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Titre

THELANIRE ET ISMENE.

Titre d'après la table

Thelanire & Ismene,

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72
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747
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83
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758
Incipit

Un Satyre pour célébrer son arrivée dans un bois, donnoit aux hôtes voisins

Texte
THELANIRE ET ISMENE.
N Satyre pour célébrer fon arrivée
UNdans un bois , donnoit aux hôtes voi
fins une fête l'habitant des forêts y invita
auffi le jeune Thelanire & la charmante
Ifmene. Thelanire , quoique citadin ,
ne dédaigna pas l'offre du Sylvain ; fon
refus eût pû l'affliger , c'étoit affez pour
déterminer Thelanire à s'y rendre. Le ciel
connoiffoit fon intention , & pour l'en récompenfer
il y envoya Ifmene. La Nymphe
ſe préfenta dans une noble fimplicité
, elle donnoit de l'éclat à fa parure :
elle n'étoit qu'Ifmene , mais elle étoit Ifmene.
Thelanire la vit , il l'aima . Un tendre
embarras s'empara de fon ame , tout
lui
DECEMBRE. 1754. 75
lui fembloit inftruit de fon amour : if
croyoit voir l'univers occupé de fa tendieffe
, & rire de fa timidité.
Grands Dieux ! difoit - il , de quoi me
puniffez vous n'ai je pas affermi votre
culte en travaillant à étouffer la fuperfti
tion ? ne vous ai - je pas rendu de continuels
hommages ? mon coeur n'a écouté
que le cri de l'humanité , & ma premiere
crainte a été d'affliger le foible & le malheureux.
Je ne vous demande pas de m'ôter
mon amour , mais de me rendre la parole.
Un grand bruit fe fit entendre ( les Sa
tyres prennent le tumulte pour la gaité ) ,
& on annonça à Thelanire' que l'heure du
répas étoit arrivée.
Les Satyres croyent que rien n'eft comparable
à un Satyre ; cependant Ifmene
étoit fi belle qu'ils la jugerent dignes d'eux.
Ils eurent la gloire de fervir la Nymphe ,
& Thelanire le chagrin de les voir au comble
du bonheur. Il aimoit , il falloit le
faire entendre : Thelanire étoit épris pour
la premiere fois ; Thelanire pour la premiere
fois étoit timide.
Votre bonheur s'accroît de jour en jour ,
difoit-il au Satyre voifin d'Ifmene ; hier
Cidalyfe vous adoroit , & maintenant vous
baifez les pieds d'Ifmene.
11. Vol. D
74 MERCURE DE FRANCE.
Que vous êtes heureux ! difoit-il à un.
autre , vous obligez Ifmene , laiffez- moi
partager vos légeres peines & vos immenfes
plaifirs .
Cependant on voyoit la délicateffe prendre
la place de la profufion : on entendoit
les échos répeter les plus tendres fons ;
Thelanire feul ne voyoit & n'entendoit
qu'lfmene.
La Nymphe étoit fenfible , & Thelanire
lui plaifoit : elle croyoit n'aimer que fon
eſprit .
Tout s'efforçoit de contenter Ifmene ;
les Satyres épuifoient leur champêtre ga
lanterie. Cruels , difoit Thelanire , pourquoi
prenez-vous tant de peines ? pourquoi
m'ôtez- vous mes plaifirs ? La joie &
les flacons difparurent enfin , & le bonheur
de Thelanire commença. Affis aux
pieds d'Ifmene , Thelanire admira & fe
tût. Ifmene , dit Thelanire en foupirant :
Thelanire , reprit Ifmene en tremblant.
Ifmene .... eh bien : il baifoit fes mains ,
il les arrofoit de fes larmes. Que faitesvous
, lui dit Ifmene ? avez-vous perdu
l'ufage de la raifon hélas ! peu s'en faut ,
s'écria Thelanire , je fuis amoureux . Thelanire
trembla . Ifmene baiffa les yeux ,
& le filence fuccéda aux plus tendres em
braffemens. Ifmene n'ofoit jetter les yeux
DECEMBRE. 1754 75
far Thelanite , & Thelanire craignoit de
rencontrer les regards d'lfmene . Araminte
eft fans doute celle dont vous êtes épris ,
lui dit Ifmene en fouriant ; elle n'eſt pas ,
il est vrai , dans la premiere jeuneffe , mais
elle eft raisonnable .
Hélas ! reprit Thelanire , puiffe le ciel
pour punir les lâches adorateurs d'Araminte
, les condamner à n'aimer jamais que
des coeurs comme le fien.
Orphiſe & fes immenfes appas font donc
l'objet de vos'ardeurs ?
Hélas ! s'écria Thelanire , fi mon coeur
étoit affez bas pour foupiter après Orphi
fe , je fupplierois les Dieux de m'ôter le
plus précieux de leurs dons , je les prierois
de me rendre infenfible. De la beauté
qui m'enflamme , ajouta Thelanire , je vais
vous ébaucher le portrait ; je la peindrai
charmante , digne du plus grand des Dieux
ou d'un mortel fenfible & vertueux ; l'univers
à ces traits va la reconnoître , Ifmene
feule la méconnoîtra.
Elle n'eft point fille des Graces , elle
n'eft pas inême leur rivale , car les Graces
ne le lui difputent pas.
Talens , appas , la nature lui prodigua
tous les dons , jufqu'à celui d'ignorer qu'el
le eft aimable.
Qui la voit , foupire ; qui ceffe de la voir,
Dij
76 MERCURE DE FRANCE.
gémit , pour l'adorer quand il la reverral
Grands Dieux ! dit Ifmene , en foupirant
, quelle erreur étoit la mienne ! je me
croyois aimée , le cruel vient de me defabufer.
Ifmene ! ma chere Ifmene , c'eft
vous , ce font vos traits que je viens de
tracer je vous adore , & vous feriez fenfible
? Non , reprit Ifmene , d'un air embarraffé
, je n'ai point d'amour pour vous :
fi vous parlez , il eft vrai , vous m'occupez ;
vous taifez- vous ? vous m'occupez encore ;
mais je n'ai point d'amour pour vous.
Sommes-nous feuls ? je vous écoute ; quelqu'un
furvient , il me paroît importun ;
mais je n'ai point d'amour pour vous.
L'amitié , ce fentiment qui fait honneur à
T'humanité , ce fentiment incapable d'affadir
mon coeur , eft le feul lien qui m'attache à
mon cher Thelanire. Cruelle amitié ! s'écria
Thelanire ; barbare Ifmene , le ciel
vous a faite pour l'amour ; laiffez au tems
le foin de vous faire pour l'amitié. Des
jours viendront où la charmante Ifmene
ne fera plus que la refpectable Ifinenc ,
c'eft alors que les douceurs de l'amitié vous
tiendront lieu des voluptés de l'amour.
Ifmene n'eût pas été difficile à perfua
der ; déja elle craignoit Thelanire, lorf
qu'elle difparut.
Déja depuis long- tems Thelanire ne
DECEMBRE. 1754. 77
pouvoit plus appercevoir Ifmene , que fon
amoureufe imagination la lui faifoit voir
encore. Inquiet , affligé , mille raifons le
portoient à interpréter en fa faveur cette
fuite précipitée ; une feule lui difoit le
contraire , c'étoit affez pour le rendre malheureux.
Cependant Thelanire confidéroit
le féjour qu'Ifmene venoit d'abandonner
, tout lui paroiffoit un motif de confolation
pour fon ame abattue ; le gazon ,
une fleur , tout étoit intéreffant pour Thelanire.
Içi , difoit- il , Ifmene me tendit
une main , que d'un air embarraſſé elle retira
à l'inftant. Là je la vis arracher une
fleur qu'elle s'amufoit à déchirer , pour me
cacher fon innocente timidité . C'étoit près
de ce feuillage qu'Ifmene , en foupirant ,
me regarda , pour baiffer fes yeux fi-tôt
qu'elle rencontra les miens. Ifmene , ajoû
toit-il , Ifmene , vous me fuyez parce que
j'ai dit je vous aime ; mais où pourrezvous
aller fans en entendre autant ? L'humble
habitant de ces deferts glacés , où le
re du jour ſemble porter à regret fa lumiere
, vous admirera parce qu'il n'aura jamais
vû de beauté. Le fuperbe Américain
s'empreffera à vos genoux , parce que mille
beautés qu'il aura vûes lui feront fentir
le mérite d'Ifmene.
pe-
Cependant Thelanire incertain réſolut
Dirj
78 MERCURE DE FRANCE.
d'aller confulter l'Oracle de Venus fur le
fuccès de fon amour. Il vole à Paphos là
fur les bords d'une onde tranquille dont
le murmure fe marie agréablement aux gazouillement
des oifeaux , eft un temple
commencé par la nature & embelli par le
tems. L'efpoir & le plaifir en font les foutiens
inébranlables : l'amour y peignit de
fa main fes victoires les plus fignalées. Ici
la timide Aricie enchaîne avec des fleurs
Hyppolite , qui n'ofe lui réfifter. Surpriſe
& fiere de fa victoire , elle le regarde , &
s'en applaudit.
Là Pénelope , au milieu de fes amans
empreffés , foupire pour Ulyffe fon époux.
Un jour avantageux , digne effet de la
puiffance de l'amour , prête des graces
aux mortels qui habitent ce palais ; tout y
paroît charmant. La Déeffe n'y tient pas la
foudre à la main. Ses regards n'annoncent
pas la fierté ; le badinage & l'enjouement
ne font pas bannis de ces lieux. C'eſt aux
pieds de Venus que Thelanire prononça
ces mots : Déeffe des Amours , je ne viens
pas vous demander fi j'aime , mon coeur
me le dit affez ; daignez m'apprendre feulement
que je fuis aimé d'Ifmene.
Ifimene avoit été conduite au temple
par le même defir que fon amant. La fupercherie
ne déplaît pas à Venus. Ifmene
DECEMBRE . 1754 79
réfolut de profiter de l'occafion pour s'affurer
du coeur de Thelanire. Elle court fe
cacher derriere l'autel de la Déeffe , & elle
rend cette réponſe à fon amant . De quel
front ofes-tu , mortel impofteur , apporter
le menfonge jufques dans mon fanctuaire?
Ifmene te plaît , mais tu n'as pas
d'amour pour elle . Hélas ! dit Thelanire ,
puiffe le ciel pour me punir , fi je n'ai pas
dit la vérité , abandonner ma main au crime
, & mon coeur aux remords dévorans :
puiffent les Dieux m'ôter toutes mes confolations
, & me priver du plaifir de défendre
le foible opprimé par le puiffant.
Tu n'aimes point Ifmene , reprit la voix :
Ifmene t'écoute , tu n'ofes lui parler : Ilmene
fuit , & tu la laiffes échapper ; vas , tu
n'aimes point Ifmene.
Thelanire effrayé des premieres paroles
d'Ifmene , n'avoit pas reconnu fa voix . Ifmene
, c'est vous qui me parlez , dit- il , en
élevant fes yeux qui n'apperçurent que l'image
de Venus. Ifmene ! ... mais hélas !
je m'abuſe , tout me rappelle Ifmene , tout
la retrace à mon ame attendrie . Ifmene
que vous me caufez de peines ! Quand je
fuis avec vous , je tremble de voir arriver
l'inftant qui doit nous féparer. Me quittez-
vous ? je crains de ne vous revoir jamais.
Amour , je ne te demande pas
d'a-
D iiij
30 MERCURE DE FRANCE.
bandonner mon coeur , mais de dompter
le fien. Cependant Ifmene , qui croyoit
avoir été reconnue , avoit pris la fuite.
Thelanire , ennuyé d'interroger en vain
l'oracle qui ne répondoit plus , erroit à l'aventure
dans le temple , lorfqu'lfmene
s'offrit à fa vûe.
Ifmene , s'écria-t-il , Ifmene , non les
Dieux ne connoiffent pas le coeur des morrels
, les cruels m'ont dit ce que vous ne
croirez pas , ce que je ne crois pas moimême
; ils m'ont dit que je fuis un parjure ,
que le bonheur n'eſt pas fait pour moi ,
ont ofé me dire , tu n'as pas d'amour pour
Ifmene , & pour comble d'horreur les
barbares m'ont laiffé la vie.
ils
Ifmene jouiffoit du trouble de fon amant
fans ofer proférer une parole. Injufte Ifmene
, lui dit Thelanire , quoi ! vous ne
les accufez pas , ces Dieux ! ils font moins
injuftes que vous ; ils n'ont point vu Thelanire
interdit à leurs pieds. Thelanire n'a
pas pleuré lorfqu'il les a vûs , Thelanire
n'a pas pleuré lorsqu'il a ceffé de les voir.
Ingrate Ifmene , vous doutez de mon coeur,
parce que vous êtes für du vôtre ; & vous
jugez Thelanire impofteur , parce qu'lfmene
eft infenfible . Ifmene eût voulu
der plus long- tems le filence ; les reproches
de Thelanire développoient les fengarDECEMBRE.
81 1754.
timens de fon coeur : cependant elle l'interrompit
ainfi . Qui de nous a droit d'être
en courroux ? les Dieux ont dit que vous
ne m'aimez pas , mais ont - ils prononcé
qu'Ifmene n'a point d'amour pour vous ?
De quoi pouvez- vous m'accufer ? qu'exigez-
vous d'Ifmene ? Hélas ! reprit Thelanire
, je defire qu'elle foit plus juſte que
les Dieux , qu'elle en croye mon coeur &
non pas un oracle menfonger. Ifmene , dites-
moi , je vous aime , je n'irai pas interroger
les Dieux. Thelanire yous jure qu'il
vous adore , croyez- le , il en eft plus für
qu'un oracle infenfible. Venez , je veux
vous montrer aux Dieux , ils fentiront fi
l'on peut voir Ifmene fans en être épris.
F
La langueur de Thelanire paffoit dans
le coeur d'Ifmene . Attendrie & confuſe ,
elle oppofoit de foibles raiſons aux tranſports
de fon amant qu'elle ne vouloit pas
convaincre .
Notre amour finira , difoit - elle à The-
Janire ; qui peut répondre de la durée de
fon ardeur perfonne. Je ne le fens que
trop ; carje n'oferois jurer àmon cher Thelanire
que je l'aimerai éternellement.
-Encore fi nos ardeurs s'éteignoient en
même tems : mais non , Ifmene fidele verra
du fein des douleurs les plaiſirs affiéger
en foule Thelanire inconftant ; car The 12
·
D v
82 MERCURE DE FRANCE:
lanire changera le premier. Moi changer ,
chere Ifmene ! eh , le puis - je ! vos yeux
font de fûrs garans de mon amour ; votre
coeur vous répond de mon amitié ; elle
pourra s'accroître aux dépens de l'amour ,
mais jamais l'amour n'altérera notre amitié.
Thelanire cependant ferroit Ifmene entre
fes bras, il eut voulu la contenir toute enviere
dans fes mains . Vous m'aimez donc ,
lui dit Ifmene en foupirant ? Si je vous
aime ? reprit Thelanire , vous feule m'avez
fait voir que je n'avois jamais aimé ;
Philis me plaifoit , j'avois du goût pour
Cidalife ; mais je n'ai jamais aimé qu'lfmene.
Baifer fes mains . eft pour moi la
fource d'une volupté que je n'ai pas même
trouvée dans les dernieres faveurs des
autres. Mais vous , Ifmene , eft-il poffible
que Thelanire ait fçu vous plaire ? Hélas !
dit Ifmene ; Almanzor m'amufoit ; Daph
nis me faifoit rire ; je n'ai foupiré que pour
Thelanire , que j'ai évité. Ifmene , ma chere
Ifmene , ce jour eft le plus beau de ma vie ;
mais qu'il foit pour moi le dernier , s'il doit
coûter des pleurs à ma chère Imene ....
Ah ! Thelanire , fans doute , ce jour coût
tera des larmes à Ifmene ; car finene taimera
toujours: mais , Thelanire ! ...The
lanire comptera les jours de fon exiſtence
par ceux qu'il aura employés à faire le bon
DECEMBRE . 1754. 83
heur d'Ifmene . Un Roi , dira -t-il , pere de
fon peuple , plus amoureux du bien de fes
fujets que d'une gloire qui ira toujours audevant
de lui , leur procura les douceurs
de la paix le jour que Thelanire préféra
aux richeffes d'Elife la poffeffion tranquille
d'Ifmene. Le ciel donna à un peuple
de freres l'efpoir d'un maître & d'un
appui le jour que Thelanire aida Ifmene
à fecourir un infortuné. Ifmene , nos
amours feront éternels ; car vous ne changerez
pas. Ifmene s'efforçoit en vain de
répondre fa voix mourante fur fes levres
s'éteignoit dans les embraffemens de Thelanire
. La langueur avoit paffé dans fon
fein , elle gagna bientôt fon amant . Je vis
la tendreffe , l'amour , le plaifir & le bonheur
, mais je ne vis plus Thelanire ni If
mene : ils avoient ceffé d'exifter , ou plutôc
ils commençoient à fentir le bonheur d'être.
:
Depuis ce jour Thelanire foupire pour
Ifmene , qui l'adore ; Ifmene eft fans ceffe
occupée de Thelanire , qui ne pense qu'à
Ifmene.
Ifmene obligée de préfider aux Fêtes de
Bacchus , a quitté pour un tems fon cher
Thelanire. Ifmene pleure , Thelanire gé
mit , & ils trouvent du plaifir dans leurs
larmes.
1
D.
Par M. d'Igeon,
Signature

Par M. d'Igeon.

Genre
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Résumé
Le texte raconte l'histoire d'amour entre Thelanire et Ismène, deux personnages invités à une fête dans un bois par un habitant des forêts. Thelanire, citadin, accepte l'invitation et y rencontre Ismène, qu'il trouve charmante. Il tombe amoureux d'elle, mais son amour le rend timide et embarrassé. Lors du repas, Thelanire observe Ismène et les Satyres qui la servent, ce qui accentue son chagrin. Ismène, sensible à Thelanire, croit d'abord n'aimer que son esprit. La fête se poursuit avec des moments de tendresse et de confusion. Thelanire, désespéré, finit par avouer son amour à Ismène, qui lui répond qu'elle n'a que de l'amitié pour lui. Malgré sa douleur, Thelanire continue de chercher des signes d'amour dans les actions d'Ismène. Il décide de consulter l'oracle de Vénus pour connaître les sentiments d'Ismène. Ismène, également présente, se cache et répond à l'oracle en feignant d'être une voix divine. Thelanire, troublé, finit par retrouver Ismène et lui avoue à nouveau son amour. Ismène, touchée, reconnaît finalement ses sentiments pour Thelanire. Ils discutent de la durée de leur amour et de la fidélité, et finissent par se réconcilier. Par la suite, le texte décrit l'amour profond entre Thelanire et Ismène, désormais nommée Ifmene. Thelanire choisit la paix et la tranquillité avec Ifmene plutôt que les richesses d'Élise. Leur amour est si profond qu'ils trouvent du bonheur même dans leurs séparations, comme lors des fêtes de Bacchus où Ifmene doit présider, laissant Thelanire en larmes. Leur amour est éternel et réciproque, chacun étant constamment préoccupé par le bien-être de l'autre. Leur passion est si intense qu'elle conduit à leur mort, où ils commencent à ressentir le bonheur d'exister ensemble. Leur amour transcende la vie terrestre, les rendant éternels dans leur tendresse et leur bonheur partagé.
Soumis par kipfmullerl le