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Page de début
150
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166
Page de fin
152
Page de fin dans la numérisation
168
Incipit

En verité, dit la Marquise, quand le Chevalier eust achevé

Texte
En vérité, dit la Marquife,
quand le Chevalier euft
achevé de lire, on a raifon
de trouver cette Lettre-la
belle : Ce n’eft pas que jc
G A L A N T . 151
n’en fois furprife, car comme elle a plus de bon fens,
que de ce brillant qui dupe
aujourd huy. tant de Gens,
je n'aurois pas crû qu’elle
dût eftre fi généralement
applaudie. Je fuis de voftre
fentiment, repartir la Ducheffe, & cette Epiftre me
paroift tellement du flile
de celles d’Ovide, que je
croyois entendre lire les
Epîrres choifies de ce Poète
ingénieux, qui ont efté fi
bien traduites enVers François par Monfieur de Corneille le jeune. Elles n’en
N iiij
151 LE MERCURE
dirent pas davantage, afin
de donner au Chevalier le
temps de pourfuivrej ce
qu’il fit ainfy.
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Mots clefs
Résumé
La Marquise et la Duchesse discutent d'une lettre lue par le Chevalier. Elles la trouvent belle et riche de bon sens. La Duchesse la compare aux épîtres d'Ovide traduites par Corneille. Elles cessent leur conversation pour laisser le Chevalier poursuivre sa lecture.
Soumis par delpedroa le