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Titre

EXTRAIT d'une Lettre écrite par M.... le 15 Novembre 1731. au sujet de Nostradamus &c.

Titre d'après la table

Quatrains des Centuries de Nostradamus.

Page de début
2890
Page de début dans la numérisation
429
Page de fin
2891
Page de fin dans la numérisation
430
Incipit

En attendant qu'on puisse concilier tous les differens sentimens au sujet

Texte
EXTRAIT d'une Lettre écrite par M....
le 15 Novembre 1731. au sujet de Nos
tradamus &c.
E

N attendant qu'on puisse concilier
tous les differens sentimens au sujet
de Nostradamus , car il me paroît qu'on
a outré les choses de part et d'autre , c'està
dire , de la part de qui ceux qui en font
un véritable Prophete , et du côté de
ceux qui s'efforcent de le faire passer
pour un Visionnaire et pour un Homme
livré aux erreurs de l'Astrologie , la plus
vaine , sans parler du sentiment assès particulier
de l'Auteur des deux Lettres critiques
inserées dans les Mercures de
France d'Août et de Novembre 1724 .
En attendant , dis- je , qu'on puisse parvenir
à bien définir un homme si extraordinaire
, trouvés bon que je vous envoye
deux Quatrains de sa façon , qui one
fait sur moi quelque impression , et qui
1. Vol. me
DECEMBRE 1731. 2891
me paroissent regarder un Evenement
auquel il semble que nous touchons . Ils
sont pris tous deux de la V. Centurie
dans l'Edition de Lyon, in 12. 1568. pp .
74. et 8r. Les voici.
Quatrain III,
Le successeur de la Duché viendra.
Beaucoup plus outre que la Mer de Toscane ;
Gauloise branche la Florence tiendra ,
Dans son giron d'accord nautique Rane.
Quatrain XXXIX.
Du vrai Rameau de Fleur de Lys issu ,
Mis et logé héritier d'Hetrurie :
Son sang antique de longue main tissu
Fera Florence florir en l'armoirie.
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Résumé
Dans une lettre du 15 novembre 1731, l'auteur aborde les divergences d'opinions sur Nostradamus. Certains le perçoivent comme un prophète, tandis que d'autres le voient comme un visionnaire ou un astrologue, une discipline jugée vaine. L'auteur cite un critique dont les lettres ont été publiées dans les Mercures de France en août et novembre 1724. En attendant une définition plus précise de Nostradamus, l'auteur partage deux quatrains de la cinquième centurie de l'édition de Lyon de 1568. Le premier quatrain (III) mentionne un successeur de la Duché venant de loin, au-delà de la mer de Toscane, et parle d'une branche gauloise tenant Florence. Le second quatrain (XXXIX) fait référence à un véritable rameau de la fleur de lys, héritier de l'Étrurie, dont le sang antique fera florir Florence dans l'armoirie.
Soumis par eljorfg le