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Titre

ODE Tirée du Cantique de Moïse, Cantemus Domino gloriosè, &c. Exod. ch. xv.

Titre d'après la table

Ode,

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1
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24
Page de fin
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27
Incipit

Du Seigneur, la toute-Puissance,

Texte
ODE
Tirée da Cantique de Moïse , Cantemuf
Domino gloritsì > &e. Exod. ch. xv.
U Seigneur, la toute- Puissance,-
Se signale.cn notre faveur -, ;>
Marquons notre reconnoiflancejr
Par un Cantique en son honneur.
Publions qu'un Etre supiême
Vient de nous montrer qu'il nous aime,
Puiiqu'il s'«st dsclaié pour nous i
Et
/' MERCURE DE FRANCÉ
Ét que fans fa main secouràble ,
îïous aurions , d'un Roi redoutable ,
Eprouvé l'injuste courroux.
0
Oiii > ce Dieu pbur nous s'interessev
O comble de félicité /
Qu'Israël s'occupe fans cesse,
louer son immensité.
Tandis qu'il nous traite en bon Pere y
Ii punit en Juge fevere ,
Les Egyptiens orgueilleux ;
Pour nous garantir de leur rage ,
ta Mer nous présente un passage S
Qui devient un gouffre pour eux;-
8
Hé quoi? ces Troupes animées ,
Par la fureur d'un Ros cruel,
Walgré le grand Dieu des Aimées ,
Veillent- elles vaincre Israël l
Trop obstiner à nous poursuivre
Infeníèz , voyez où vous livre
tJne folle présomption ;
Ea ghts terrible dés tempêtes
Est prête à fondre fur vos têtes»
Four venger notre oppression,-
.-Comme s'ils n'avoient rien à craindre;
JANVIER. 1730. 3
Ces Idolâtres inhumains
Comptent déja de nous atteindre ,
Et le fer brille dans leurs mains
Mais aux ordres de Dieu soumise »
Cette Mer qui nous favorise,
Nous voyant sortis de ses flancs ,
Cesse de contraindre son Onde »
Se resserre & soudain inonde ,
Tous ces superbes Combattansias
Subis le châtiment terrible,*
Qu'ont mérité tes attentats ,
Roi qui te croyois invincible»
Par le nombre de tes Soldats.
Seigneur , tu rends par leur défakey
Notre vengeance plus parfaite ,
Et ton triomphe plus complet ;
Gette Troupe tantôt si fiere ,
Est , comme une paille legere »
Des flots l'inutile jouet.
&
Hommes puissans, Rois formidables1 3<
Parlez : qui font ceux d'entre vous »
Qui peuvent être comparables-,
A ce Dieu qui veille fur nous ?
Qu'est-ce qui pourroit dans ce monde s
Ouvrage de fa main féconoe <
Egal©?
•+ MERCURE DE FRANCE*
Égaler soh autorité ?
Unique source des miracles .
Jamais il ne trouve d'obstacles ,
A se suprême volonté.
g
Israël , qui pourra te nuire,
Avec un si puissant appui ì
Puisque-ton Dieu veut te conduire,;
Tu peux tout attendre de lui.
Dans une agréable contrée ,
Qu'il s'est lui-même préparée»
II te destine de beaux jours ï
Tes armes seront triomphantes *
Et cent Nations différentes ,
N'en arrêteront point le cours.
m
Dans cette charman te demeure *
Allez , ô Peuple trop heureux ?
Ec que le Seigneur à toute heure >
Y soit l'objec de tous vos voeux*
Tant que vous lui ferez fidèle ,
II couronnera votre zeíc »
Par quelque nouvelle bonté.
Tout autre Règne est périssables
Mais le sien à jamais durable »
Est fondé fur l' Eternité.
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Mots clefs
Résumé
Le texte est un cantique de Moïse, publié dans le 'Mercure de France' de janvier 1730, qui célèbre la puissance et la protection divine. Il commence par une reconnaissance de la faveur divine et appelle à louer Dieu pour son amour et son intervention en faveur d'Israël. Le cantique rappelle comment Dieu a sauvé Israël de la colère d'un roi redoutable en ouvrant la mer, permettant ainsi au peuple de passer, tandis que la mer se refermait sur les Égyptiens. Ces derniers, malgré leur fureur et leur présomption, furent vaincus par les tempêtes envoyées par Dieu. La mer, soumise aux ordres divins, submergea les Égyptiens, les punissant pour leurs attentats. Le texte souligne la supériorité de Dieu sur les puissants et les rois, affirmant qu'aucun obstacle ne peut arrêter sa volonté. Israël, sous la protection divine, est promis à une victoire certaine et à une vie prospère dans une contrée préparée par Dieu. Le peuple est invité à rester fidèle à Dieu, qui couronnera leur zèle par de nouvelles bontés. Contrairement aux autres royaumes périssables, le règne de Dieu est éternel et durable.
Soumis par kipfmullerl le