Titre
LOGOGRYPHE.
Titre d'après la table
Logogryphe,
Titre simplifié de l'article récurrent
Fait partie d'une livraison
Page de début
72
Page de début dans la numérisation
77
Page de fin
73
Page de fin dans la numérisation
78
Incipit
Je suis d'une humeur noire, & n'ai point de santé ;
Texte
LOGO GRYPHE.
•
Je fuis d'une humeur noire , & n'ai point de
E
fanté ;
Je fuis malade : enfin voilà ma qualité.
Mais fi tu veux , Lecteur , me difféquer toi -même,
Compte-moi par mes pieds , va jufqu'au quatorzieme
:
Devine tous les mors , amufe ton loifir.
A ma diffection fi tu prends du plaifir ,
Commence par un Dieu , par un Roi , par un
Prince ;
Je les renferme tous avec une Province.
Une ville Normande , une autre dans l'Artois ;
Ce qui forme le brave , un an ,
mois :
un jour , un
Une meſure à vin , une prefque montagne :
Ce qui fait renommer les côteaux de Champagne :
Une voûte de pont , une homme à ponction ,
L'admirable maifon dont la production
Nous fournit à la fois la douceur , la lumiere ;
Je produis des métaux , & n'ai point de miniere :
Ce qui plût à Saül , un poids , une ſaiſon ;
Ce qui fe joint au Duc , fur l'onde une maiſon ;
Un ragoût de cheval , une oeuvre poétique ;
Un bloc à fix côtés , une Ifle afiatique ;
Ce que fentent les gens , lorfqu'on veut les railler ;
Ce
SEPTEMBRE. 1758.
73
Ce qui tient un vaiffeau , quand il vient à mouiller;
Ce que chacun recherche auprès d'une puiffance ,
Le plus petit infecte à notre connoiffance ,
Un autre infupportable à tout le genre humain ;
Ce qui peut t'arriver les cartes à la main ,
Ce qui doit fe trouver dans l'ame d'un arbitre ;
que l'on met toujours en tête d'un chapitre ;
Un ingrédient à fauce , un funebre appareil ;
Ce que tu nommes luftre , un journalier réveil ;
Deux élémens , un vaſe , un grand jour de l'an-
Ce
née ,
Le nom de deux Auteurs de la même lignée ;
La veille d'aujourd'hui , l'égalité du ſec ;
L'épithete qu'on donne à ce Lanternier Grec ,
Ce qu'on ne veux pas être , & ce qu'on defire
être ;
Ce que jette un enfant , quand il commence à
naître .
Avec les pieds que j'ai , tu dois juger , Lecteur ,
Que je peux aller loin ; mais en prolixe Auteur
,
Je crains de te laffer , ainfi prends patience ;
Je vais te mettre au fait du fonds de ma ſcience ,
Si tu peux découvrir celui qui redit tout ,
Ta fçauras quelque chofe avant que d'être à
bout.
•
Je fuis d'une humeur noire , & n'ai point de
E
fanté ;
Je fuis malade : enfin voilà ma qualité.
Mais fi tu veux , Lecteur , me difféquer toi -même,
Compte-moi par mes pieds , va jufqu'au quatorzieme
:
Devine tous les mors , amufe ton loifir.
A ma diffection fi tu prends du plaifir ,
Commence par un Dieu , par un Roi , par un
Prince ;
Je les renferme tous avec une Province.
Une ville Normande , une autre dans l'Artois ;
Ce qui forme le brave , un an ,
mois :
un jour , un
Une meſure à vin , une prefque montagne :
Ce qui fait renommer les côteaux de Champagne :
Une voûte de pont , une homme à ponction ,
L'admirable maifon dont la production
Nous fournit à la fois la douceur , la lumiere ;
Je produis des métaux , & n'ai point de miniere :
Ce qui plût à Saül , un poids , une ſaiſon ;
Ce qui fe joint au Duc , fur l'onde une maiſon ;
Un ragoût de cheval , une oeuvre poétique ;
Un bloc à fix côtés , une Ifle afiatique ;
Ce que fentent les gens , lorfqu'on veut les railler ;
Ce
SEPTEMBRE. 1758.
73
Ce qui tient un vaiffeau , quand il vient à mouiller;
Ce que chacun recherche auprès d'une puiffance ,
Le plus petit infecte à notre connoiffance ,
Un autre infupportable à tout le genre humain ;
Ce qui peut t'arriver les cartes à la main ,
Ce qui doit fe trouver dans l'ame d'un arbitre ;
que l'on met toujours en tête d'un chapitre ;
Un ingrédient à fauce , un funebre appareil ;
Ce que tu nommes luftre , un journalier réveil ;
Deux élémens , un vaſe , un grand jour de l'an-
Ce
née ,
Le nom de deux Auteurs de la même lignée ;
La veille d'aujourd'hui , l'égalité du ſec ;
L'épithete qu'on donne à ce Lanternier Grec ,
Ce qu'on ne veux pas être , & ce qu'on defire
être ;
Ce que jette un enfant , quand il commence à
naître .
Avec les pieds que j'ai , tu dois juger , Lecteur ,
Que je peux aller loin ; mais en prolixe Auteur
,
Je crains de te laffer , ainfi prends patience ;
Je vais te mettre au fait du fonds de ma ſcience ,
Si tu peux découvrir celui qui redit tout ,
Ta fçauras quelque chofe avant que d'être à
bout.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Mots clefs
Domaine
Résumé
Le texte est un poème énigmatique intitulé 'LOGO GRYPHE', publié en septembre 1758. Le narrateur se décrit comme étant de mauvaise humeur et malade. Il invite le lecteur à le deviner en comptant ses pieds jusqu'au quatorzième. Le poème contient une série d'indices sous forme de devinettes, chacune commençant par 'Je les renferme tous' ou 'Ce qui'. Ces indices couvrent divers sujets tels que des divinités, des souverains, des lieux géographiques, des objets, des concepts abstraits et des événements. Par exemple, il mentionne un dieu, un roi, un prince, une province, des villes normandes et artoises, des mesures de temps et de vin, des structures architecturales, des métaux, des saisons, des plats, des œuvres littéraires, des formes géométriques, des îles, des sentiments, des actions, des éléments naturels, des jours fériés, des auteurs, des états physiques et des épithètes. Le narrateur conclut en avertissant le lecteur qu'il pourrait se lasser, mais qu'il peut découvrir celui qui redit tout s'il persévère.
Identifiant de l'énigme
1918
Date de la livraison
1758-09-01
Numéro de la livraison
0
Titre standardisé
Logogriphe
Premier genre
Logogriphe
Incipit standardisé
Je suis d'une humeur noire et n'ai point de santé
Date de l'énigme
0000-00-00
Réponse
Hypocondriaque
Réponse standardisée
Hypocondriaque
Lien vers la copie numérique
Intégration de la copie numérique
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