Titre
MADRIGAL. A MADEMOISELLE P. Au sujet de notre nouvelle connoissance.
Titre d'après la table
Madrigal à Mlle P.
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
488
Page de début dans la numérisation
67
Page de fin
489
Page de fin dans la numérisation
68
Incipit
Il faut vous faire un aveu veritable,
Texte
MADRIGAL.
A MADEMOISELLE P.
Au fujet de notre nouvelle connoiſſance.
L faut vous faire un aveu veritable ,
It
Le premier jour que je vins en ces lieux ,
Je n'obfervai ni vos traits , ni vos yeux.
Cette negligence coupable
Piqua l'Amour qu'il ne faut point fâcher ;
Ce Dieu m'en a puni. Vous êtes jeune , aimable
Ec
MARS. 1730.
489
Et la feconde fois vous fçûtes me toucher.
Amour fit fon chemin ; je crus le reconnoître ;
De mon état la raifon eut pitié ;
Par fes confeils la fidelle amitié
Prit la place en mon coeur d'un fi dangereus
maître ,
Elle y regna jufqu'à ce jour ;
Ce regne durera , Cloris , quoiqu'il arrive ;
Mais fongez feulement qu'elle veut du retour ,
Et qu'elle n'en eft que plus vive
Quand elle doit fa naiffance à l'Amour.
A MADEMOISELLE P.
Au fujet de notre nouvelle connoiſſance.
L faut vous faire un aveu veritable ,
It
Le premier jour que je vins en ces lieux ,
Je n'obfervai ni vos traits , ni vos yeux.
Cette negligence coupable
Piqua l'Amour qu'il ne faut point fâcher ;
Ce Dieu m'en a puni. Vous êtes jeune , aimable
Ec
MARS. 1730.
489
Et la feconde fois vous fçûtes me toucher.
Amour fit fon chemin ; je crus le reconnoître ;
De mon état la raifon eut pitié ;
Par fes confeils la fidelle amitié
Prit la place en mon coeur d'un fi dangereus
maître ,
Elle y regna jufqu'à ce jour ;
Ce regne durera , Cloris , quoiqu'il arrive ;
Mais fongez feulement qu'elle veut du retour ,
Et qu'elle n'en eft que plus vive
Quand elle doit fa naiffance à l'Amour.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Mots clefs
Résumé
Le texte est un madrigal adressé à Mademoiselle P., relatant une nouvelle connaissance. Lors de leur première rencontre, l'auteur n'a pas remarqué ses traits. En mars 1730, lors de leur seconde rencontre, il a ressenti l'amour. La raison a ensuite pris le dessus, transformant cet amour en amitié durable. L'auteur souligne que l'amitié est plus vive lorsqu'elle découle de l'amour.