Titre d'après la table
Mariage de Monsieur le Prince d'Elbeuf, & de Mademoiselle de Vivonne.
Titre simplifié de l'article récurrent
Fait partie d'une livraison
Page de début
107
Page de début dans la numérisation
123
Page de fin
110
Page de fin dans la numérisation
126
Incipit
Monsieur le Prince d'Elbeuf, Fils du Duc de ce nom, Chef presentement
Texte
Monfieur le Prince d’Elbeuf, Fils du Duc de ce
nom, Chef prefentement
de la Maifon de Loraine
en France, a aufii époufé
la Fille de Monfieur le Marefchal Duc de Vivonne,
l’un & l’autre iffus de Mai-
îo8 LE M ERCURE
fons Souveraines, le premier des Maiftres de la Loraine, & l’autre des anciens
Comtes de Limoges. Les
Alliances de l’un & de l'autre Party avec les plus grandes Maifons de l’Europe,
& prefque toutes les Têtes
Couronnées, eftant connues, il n’eft pas neceflaire
d ’en parler. O n ne peut
prom ettre plus que fait le
jeune Prince dans un âge
(i peu avancé, n’ayant encor que quinze ans & derny. 11 a déjà fait plusieurs
Campagnes, & fait fentir
GALANT. 109
qu’ilyeftoit. FeuMonfîeur
deTurenne fon Grand O ncle, l’avoit crû digne de fes
foins, & l’avoir mené avec
luy dans fes dernieres Expéditions d’Allemagne. La
Princeffe fa Femme avec
une qualité qui ne voit rien
au deïfus d’elle que les
Princes du Sang & les Souverains, & avec les charmes d’une beauté merveil,
leufe,a unefageife qui fùrprend fon âge, une vivaK cité, & une délicatefled’ef. z
prit, qui ne paroiffent jamais que lors qu’il efl; né-
no LE MERCURE
ceflaire, & enfin tout ce
qu’on peut fouhaiter d’agrémens & de perfections,
làns avoir aucun empreftèment de les faire paroiftre,
ne fe piquant d’autres chofes que de faire celles aufquelles elle croit eftre obligée.
nom, Chef prefentement
de la Maifon de Loraine
en France, a aufii époufé
la Fille de Monfieur le Marefchal Duc de Vivonne,
l’un & l’autre iffus de Mai-
îo8 LE M ERCURE
fons Souveraines, le premier des Maiftres de la Loraine, & l’autre des anciens
Comtes de Limoges. Les
Alliances de l’un & de l'autre Party avec les plus grandes Maifons de l’Europe,
& prefque toutes les Têtes
Couronnées, eftant connues, il n’eft pas neceflaire
d ’en parler. O n ne peut
prom ettre plus que fait le
jeune Prince dans un âge
(i peu avancé, n’ayant encor que quinze ans & derny. 11 a déjà fait plusieurs
Campagnes, & fait fentir
GALANT. 109
qu’ilyeftoit. FeuMonfîeur
deTurenne fon Grand O ncle, l’avoit crû digne de fes
foins, & l’avoir mené avec
luy dans fes dernieres Expéditions d’Allemagne. La
Princeffe fa Femme avec
une qualité qui ne voit rien
au deïfus d’elle que les
Princes du Sang & les Souverains, & avec les charmes d’une beauté merveil,
leufe,a unefageife qui fùrprend fon âge, une vivaK cité, & une délicatefled’ef. z
prit, qui ne paroiffent jamais que lors qu’il efl; né-
no LE MERCURE
ceflaire, & enfin tout ce
qu’on peut fouhaiter d’agrémens & de perfections,
làns avoir aucun empreftèment de les faire paroiftre,
ne fe piquant d’autres chofes que de faire celles aufquelles elle croit eftre obligée.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Mots clefs
Résumé
Le texte présente le Prince d’Elbeuf, fils du Duc de Lorraine et actuel chef de la Maison de Lorraine en France. Il a épousé la fille du Maréchal Duc de Vivonne, deux familles issues de maisons souveraines : la Lorraine et les anciens Comtes de Limoges. Ces familles ont des alliances avec les plus grandes maisons d’Europe et presque toutes les têtes couronnées. Le Prince d’Elbeuf, âgé de quinze ans et demi, a déjà participé à plusieurs campagnes militaires, démontrant son courage et son talent. Son grand-oncle, le défunt Monsieur de Turenne, l’avait jugé digne de ses soins et l’avait emmené dans ses dernières expéditions en Allemagne. La Princesse, son épouse, possède des qualités qui la placent au même niveau que les Princes du Sang et les Souverains. Elle est dotée d’une beauté merveilleuse, d’une sagesse surprenante pour son âge, d’une vivacité et d’une délicatesse d’esprit qui se manifestent seulement lorsqu’elles sont nécessaires. Elle incarne toutes les qualités et perfections souhaitables sans chercher à les montrer, se contentant de faire ce qu’elle estime être son devoir.