→ Vous voyez ici les données brutes du contenu. Basculez vers l'affichage optimisé.
Titre

LES VŒUX D'UN CITOYEN.

Titre d'après la table

LES Vœux d'un Citoyen.

Page de début
46
Page de début dans la numérisation
51
Page de fin
47
Page de fin dans la numérisation
52
Incipit

VIENS dans ces lieux, aimable Paix,

Texte
LES VEUX D'UN CITOYEN.
VIENS
IENS dans ces lieux , aimable Paix ,
Fixer ton féjour ordinaire ;
Que l'horrible Dieu de la guerre
Porte ailleurs fes nobles forfaits.
Que le plaifir & l'abondance ,
Les jeux & la tranquillité
Bientôt des Peuples de la France
· Affurent la félicité.
Que de fes campagnes fertiles ,
Le Laboureur au ſein des Villes ,
Puiffe apporter en ſureté ,
Le fruit de fes travaux utiles.
Que les Sciences pour fleurir ,
Dans un Miniftre qu'on révère
Trouvent un Mécène profpère.
Toujours prêt à les annoblir.
Que Condé ce jeune Héros ,
Dont la valeur devança l'âge ,
Vienne jouir dans le repos ,
Des Lauriers dûs à ſon courage.
Et toi Monarque bienfaisant ,
JANVIER. 1763. 47
Prince que l'Univers admire ,
Eft-il Sujet dans ton Empire ,
De qui le coeur reconnoiſſant
Ne foit un temple où l'on adore ,
Et la vertu qui te décore ,
Et la bonté qui fait ta loi ? ....
Seigneur ! ce n'eft point pour mon Ro
Que ma timide voix t'implore
Au deſſus de ce nom pompeux ,
Image des Dieux fur la Tèrre ,
Louisveut le montrer comme eux
Moins notre Roi que notre Père ! ....
Accorde-lui des jours nombreux ,
Ates genoux ma nation entière ,
T'adreffe la même prière !
Fourrois-tu rejetter nos voeux ?
GEOFFROY.
Signature

GEOFFROY.

Nom
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Domaine
Résumé
Le texte 'Les Vœux d'un Citoyen' est une supplique adressée à la Paix pour qu'elle s'installe en France et éloigne la guerre. L'auteur souhaite que la France connaisse le plaisir, l'abondance, les jeux et la tranquillité, permettant ainsi aux citoyens de jouir des fruits de leur travail en toute sécurité. Il espère également que les sciences puissent prospérer grâce à un ministre bienveillant. Le texte mentionne le désir de voir le jeune héros Condé jouir du repos après ses exploits. L'auteur s'adresse ensuite au monarque, le louant pour sa vertu et sa bonté, et le suppliant de vivre longtemps. Il conclut en exprimant l'espoir que le roi, vu comme un père, accorde ses faveurs et n'ignore pas les prières de la nation. Le texte est daté de janvier 1763 et signé Geoffroy.
Soumis par eljorfg le