Titre d'après la table
Conversation qui sert de Conclusion à ce Volume.
Fait partie d'une livraison
Page de début
206
Page de début dans la numérisation
222
Page de fin
208
Page de fin dans la numérisation
224
Incipit
Il est vray, dit la Duchesse quand le Chevalier eut
Texte
une Nomination étrangère.
Il eft vray, dit la Duchefle
quand le Chevalier eut achevé
de lire, qu’on aprend dans le
Mercure mille petites chofes
GA L A N T. 2,07
particulières qu’on ne pourroic
mettre autre-part}
fie ce que je
viens d’entendre m’oblige'encore plus fortement à me déclarer pour ce Livre, que je n’avois fait auparavant. Mais dites. moy, je vous prie, continuat-elle en s’adrefl'ant au Chevalier , comment faudra-t-il faire
pour inftruire l’Autheur de certaines choies qu’il ne pourra fçavoir, à moins de quelques Avis
particuliers? 11 ne faudra , répondit lcChevalicr, qu’envoyer
les Mémoires qu’on voudra luy
faire tenir, dans la Salle neuve • *
du Palais, à l’image S.Loüis.
Mais,interrompit la Marquilè
en hauflant la voix, d’où vient
qu’il n’a point parlé des Modes
nouvelles? C’eft, luy repartit le
208 LE MERC. GAL.
Chevalier, parce que le temps
de jubilé n’elloit pas propre
pour cette matière j mais vous
ferez fatisfaitelà-deflùsdans le
premier Volume, où l’Autheur
doit mettre une Galanterie affez agréable qui commence à
courir dans le monde, intitulée
la M aladie de T jlmotir, Corn-
. me il eftoit déjà tard , on ne
joüa point, & la Compagnie fe
fepara apres avoir finy laConverfation par où elle avoir efté
commencée, c’eft à dire par les
IS ou velles de la Guerre.
Il eft vray, dit la Duchefle
quand le Chevalier eut achevé
de lire, qu’on aprend dans le
Mercure mille petites chofes
GA L A N T. 2,07
particulières qu’on ne pourroic
mettre autre-part}
fie ce que je
viens d’entendre m’oblige'encore plus fortement à me déclarer pour ce Livre, que je n’avois fait auparavant. Mais dites. moy, je vous prie, continuat-elle en s’adrefl'ant au Chevalier , comment faudra-t-il faire
pour inftruire l’Autheur de certaines choies qu’il ne pourra fçavoir, à moins de quelques Avis
particuliers? 11 ne faudra , répondit lcChevalicr, qu’envoyer
les Mémoires qu’on voudra luy
faire tenir, dans la Salle neuve • *
du Palais, à l’image S.Loüis.
Mais,interrompit la Marquilè
en hauflant la voix, d’où vient
qu’il n’a point parlé des Modes
nouvelles? C’eft, luy repartit le
208 LE MERC. GAL.
Chevalier, parce que le temps
de jubilé n’elloit pas propre
pour cette matière j mais vous
ferez fatisfaitelà-deflùsdans le
premier Volume, où l’Autheur
doit mettre une Galanterie affez agréable qui commence à
courir dans le monde, intitulée
la M aladie de T jlmotir, Corn-
. me il eftoit déjà tard , on ne
joüa point, & la Compagnie fe
fepara apres avoir finy laConverfation par où elle avoir efté
commencée, c’eft à dire par les
IS ou velles de la Guerre.
Langue
Genre paratextuel
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Mots clefs
Domaine
Résumé
Lors d'une conversation, la Duchesse, le Chevalier et la Marquise discutent d'un livre récemment lu. La Duchesse, après avoir reçu des informations supplémentaires, exprime son soutien à l'ouvrage. Elle demande au Chevalier comment informer l'auteur de certains détails qu'il ne pourrait pas connaître sans avis particuliers. Le Chevalier propose d'envoyer des mémoires à l'image de Saint-Louis dans la salle neuve du Palais. La Marquise interrompt pour s'enquérir de l'absence des modes nouvelles dans le livre. Le Chevalier explique que le sujet ne convenait pas au moment du jubilé, mais que le premier volume traitera d'une galanterie intitulée 'la Maladie de l'esprit'. La conversation se conclut par des nouvelles de la guerre, après quoi la compagnie se sépare.