→ Vous voyez ici les données brutes du contenu. Basculez vers l'affichage optimisé.
Titre d'après la table

Affaires d'Espagne.

Titre simplifié de l'article récurrent
Page de début
351
Page de début dans la numérisation
360
Page de fin
353
Page de fin dans la numérisation
362
Incipit

Je n'ay rien de nouveau à vous dire d'Espagne, parce que toutes les choses

Texte
mes d'équipage.
Je n'ay rien de nouveau à vous dire
d'Espagne , parce que toutes les chofes
dont je vous ay déja parlé , continuent
à s'executer de même, & fi je pouvois
y ajoûter quelque chofe d'avantageux,
ce qui eft impoffible , je vous dirois que
l'extrême fidelité des Efpagnols pour
leur legitime Souverain , & leur ardeur
de combatre , femble augmenter tous
les jours ; mais cependant elles font à un
point qu'il eft impoffible qu'elles puiffent aller plus loin. Tous les Royaumes
du Roy d'Espagne continuent de fournir à l'envy tout ce que la nature produit
dans toutes leursVilles, & ils offrent tous
les jours avecun empreffement à S.M.C.
quelque chofe de nouveau. Ce Monarque a fans ceffe travaillé avec application à tout ce qui regardoit la Campagne , afin que rien ne manquât à fes
Gg ij
352 MERCURE
Troupes lorfqu'elle s'ouvriroit. Il a
montré luy-mefme l'exemple à fes Sujets par les grands Reglemens qu'il a
faits dans fa Maiſon , dont il a tout reglé luy-mefme , en forte que fa dépense
fera fort modique , & qu'il n'y aura rien
de fuperflu ; mais en mefme temps il a
tellement pourvû à tout ce qui regarde
les Troupes , qu'elles auront abondamment tout ce qui leur fera neceffaire
fans aucune exception.
La Reine pour y contribuer de fon
cofté, a fait des chofes furprenantes , &
qui ont fait redoubler l'amour & l'admiration que tous les Espagnols ont toujours eues pour cette Princeffe , & dés
qu'on lui a donné quelque chofe de trop
magnifique, ou en trop grande quantité
& de fuperflu , elle a voulu qu'on le retranchât en difant toûjours que cela pouvoit fervir, à l'entretien des Trouppes, &
qu'enfin s'il eftoit befoin pour les encourager , ce qui n'eftoit pas pourtant
neceffaire , elle iroit à la tefte des Troupes , le Prince des Afturies entre fes bras
pour les animer , ce que je crois vous
GALANT 353
*
2
avoir déja rapporté , cette Princeffe
l'ayant fouvent dit. Enfin rien n'eſt égal
àtoutce qui fe paffe aujourd'huy en Efpagne , tant du cofté du Roy & de la
Reine, que de celuy de toute la Nation,
& l'on n'a rien vu de pareil dans aucun
fiecle. Les Ennemis de cette Nation ne
peuvent eux-mêmes s'empêcher de louer
fon zele &fa fidelité, & eftant perfuadez
que rien n'est capable de l'en faire manquer ; ils commencent à douter que leur
entrepriſe puiffe reüffir , & de la maniere que les chofes fe paffent en Espagne,
ils font perfuadez que le Ciel protegera
toujours les Efpagnols , tant à caufe de
leur extrême fidelité que de la grandeur
de leur zele , & que le defordre nefe
mettra pas dans une Armée où le luxe
ne regne pas.
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Résumé
En Espagne, la fidélité des Espagnols envers leur souverain légitime et leur ardeur au combat croissent chaque jour. Tous les royaumes du roi d'Espagne fournissent abondamment les ressources nécessaires. Le monarque a préparé la campagne en établissant des règlements stricts pour réduire les dépenses superflues tout en assurant que les troupes disposent de tout le nécessaire. La reine a également contribué en réduisant les dépenses excessives pour les rediriger vers l'entretien des troupes. Elle a exprimé sa volonté de mener les troupes au combat si nécessaire, accompagnant le prince des Asturies. La nation entière montre un zèle et une fidélité exceptionnels, impressionnant même les ennemis, qui reconnaissent la détermination et la loyauté des Espagnols. Cette situation unique en Espagne laisse présager une protection divine en raison de leur fidélité et de leur zèle.
Soumis par delpedroa le