Titre
TURQUIE ET AFRIQUE.
Titre d'après la table
d'Affrique, &c.
Titre simplifié de l'article récurrent
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
152
Page de début dans la numérisation
177
Page de fin
154
Page de fin dans la numérisation
179
Incipit
Les Regences de Tripoli & de Tunis, ne sont point broüillées avec le Grand Seigneur
Texte
T U R. Q_U í E E T A F F R I Q^U E
LEs Régences de Tripoli & de Tunis, ne?
font point brouillées avec le Grand Sei
gneur , comme le bruit s'en étoit répandu , 8c
Sa Hautesse vient de les assurer de nouveau de
fa protection. On est dans la crainte d-'uné ré
volte g.enerale eiv Egypte, dont les Pachas
oppriment les Peuples , fans leur rendre au
cune justice dans la repartition des impositions.
Le bruit s'est répandu à Constantinople , que
les Turcs ont remporté une victoire complette
fur les rebelles- d'Hgypte, dont il est resté en
viron 40000. fur le Champ de bataille.
On écrit d'Alger, que le Bey de cette Ré
gence avoit fait dire au Commandant des trois
Vaisseaux de Guerre Holhndoisf, qui ont porté
cette année à H Régence ses présens des Etats
Généraux, qu'il n'étoit pa* content de ces
JANVI E R. I7?«. 15 $
frésensj que k Divan les avoit trouye? d'.une
valeur beaucoup inférieure à celle des présens
que la République étoit convenue d'envoyer
tous les ans: lé Commandant ayant pv,omis
que ceux de Tannée prochaine seroient beau
coup plus considérables , le Bey l'assura que
la Régence n'avoit aucun deflèin de violer les
conventions faites avec la République d'Hol
lande , mais qu'elle exigeoit que les itats Gé
néraux & leurs sujets Negocians cessaient de
prêter le Pavillon Hollandois aux Espagnols j
Portugais & Italiens , avec lesquels les Alger
riens sont en guerre, ainsi que cela étoit arri
vé , même depuis trois mois. Ce fut à cette
condition que le Bey fit rendre à ce Comman
dant les effets qui avoient été pris fur un Vais
seau Hollandois vers la fin d'Octobre dernier.
On a apris de Tanger , que Muley-Abdala
«toit actuellement paisible poíksseur des Royau
mes de Maroc & de Fez i que les Blancs & les
•Noirs lui avoient prêté serment de fidélité , Sr ,
que n'ayant que le Royaume de Sus à conqué
rir , on croyoit qu'il rétabliroit bien-tôt fa ré
sidence à Miquenez j que le bruit couroit qu'il
alloit recommencer les Sièges de Ceuta & de
Mellilla.» pour occuper une partie de ses
Troupes , qui dans l'inaction pourroient lui
devenir infidelles ; ces Lettres ajoutent , que ce
Prjnce traitoit les Esclaves Chrétiens avec
beaucoup d'humanité, & qu'il avoit déja don
né la liberté 3 plusieurs d'entre euxi dont ses
services lui avoient été agréables.
On écrit de Tunis , que le Bey de cette Ré
gence s'étoit rendu à Sous* , pour en fajre
rérablir les fortifications qui avoient été ncfligces
depuis plusieurs années , il prétend en
aire une boune Place , & y établit le Com
merce.
7,54 MERCURE DE FRANCE,
merce. La même Régence a envoyé des Dé
putez à celle de /Tripoli , pour . travailler au
jreglement de leurs limites.
Les dernieres Lettres de Tunis portent que
le Bey de cette Ville avoit remporté une vic
toire complète fur le rebelle Ali-Pacha , son
/Neveu , & que s'étant emparé des hauteurs
& des passages des Montagnes , oii s'étoit
retiré le reste des rebelles , ils a voient demandé
à capituler , ce qu'on leur avoit accorde' ; de
Ibrte que cette Régence jouissoit préserfKmeiït
d'une profonde tranquillisé»
LEs Régences de Tripoli & de Tunis, ne?
font point brouillées avec le Grand Sei
gneur , comme le bruit s'en étoit répandu , 8c
Sa Hautesse vient de les assurer de nouveau de
fa protection. On est dans la crainte d-'uné ré
volte g.enerale eiv Egypte, dont les Pachas
oppriment les Peuples , fans leur rendre au
cune justice dans la repartition des impositions.
Le bruit s'est répandu à Constantinople , que
les Turcs ont remporté une victoire complette
fur les rebelles- d'Hgypte, dont il est resté en
viron 40000. fur le Champ de bataille.
On écrit d'Alger, que le Bey de cette Ré
gence avoit fait dire au Commandant des trois
Vaisseaux de Guerre Holhndoisf, qui ont porté
cette année à H Régence ses présens des Etats
Généraux, qu'il n'étoit pa* content de ces
JANVI E R. I7?«. 15 $
frésensj que k Divan les avoit trouye? d'.une
valeur beaucoup inférieure à celle des présens
que la République étoit convenue d'envoyer
tous les ans: lé Commandant ayant pv,omis
que ceux de Tannée prochaine seroient beau
coup plus considérables , le Bey l'assura que
la Régence n'avoit aucun deflèin de violer les
conventions faites avec la République d'Hol
lande , mais qu'elle exigeoit que les itats Gé
néraux & leurs sujets Negocians cessaient de
prêter le Pavillon Hollandois aux Espagnols j
Portugais & Italiens , avec lesquels les Alger
riens sont en guerre, ainsi que cela étoit arri
vé , même depuis trois mois. Ce fut à cette
condition que le Bey fit rendre à ce Comman
dant les effets qui avoient été pris fur un Vais
seau Hollandois vers la fin d'Octobre dernier.
On a apris de Tanger , que Muley-Abdala
«toit actuellement paisible poíksseur des Royau
mes de Maroc & de Fez i que les Blancs & les
•Noirs lui avoient prêté serment de fidélité , Sr ,
que n'ayant que le Royaume de Sus à conqué
rir , on croyoit qu'il rétabliroit bien-tôt fa ré
sidence à Miquenez j que le bruit couroit qu'il
alloit recommencer les Sièges de Ceuta & de
Mellilla.» pour occuper une partie de ses
Troupes , qui dans l'inaction pourroient lui
devenir infidelles ; ces Lettres ajoutent , que ce
Prjnce traitoit les Esclaves Chrétiens avec
beaucoup d'humanité, & qu'il avoit déja don
né la liberté 3 plusieurs d'entre euxi dont ses
services lui avoient été agréables.
On écrit de Tunis , que le Bey de cette Ré
gence s'étoit rendu à Sous* , pour en fajre
rérablir les fortifications qui avoient été ncfligces
depuis plusieurs années , il prétend en
aire une boune Place , & y établit le Com
merce.
7,54 MERCURE DE FRANCE,
merce. La même Régence a envoyé des Dé
putez à celle de /Tripoli , pour . travailler au
jreglement de leurs limites.
Les dernieres Lettres de Tunis portent que
le Bey de cette Ville avoit remporté une vic
toire complète fur le rebelle Ali-Pacha , son
/Neveu , & que s'étant emparé des hauteurs
& des passages des Montagnes , oii s'étoit
retiré le reste des rebelles , ils a voient demandé
à capituler , ce qu'on leur avoit accorde' ; de
Ibrte que cette Régence jouissoit préserfKmeiït
d'une profonde tranquillisé»
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Domaine
Résumé
En 1798, les régences de Tripoli et de Tunis sont en paix avec le Grand Seigneur, qui leur a renouvelé sa protection. En Égypte, les Pachas oppressent la population et une révolte est redoutée. Les Turcs ont vaincu les rebelles égyptiens, causant environ 40 000 morts. À Alger, le Bey se plaint de la faible valeur des présents des États Généraux hollandais et exige que les Hollandais cessent de prêter leur pavillon à des nations ennemies. Le Bey a libéré des effets pris sur un vaisseau hollandais sous condition. Au Maroc, Muley-Abdallah règne pacifiquement sur les royaumes de Maroc et de Fez et traite les esclaves chrétiens avec humanité. À Tunis, le Bey a renforcé les fortifications de Sousse et envoyé des députés à Tripoli pour régler leurs limites. Il a également vaincu le rebelle Ali-Pacha, son neveu, restaurant ainsi la tranquillité dans la régence.