Titre
COUPLETS sur l'Air de la Cathereine, qui furent chantez pendant le Repas que donna M. le Commandant de la Ville & Château d'Entrevaux.
Titre d'après la table
Couplets, &c.
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
1768
Page de début dans la numérisation
309
Page de fin
1770
Page de fin dans la numérisation
311
Incipit
Pour répondre à ces Tonnerres,
Texte
COUPLETS fur l'Air de la Cathereine
, qui furent chantez pendant le Repas
que donna M. le Commandant de
la Ville & Château d'Entrevaux .
Pour répondre à ces Tonnerres ,
Que fait le bruit du Canon ,
Faifons en choquant nos verres ,
Un Bachique carillon ;
De cette Liqueur charmante ,
On ne fçauroit voir la fin ,
Si fans ceffe l'on ne chante
Vive , vive le Dauphin.
Pour une fanté fi chere ,
Notre zelé Gouverneur ,
Avec la meilleure chere ,
Livre fon vin & fon coeur;
Veut- on fçavoir comme il penſe
Il croit que c'eft être heureux ,
Quand pour l'honneur de la France,
On peut être genereux.
Répondons par notre zele ,
A ces nobles fentimens ,
Sur ce genereux modele ,
Regions nos empreffemens ;
Qu'à fes foins nos voix s'uniffent ,
Et
A O UST. 1730. 1769
Et chantons fi fort qu'enfin ,
Nos Rochers ne retentiffent ,
Que du feul nom du Dauphin.
M
Et toi, Nymphe , qui repetes,
Chante plus haut , c'eſt à toi ,
Porte le bruit de nos Fêtes ,
Jufqu'à l'oreille du Roi ;
Et di lui que Ja Provence ,
Sans richeffe , fans éclat ,
Surpaffe en Réjouiffance
Tout le refte de l'Etat.
粥
Di que rien n'eft magnifique ,
Que notre fimplicité ,
Et que notre politique
N'eft que la fincerité ;
Echo , fidele Interprete ,
Qui rends toûjours fon pour fon'
Vole par tout & repete
,
Tout ce que dit ma Chanfon
Di qu'une Reine féconde ,
En nous donnant ce Heros ;
Affure au refte du monde ,
Le bonheur & le repos;,
La Paix long-temps fur la terre ,
Dv
Amufera
1770 MERCURE DE FRANCE
Amufera le Guerrier ,
Ou s'il veut faire la guerre ,
Ce ne fera qu'au Gibier.
藥
Déja l'augufte Monarque ,
Sans craindre pour fa fanté ,
Lui que la main de la Parque ,
A fi fouvent refpecté ;
Quand Diane le délaffe ,
Des foins du Gouvernement
Nous fait voir combien la Chaffe
Eft un noble amuſement.
Puifque ce noble Exercice
Fait fes innocens plaifirs ,
Saint Hubert lui ſoit propice
Et feconde fes defirs ;
Qu'en chaffant il le conduife ,
Et le conduife fi bien ,
Que jamais rien ne lui nuife,
Pas même à fon petit Chien.
, qui furent chantez pendant le Repas
que donna M. le Commandant de
la Ville & Château d'Entrevaux .
Pour répondre à ces Tonnerres ,
Que fait le bruit du Canon ,
Faifons en choquant nos verres ,
Un Bachique carillon ;
De cette Liqueur charmante ,
On ne fçauroit voir la fin ,
Si fans ceffe l'on ne chante
Vive , vive le Dauphin.
Pour une fanté fi chere ,
Notre zelé Gouverneur ,
Avec la meilleure chere ,
Livre fon vin & fon coeur;
Veut- on fçavoir comme il penſe
Il croit que c'eft être heureux ,
Quand pour l'honneur de la France,
On peut être genereux.
Répondons par notre zele ,
A ces nobles fentimens ,
Sur ce genereux modele ,
Regions nos empreffemens ;
Qu'à fes foins nos voix s'uniffent ,
Et
A O UST. 1730. 1769
Et chantons fi fort qu'enfin ,
Nos Rochers ne retentiffent ,
Que du feul nom du Dauphin.
M
Et toi, Nymphe , qui repetes,
Chante plus haut , c'eſt à toi ,
Porte le bruit de nos Fêtes ,
Jufqu'à l'oreille du Roi ;
Et di lui que Ja Provence ,
Sans richeffe , fans éclat ,
Surpaffe en Réjouiffance
Tout le refte de l'Etat.
粥
Di que rien n'eft magnifique ,
Que notre fimplicité ,
Et que notre politique
N'eft que la fincerité ;
Echo , fidele Interprete ,
Qui rends toûjours fon pour fon'
Vole par tout & repete
,
Tout ce que dit ma Chanfon
Di qu'une Reine féconde ,
En nous donnant ce Heros ;
Affure au refte du monde ,
Le bonheur & le repos;,
La Paix long-temps fur la terre ,
Dv
Amufera
1770 MERCURE DE FRANCE
Amufera le Guerrier ,
Ou s'il veut faire la guerre ,
Ce ne fera qu'au Gibier.
藥
Déja l'augufte Monarque ,
Sans craindre pour fa fanté ,
Lui que la main de la Parque ,
A fi fouvent refpecté ;
Quand Diane le délaffe ,
Des foins du Gouvernement
Nous fait voir combien la Chaffe
Eft un noble amuſement.
Puifque ce noble Exercice
Fait fes innocens plaifirs ,
Saint Hubert lui ſoit propice
Et feconde fes defirs ;
Qu'en chaffant il le conduife ,
Et le conduife fi bien ,
Que jamais rien ne lui nuife,
Pas même à fon petit Chien.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Domaine
Résumé
Lors d'un repas organisé par le commandant de la ville et du château d'Entrevaux, les convives célèbrent le Dauphin en faisant tinter leurs verres et en chantant en son honneur. Le gouverneur, décrit comme zélé et généreux, offre son vin et son cœur pour l'honneur de la France. Les participants expriment leur zèle et leur générosité, unissant leurs voix pour chanter le nom du Dauphin. Ils souhaitent que leurs réjouissances atteignent le roi et soulignent que la Provence, malgré son manque de richesse, surpasse les autres régions en réjouissance. Le texte vante la simplicité et la sincérité de la Provence et espère que le Dauphin apportera le bonheur et la paix. Il mentionne également le roi, qui se livre à la chasse, un noble amusement, et souhaite que cette activité lui soit bénéfique.