Titre
SUR LA NAISSANCE DE MONSEIGNEUR LE DUC D'ANJOU. SONNET. / SONNET. / SONNET.
Titre d'après la table
Sonnets sur le sujet de cette naissance,
Fait partie d'une livraison
Page de début
180
Page de début dans la numérisation
187
Page de fin
186
Page de fin dans la numérisation
193
Incipit
Je crois ne pouvoir mieux placer qu'aprés cette Feste, les / O Lys, dont la gloire est si pure, / De vostre Bras vengeur nous ressentons le pois. / Dieu, qui pendant que des oiseaux
Texte
Je crois ne pouvoir mieux
placer qu'aprés cette Fefte , les
trois Sonnets que vous allez
lire. Ils ont efté faits par Mr
de Meffange , dont les Ouvrages ont toûjours eu le bonheur de vousplaire, & en ayant
fait un chaque jour pendant
trois jours , il les a prefentez à
Monſeigneur le Duc de Bourgogne , à mesure qu'il les a
compofez.
GALANT 81
SUR LA NAISSANCE
DE MONSEIGNEUR
LE DUC D'ANJOU.
SONNET.
OLys , dont lagloire eftfi pure,
Aftreterreftre & dondes Cieux
Trefor fi cher à la nature ,
Et fi brillant à tous les yeux.
Quoy, dans une Saifonfidure
Vous renaiffez figracieux ;
Et d'une fi riche parure.
Vous venez embellir ces lieux!
182 MERCURE
Tiges toûjours incomparables
Quelsferont vos effets aimables
Dansuntemps moins rempli d'hor
reurs
Si durant celuy de l'orage ,
Nos heureuxChamps ont l'avantage
De voir multiplier vosfleurs?
SUR LE MESME SUJET.
SONNET.
De voftre Bras vengeur nous reffentons lepois,
GrandDieu vousnousfrappez de
fleauxlegitimes ;
GALANT 183
Tout ce que nous donnoient vos
bontez magnanimes ,
S'est trouvé de nos mains enlevé
par vos loix.
Apeine vos rigueurs nous ontlaifSela voix!
Mais loin d'envisager les excés
de nos crimes ,
Détournez vos regardsfurles vertusfublimes
Que pratique à vosyeux le plus
fage des Rois.
Ha , Seigneur , vous daignez
exaucer ma priere :
Je voi parfon bonheurfinir noſtre
mifere :
184 MERCURE
Votrecœurappaife donne un Prin
ce à nos Lys:
Defon Berceaunaîtrala Paix &
l'Abondance ;
Et par luy vous rendrez plus de
biens à la France ,
Que nos triftesforfaits ne nous en
ontravis.
SUR LE MESME SUJET.
SONNET.
Dieu , qui pendant que des * oifeaux
* Les Alcyons,
GALATN 185
Eléventfur le fein des ondes inconftantes
Leurs tendresfamilles flottantes ,
Deffendez que les vents ne combattent les eaux ;
生
Daignez prendre des foins fi
beaux
Pour des Divinitezfur la terre
naißantes ,
Quifont vos images vivantes ;
Etne refufez pas le calme à leurs
Berceaux.
Vous leur devez voftre affiftance ;
Mars 1710. e
.186 MERCURE
De l'Aîné de l'Eglife ils tirent
leur naiſſance :
Contre eux& contre luy l'Erreur
lancefes traits.
Tranquilifez leur destinée ;
Etdonnez unefois les douceurs de
la Paix
Aceluy qui pour vous l'a tant
defoisdonnée.
placer qu'aprés cette Fefte , les
trois Sonnets que vous allez
lire. Ils ont efté faits par Mr
de Meffange , dont les Ouvrages ont toûjours eu le bonheur de vousplaire, & en ayant
fait un chaque jour pendant
trois jours , il les a prefentez à
Monſeigneur le Duc de Bourgogne , à mesure qu'il les a
compofez.
GALANT 81
SUR LA NAISSANCE
DE MONSEIGNEUR
LE DUC D'ANJOU.
SONNET.
OLys , dont lagloire eftfi pure,
Aftreterreftre & dondes Cieux
Trefor fi cher à la nature ,
Et fi brillant à tous les yeux.
Quoy, dans une Saifonfidure
Vous renaiffez figracieux ;
Et d'une fi riche parure.
Vous venez embellir ces lieux!
182 MERCURE
Tiges toûjours incomparables
Quelsferont vos effets aimables
Dansuntemps moins rempli d'hor
reurs
Si durant celuy de l'orage ,
Nos heureuxChamps ont l'avantage
De voir multiplier vosfleurs?
SUR LE MESME SUJET.
SONNET.
De voftre Bras vengeur nous reffentons lepois,
GrandDieu vousnousfrappez de
fleauxlegitimes ;
GALANT 183
Tout ce que nous donnoient vos
bontez magnanimes ,
S'est trouvé de nos mains enlevé
par vos loix.
Apeine vos rigueurs nous ontlaifSela voix!
Mais loin d'envisager les excés
de nos crimes ,
Détournez vos regardsfurles vertusfublimes
Que pratique à vosyeux le plus
fage des Rois.
Ha , Seigneur , vous daignez
exaucer ma priere :
Je voi parfon bonheurfinir noſtre
mifere :
184 MERCURE
Votrecœurappaife donne un Prin
ce à nos Lys:
Defon Berceaunaîtrala Paix &
l'Abondance ;
Et par luy vous rendrez plus de
biens à la France ,
Que nos triftesforfaits ne nous en
ontravis.
SUR LE MESME SUJET.
SONNET.
Dieu , qui pendant que des * oifeaux
* Les Alcyons,
GALATN 185
Eléventfur le fein des ondes inconftantes
Leurs tendresfamilles flottantes ,
Deffendez que les vents ne combattent les eaux ;
生
Daignez prendre des foins fi
beaux
Pour des Divinitezfur la terre
naißantes ,
Quifont vos images vivantes ;
Etne refufez pas le calme à leurs
Berceaux.
Vous leur devez voftre affiftance ;
Mars 1710. e
.186 MERCURE
De l'Aîné de l'Eglife ils tirent
leur naiſſance :
Contre eux& contre luy l'Erreur
lancefes traits.
Tranquilifez leur destinée ;
Etdonnez unefois les douceurs de
la Paix
Aceluy qui pour vous l'a tant
defoisdonnée.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Mots clefs
Résumé
Le texte présente trois sonnets composés par Monsieur de Meffange, dédiés au Duc de Bourgogne et célébrant la naissance de Monseigneur le Duc d'Anjou. Le premier sonnet exalte la pureté et la gloire du nouveau-né, comparant sa venue à une saison florissante après des troubles. Le deuxième sonnet est une prière à Dieu pour qu'Il se détourne des crimes des hommes et se tourne vers les vertus du roi, espérant que le nouveau prince apportera la paix et l'abondance à la France. Le troisième sonnet demande à Dieu de protéger le nouveau-né, comme Il protège les oiseaux Alcyons et leurs familles, et de lui accorder la paix et la tranquillité. Ces poèmes expriment des vœux de prospérité et de paix pour la France grâce à la naissance du nouveau prince.
Est probablement rédigé par une personne