu'il fait ſur tout ce qui s'y eſt paffé de plus particulier ,
ſans avoir eſté exposé aux plus grands périls. Il ſçait le mêtier de la Guerre,il entend
GALANT. 151 les Fortifications,&il en parle
auſſi juſte que Madamela Co- teſſe de Bregy ſa Mere écrit agreablement.Je n'oſe vous en dire davantage, ſçachat qu'el- le cache avec grand foin tou- tes les belles productions de ſon eſprit , &qu'elle ne ſe ré- ſout qu'avec peine à les com- muniquer à ceux à qui elles ſe cofie le plus.Elle al'eſprit bril- lant &folide tout enſemble,
&donne un tour ſi agreable à
tout ce qu'elle dit , qu'on ne
- ſort jamais d'avec elle ſans étre charméde ſa converſatio.Elle
eſt genereuſe, & fert ſes Amis
avec une ardeur qu'on ne peut affez loüer. Jugez , Mada- me, ſi ce n'eſt pas avec raiſon que tant de belles qualitez Giij
152 LE MERCURE luy ont acquis l'eſtime parti- culiere de Leurs Alteſſes
Royales ; mais le zele qui m'enporte en parlant d'une Perſonne qui a tant de merite,
me fait oublier que je ſuis en- cor devant la Citadelle de
Cambray,ou du moins quej'y dois étre. Il eſt temps d'en être. Il eſt temps d'enfortir fi
jeveuxvous mander d'autres Nouvelles. Achevons donc
en deux mots , & diſons que
les Pages du Roy ont tous fais voir une valeur digne de la
naiſſance qu'il faut avoir pour obtenir un Poſte ſi avantageux. Il s'en trouvoit tous les jours deux à la tête desBatail- lonsquimontoient les Gardes des Tranchées ; Sa Majesté l'avoit ordonné ainſi pour les
GALANT. 153 empêcher d'y aller tous. Ce- pendant il étoit ſouvent diffi- cile de les retenir.
Je vous parlerois icy de Monfieur du Mets , ſi je n'é- tois accablé par la matiere.
C'eſt un Article que je fuis
obligéde remettre àune autre fois , &de finir en vous diſant qu'il nemérite pas moins de loüanges pour ſa vigilance &
fes foins , que Monfieur de Vauban pour les grands &
prodigieux Travaux qu'il a
fait faire , & qu'il a fi bien,
conduits ; ayant particuliere- ment recherché les moyens ,
d'épargner le fang , enq
le Maréchal de la Feüillade,
&du merite particulier de ce Duc. Vous ſçavez ce qu'il
GALANT. 143 a fait en Hongrie, en Candie,
& en France , &je puis vous ☐ aſſurer qu'il a continué à don- ner pendant cette Campagne des marquesde ſa valeur &de fon grand zele pour la gloire du Roy. L'un & l'autre ont pa.
ru devat la Citadellede Cambray , & je vous ay marqué qu'il attendoit luy-même au pied de la Bréche la réponſe de ceux qu'il yavoit fait mon- ter pour reconnoître l'état des
Ennemis. Quelques jours au- paravant un Boulet de Canon avoit paſſe ſous le ventre de ſon Cheval, & il avoit penſé en eſtre tué.
S
Monfieur le Mareſchal de
Lorge a beaucoup contribué à la priſe de la Contreſcarpe.
Il eſt de la Maiſon de Duras,
qui eſt une des plus Illuſtres
144 LE MERCURE
deGuienne. Il a ſervy tres-uti- lement le Roy en Italie. On
ne peut s'attacher avec une
plus grande application au mêtier de la Guerre , & il a fi bien étudié ce grand Art ſous feu MonfieurdeTurenne fon
Oncle, qu'il en met toutes les
manieres en pratique lors que l'occaſion s'en preſente. La fameuſeRetraite qu'il fit apres la mort de ce grand Homme,
àla veuë d'une Armée beaucoup plus forte que la ſienne,
fait beaucoup mieux ſonElo- ge,que tout ce que j'en pour- rois dire.
Je ne parle point icy des Of- ficiers Generaux , ils ſe ſont
montrez dignes du choix de Sa Majesté, & je ne ferois en
vous entretenant de leurs
GALANT. 145 - actions paſſées que vous re- peter ce que je vous ay déja ditend'autres endroits. Al'é-
■ gard de Cambray , on ne peut douter qu'ils n'ayent fait voir - & beaucoup de conduite &
1 beaucoup de valeur,puis qu'ils ont tour à tour monté la
- Tranchée , & que dans les occafions les plus perilleuſes ils ont les premiers eſſuyé le feu des Ennemis àla tête des
Troupes qu'ils commădoient.
Monfieur le Prince d'Elbeuf,
Aydede Camp du Roy, a fait voir une ardeur fi boüillante,
que ſi on ne l'eût ſouvét rete- nu de force, il ſe ſeroit expoſé à tous les perils du Siege,Mõ- ſieur le Comte d'Auvergne ne voulant point le laiſſer al- ler àl'attaque des deux De
146 LE MERCURE
my-lunes,ce Prince fit ce qu'il put pour ſe dérober de luy, &
rien ne le put empêcher d'y venir à la fin de l'attaque; mais le peril ſe trouva alors plus grand , parce que les Enne- mis ne tirerent de leurs Remparts quelors que leurs Gens furent fortis des Demy-lunes,
de peur de tirer fur eux. Ce Prince y demeura tant qu'on fit le Logement , & fut pen- dant tout ce temps expoſé au feudes Ennemis. Il étoit auſſi
àl'artaque de la Contreſcarpe.
Monfieur le Chevalier de
Feuquieres qui s'eſt diſtingué au Siege de la Citadelle , eſt Fils de Monfieur le Marquis de Feuquieres Gouverneur de Verdun , & Ambaſſadeur en Suéde,petit- Fils du fameux
Marquis
GALANT. 147
Marquis de Feuquieres , qui a commandé fi long-temps les Armées du feu Roy en Al- lemagne : l'Hiſtoire eſt rem- plie de ſes Victoires , & des fameuſes Negotiations qu'il a faites aupresde la plusgran- de partie des Princes Etrangers. Le Chevalier dont nous
parlons eſt bien fait, &il don- ne tous les jours marques de ſa valeur.
de nouvelles
La mort de Monfieur leLYON
Marquis de Renel ne medoit 8435
pas empécher de parler de luy , & je croy devoir rendre juſtice àſa memoire. Sa Valeur étoit connuë , il avoit des
Amis du premier rang , & il étoit aiméde ſon Maître. Ce
n'eſt pas d'aujourd'huy que le Titre de Marquis eſt dans
Tome 3 . G
148 GALANT.
ſa Famille , & l'Hiſtoire nous parle d'un Marquis de Renel Gouverneur de Vitry qui fu- tué en 1615 en voulant em- peſcher la jonction de ſix cent Reïſtres àl'Armée des Princes. On ne peut douter de la Nobleſſe de cette Famille
puisqu'elledeſcendde la Mai- ſond'Amboiſe , ſi connuë das
toutes nos Hiſtoires. La douleur que Madame la Marqui- ſe de Renel ſent encor tous les
jours dela pertequ'elle a faite,
ſeroit difficile à exprimer.El- le aimoit celuy qu'elle pleure avecunetendreſſe inconcevable;mais cette tendreſſe n'empeſchoit pointqu'elle ne facri- fiât toutes chofes , afin qu'il puſt ſervir ſon Prince en hom- mede ſaQualité.
LE MER CURE 149 Monfieur le Vicomte de
1 Meaux , Fils de Monfieur dę
Betune ,&petit- Fils de Monfieur le Duc d'Orval , s'eſt
trouvé dans toutes les occafions de vigueur ; & l'on n'en ſçauroit douter, puis qu'il a re- çeupendant le ſeul Siege dont nous parlonsjuſqu'à fix coups,
dont heureuſement pour luy il a eſté quite pour quel- ques contufions. Monfieur le Duc d'Orval dont je vous parle , eſt Fils de Monfieur le Duc de Sully , Favory de
Henry IV.
s
Monfieur le Comte de la
Vauguyon s'eſt ſignalé en en- trant le troifiéme dans la Contreſcarpe. Il a eſté Chambella
deMonfieur. Il eſt d'une tresbonne Famille de Poitou , &
fon Pere a eu des Emplois
Gij
ISO LE MERCURE confiderables dans les Indes.
Monfieur 'le Vicomte de
Corbeil , Fils de Monfieur le
Comte de Bregy , Lieutenant General , & autrefois Ambaffadeur Extraordinaire en Pologne , s'eſt trouvé à toutes les attaques de la Citadelle de Cambray , & ne s'y eſt pas trouvé des derniers. Il eſt ſi
modeſte là-deſſus , & donne
tant de loüanges à tous ceux qui s'y ſont ſignalez,qu'il ſem- ble qu'il ne croye pas en me- riter : cependant il eſt impof- fiblede raiſonner de la maniere qu'il fait ſur tout ce qui s'y eſt paffé de plus particulier ,
ſans avoir eſté exposé aux plus grands périls. Il ſçait le mêtier de la Guerre,il entend
GALANT. 151 les Fortifications,&il en parle
auſſi juſte que Madamela Co- teſſe de Bregy ſa Mere écrit agreablement.Je n'oſe vous en dire davantage, ſçachat qu'el- le cache avec grand foin tou- tes les belles productions de ſon eſprit , &qu'elle ne ſe ré- ſout qu'avec peine à les com- muniquer à ceux à qui elles ſe cofie le plus.Elle al'eſprit bril- lant &folide tout enſemble,
&donne un tour ſi agreable à
tout ce qu'elle dit , qu'on ne
- ſort jamais d'avec elle ſans étre charméde ſa converſatio.Elle
eſt genereuſe, & fert ſes Amis
avec une ardeur qu'on ne peut affez loüer. Jugez , Mada- me, ſi ce n'eſt pas avec raiſon que tant de belles qualitez Giij
152 LE MERCURE luy ont acquis l'eſtime parti- culiere de Leurs Alteſſes
Royales ; mais le zele qui m'enporte en parlant d'une Perſonne qui a tant de merite,
me fait oublier que je ſuis en- cor devant la Citadelle de
Cambray,ou du moins quej'y dois étre. Il eſt temps d'en être. Il eſt temps d'enfortir fi
jeveuxvous mander d'autres Nouvelles. Achevons donc
en deux mots , & diſons que
les Pages du Roy ont tous fais voir une valeur digne de la
naiſſance qu'il faut avoir pour obtenir un Poſte ſi avantageux. Il s'en trouvoit tous les jours deux à la tête desBatail- lonsquimontoient les Gardes des Tranchées ; Sa Majesté l'avoit ordonné ainſi pour les
GALANT. 153 empêcher d'y aller tous. Ce- pendant il étoit ſouvent diffi- cile de les retenir.
Je vous parlerois icy de Monfieur du Mets , ſi je n'é- tois accablé par la matiere.
C'eſt un Article que je fuis
obligéde remettre àune autre fois , &de finir en vous diſant qu'il nemérite pas moins de loüanges pour ſa vigilance &
fes foins , que Monfieur de Vauban pour les grands &
prodigieux Travaux qu'il a
fait faire , & qu'il a fi bien,
conduits ; ayant particuliere- ment recherché les moyens ,
d'épargner le fang , enq
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Domaine
Résumé
Le texte décrit les exploits militaires de divers nobles et officiers lors du siège de la citadelle de Cambray. Le Maréchal de la Feuillade est particulièrement loué pour ses actions en Hongrie, en Candie et en France, ainsi que pour sa bravoure durant la campagne. Le Maréchal de Lorge, membre de la maison de Duras, est également mentionné pour ses contributions, notamment sa célèbre retraite après la mort de Turenne, son oncle. Les officiers généraux se sont distingués par leur conduite et leur valeur, montant la tranchée et affrontant les ennemis. Le Prince d'Elbeuf a montré une ardeur exceptionnelle, se mettant en danger lors des attaques. Le Chevalier de Feuquières, fils du Marquis de Feuquières, a également été remarqué pour sa valeur. Le texte rend hommage au Marquis de Renel, connu pour sa bravoure et son dévouement à son maître. Le Vicomte de Meaux, fils du Duc de Betune et petit-fils du Duc d'Orval, a reçu plusieurs blessures. Le Comte de la Vauguyon s'est signalé en entrant dans la contrescarpe. Le Vicomte de Corbeil, fils du Comte de Bregy, a participé à toutes les attaques et est reconnu pour ses compétences en fortifications. Les pages du roi ont également montré une grande valeur en montant les gardes des tranchées. Le texte mentionne brièvement la vigilance de Monsieur du Mets et les travaux de Monsieur de Vauban.