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Titre

ÉCOLE Royale vétérinaire, établie à Lyon sous la direction de M. BOURGELAT, Ecuyer du Roi, & Correspondant de l'Académie Royale des Sciences de Paris.

Titre d'après la table

ECOLE Royale vétérinaire établie à Lyon sous la direction de M. Bourgelat.

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100
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323
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104
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327
Incipit

LE Lundi 20 Décembre 1762, on a décerné à Lyon dans l'Hôtel de l'Ecole

Texte
ARTS UTILE S.
ÉCOLE Royale vétérinaire , établie à
Lyon fous la direction de M. BOURGELAT
, Ecuyer du Roi , & Corref
pondant de l'Académie Royale des
Sciences de Paris
LE Lundi 20 Décembre 1762 , on a
décerné à Lyon dans l'Hôtel de l'Ecole
Royale vétérinaire une fomme de cinquante
livres , qui devoit être la récompenfe
accordée à celui des Eléves qui
l'emporteroit dans un concours fur l'Anatomie
en général , & fur les os en général
& en particulier,
M. l'Intendant a honoré l'Affemblée
de fa préfence , & a bien voulu y préfi
der. M. de Fleurieu , premier Préſident
du Bureau des Finances , & M. Fay
Confeiller en la Cour des Monnoyes ,
JANVIER. 1763. ΙΟΙ
députés l'un & l'autre par Meffieurs de
la Société d'Agriculture , ont fait auffi
aux Elèves l'honneur d'y affifter , ainfi
que plufieurs citoyens & plufieurs étrangers
invités à s'y rendre .
Dix - neuf des Elèves ont concouru .
La forme obfervée dans cette circonftance
ne laiffoit aucune reffource à la
prédilection & à la faveur. On avoit
divifé & réparti environ trois cens quatrevingt
queſtions dans dix - neuf billets cachetés.
Ces billets remis à M. l'Intendant
, on a nommé à haute voix les contendans
qui ont tiré chacun un de ces
billets , ainfi que le fort le leur a préfenté.
Chaque Elève a été oppofé à un autre
Elève qui lui a été indiqué , & ils fe
font mutuellement interrogés d'après les
queftions inférées dans le billet qui leur
eft échu. Le dix -neuviéme a répondu à
celui qui eft le chef de la Brigade dont
il fait partie.
On a jugé qu'aucun des Elèves ne
pouvoit être regardé comme indigne du
concours ; mais cinq d'entre eux ont été
déclarés fupérieurs aux autres .
Ces cinq Elèves font les fieurs Cofme ,
de la ville de Lyon; Jofeph Defchaux ,
âgé d'onze ans , de la ville de Lyon ;
Denguien , âgé de quatorze ans , de la
E iij
102 MERCURE DE FRANCE.
ville de Lyon ; Bauvais , envoyé & entretenu
à l'Ecole par M. l'Intendant de
Picardie ; Bredin , de la ville d'Auxonne
, déja connu par fes fervices dans les
Provinces de Dauphiné & d'Auvergne .
L'embarras de prononcer entre ces
contendans a obligé de les admettre à
un fécond concours dans lequel les
fieurs Cofme , Bredin & d'Enguien ont
obtenu la préférence fur les deux autres .
Ces trois Elèves , en qui la fupériorité
étoit la même ont été jugés dignes
d'obtenir le prix . Ils ont tiré au fort , &
le hafard qui a enfin prononcé en faveur
du fieur Cofme , n'a pu diminuer
l'honneur que les fieurs Bredin & d'Enguien
fe font acquis .
"
Le fieur Bauvais a eu le premier
acceffit : il eft d'autant plus louable , qu'il
n'y a que quatre mois qu'il eft admis au
rang des Elèves , & qu'il a été malade
un mois & demi.
Le fieur Jofeph Defchaux , le fecond.
Le fieur Brachet , de la Province du
Bugey , Eléve envoyé & entretenu à
l'Ecole par cette Province , à eu le troifiéme
.
Et le fieur Preflier , Elève entretenu
M. l'Intendant de Moulins , a merité
le quatriéme.
par
JANVIER. 1763. 103
NOMS DES ELEVES QUI ONT CONCOURU.
Les Sieurs
Cofme .
Defchaux .
Moret.
Detuncq.
Defavenieres.
Brachet.
Preflier. Bloufard.
Bredin . Kamerlet.
Rambert. Uderville.
Saunier le cadet.
D'Enguien.
Gautier, Rouffet.
Bauvais . Pufenas .
Guillin , interrogé par le fieur Cofme.
L'émulation que ces Elèves ont fait
paroître , & le fuccès avec lequel ils
ont montré leur favoir en préfence
d'une affemblée nombreuſe & choifie
fait un honneur infini aux foins , au
zèle & aux lumières de M. Bourgelat ,.
que le Roi a mis à la tête de cette Ecole
fi utile . On a déja vu dans les nouvelles
publiques les fervices que les Elèves de
cette Ecole , établie depuis très- peu de
temps , ont rendu dans différentes Provinces
du Royaume , pour arrêter une
maladie épidémique des beftiaux . Tous
les bons citoyens doivent s'intéreffer à
E iv
104 MERCURE DE FRANCE.
cet établiſſement , & nous nous ferons
un devoir de rendre compte au Public
des grands avantages qui en réfulteront ,
& qui s'annoncent déja de fi bonne
heure.
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Résumé
Le 20 décembre 1762, à Lyon, une somme de cinquante livres a été attribuée à l'École Royale vétérinaire dirigée par M. Bourgelat. Cette récompense visait à distinguer l'élève le plus méritant dans un concours portant sur l'anatomie générale et les os. L'événement a été marqué par la présence de personnalités influentes, dont M. l'Intendant, M. de Fleurieu et M. Fay, ainsi que des membres de la Société d'Agriculture et des citoyens étrangers. Dix-neuf élèves ont participé au concours, qui comportait environ trois cent quatre-vingts questions réparties dans dix-neuf billets cachetés. Chaque élève a tiré un billet et a été opposé à un autre pour répondre aux questions. Aucun élève n'a été jugé indigne, mais cinq ont été déclarés supérieurs : les sieurs Cofme, Joseph Deschaux, Denguien, Bauvais et Bredin. Un second concours a départagé les cinq meilleurs, désignant le sieur Cofme comme lauréat, suivi des sieurs Bredin et Denguien. Les élèves ont démontré une grande émulation et ont montré leurs compétences devant une assemblée nombreuse. Cet événement a souligné les compétences et le zèle de M. Bourgelat, ainsi que les services rendus par les élèves de l'école dans diverses provinces du royaume, notamment pour lutter contre une maladie épidémique des bestiaux.
Soumis par eljorfg le