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Titre d'après la table

Bal de Monsieur de Chasteauneuf, Conseiller au Parlement.

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Page de début dans la numérisation
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Page de fin
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Page de fin dans la numérisation
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Incipit

Les Gens de guerre ne sont pas les seuls qui

Texte
Les Gens de guerre ne
font pas les feuls qui faffent gloire de n’eftre point
fauvages, quand la complaifance q u ’on doit au
beau Sexe les engage à eftre galans. Ceux que Femploy de la Robe attache
. continuellement à des occupations def- agréables
pour les inte'rcfts des autres, ne s’en laificnt pas
G A L A N T . 6j
tellement poffeder l'efpric,
qu’ils ne confervent dans
l’occafion toute lapoliteffe
qu’infpire l ’air du grand
monde-, c’eft un caraétere
qui ne s’efface pas aifëment ; & Moniteur de Châteauneuf qui a quitté les
Etats de Savoye pour le
venir faire fConfeiller au
Parlement de Paris, l’a faic
affez connoiftre parla Fefte
qu’il a donnée chez luy un
des derniers jours du Carnaval. Il eft Petit-Fils de * • *
ce fameux Prefident de
Caftagniere, dont la répu-
• L
66 LE MERCURE
tation par les grandes Affaires qui luy ont paffé entre les mains à Chamberry, >
s’ell répandue en France
avec tant de gloire pour
luy , & Moniteur de Châteauneuf la foùtient fi. avantageufement par toute
l’intégrité qu’un Juge très- •
éclairé peut faire paroiftre,
qu’elle luy a fait mériter
la confiance de Madame
Royale, qui l’employe en
cette Cour dans toutes les
cbofes où elle peut avoir -
quelque inréreft. C’eft ce
qui a porté Madame la
• . I
t e
G A L A N T . ' 67
PrincefTedeCarignan à luy
vouloir faire le mefme honneur quelle a fait à tous
ceux de fa Famille, en les
allant furprendre chez eux,
pour ne les pas engager à
une Réception préparée.
Monfieur de Châteauneuf
en fut averty fi tard, qu’il
eut à peine le temps de
donner les ordres neceffaires pour le Souper, qui
ne laifTa pas d’eftre fervy
avec une propreté admira-
,ble. Madame deCarignan
y mena Madame la Princefle de Bade, Monfieur
F ij
r
T
68 LE MERCURE
l ’Evefque de Stralbourg,
le Prince Philippe, le Chevalier deCarignan.lePrince ,
& la PrincelTe de Furftemvieres, & Madame la Femm e, qui cous ne purent
de ce Repas. ApresleSou-' v
per on commença le Bal,
qui fur donné à Mefdemoifelles de SoilTons avec tant,
d’ordre dans les Salles, loit
pour la quantité de lumières, foit pour tout ce qui ,
pouvoir empefcher la cou- .[
fufion, q u ’on peut dire
t
G A L A N T . 6?
qu’il n'y manquoit rien.
Moniteur & Madame y
vinrent en Mafque, ainfi
que Madame la Comtefie
de Soiflons ; & tout le
monde convint que de
longtemps il n'y avoir eu
aucune Fefte fi digne des
llluftres Perfonnes à qui
elle fe donnoit.
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Résumé
Le texte aborde la galanterie et la politesse dans la société, illustrant comment même les hommes occupés peuvent les préserver. Il cite l'exemple de Moniteur de Châteauneuf, conseiller au Parlement de Paris, qui a manifesté ces qualités lors d'une fête organisée chez lui pendant le carnaval. Châteauneuf, petit-fils du respecté Président de Castagnier, connu pour ses grandes affaires à Chambéry et son intégrité, a gagné la confiance de Madame Royale, qui l'emploie dans diverses missions. Lors de cette réception, Madame la Princesse de Carignan a rendu visite à Châteauneuf de manière impromptue, accompagnée de personnalités telles que Madame la Princesse de Bade et le Prince Philippe. Malgré la préparation rapide, la réception a été marquée par une propreté admirable. Après le souper, un bal a été organisé avec beaucoup d'ordre et de soin, recevant des éloges unanimes des invités.
Soumis par delpedroa le