Titre
AUTRE.
Titre simplifié de l'article récurrent
Fait partie d'une livraison
Page de début
97
Page de début dans la numérisation
103
Page de fin
100
Page de fin dans la numérisation
106
Incipit
Fruit de l'imagination,
Texte
FRuit
de l'imagination
,
Aux plaisirs je dois ma naissance ,
Le déffaut d'occupation,
Souvent même la passion
- Contribue à mon existence.
J'ai des freres sans nombre, & fuis en vogue en
France,
On trouve en moi,Lecteur, certains appas:
Dailleurs je me plaisaux débats.
Etne sçaisamuser gens de ma connoissance,
Que par un genre de combats,
Où souventtel triomphe & se moque tout bas
D'un vaincu qui se plaint & fonge à la vengeance ,
Qui peut bien le moins qu'il y pmre>
Se trouverdamecas.
Eh bien,à ces traies de lumiere,
Lecteur, ne me connois-tupas?
Je vais mieux me montrer, fuis-moi dans la carriere,
Sois attentif: sur- tout prends garde à ma derniere,
Peut être tu m'y trouveras.
Vois d'abord quatre Chefs, vois six fqis huit soldats
,
Dont quatre toujours inutiles,
Souvent des chefs les plus habiles,
Font le principal embarras.
Vois chez moi briller la science
,
Du hazard connois la puissance.
Lecteur
, ce n'est pas encor tout,
Un champion tiré du sein de la canaille,
Parmi les combattans tient toujours le haut bout;
Il estl'ame de la bartaille:
Telle garde à regret, telle poursuit par tout :
Un autre à l'éviter travaille.
Reçois encor, Lecteur, un éclaircissement
Par où ma nature s'explique.
Quoique fait pour l'amusement,
Souvent j'embarasse & je pique,
Tel se donne pour pacifique,
Pour qui je suis pierre d'achoppement
Dans une occasion de critique.
Tu m'apperçois, Lecteur, peut-être encor que
non?
A cecas,je veux bien par ma combinaison
Te procurer ma connoissance.
Sept lettres forment mon essence :
Dabord tu trouveras dans moi
Ce que tout arbre porte en foi.
Une note de Musique
,
Un ouvrage où souvent plus d'un mortels'applique
,
Où pourtant l'esprit a seul droit de réussir.
Ce qui fit prendre Troye & ce qu'était Ulysse.
Ce que le Créateur veut être avec justice,
Poursuis, tu verras un plaisir
Dont je fais moi-même partie. (
Un lieu dont l'on permet l'entrée& la sortie,
Ou pour mieux m'exqliquer, l'entre-deux des
maisons.
Ce que font un bouffon
, un fou, la Comédie.
Ce qu'on fait quand on dort, ou bien en maladie
Le mot Latin des lieux qui portent les moissons,
Et celui d'une des Saisons,
Un Royaume en Afrique, une Ville en Provence,
Uneautre dans l'Asieautrefois d'importance,
Le bien le plus chéri de tout le genre humaïn
,
Que souvent le Héros lacnfic* à sa glo.re.
Ce que dit Perrete à Grégoire
Quand il a la bouteille en main.
Un mot uèi-rerpc:a:able en France,
Qu'on prononce avec revérence
, Ce qu'on voit faire à l'homme, aucheval, à l'oeuf
.fIaisJ
Et que le chien ne fit jamais
,
Un légume bon en potage ,
Ce qu'on aime à voir quand on nage,
Le plus-grand ennemi de la prospetité
,
Un corps connu par sa fragilité
,
Qui se forme en sortant des flammes ;
Et le nom de celle dP5 femmes,
Qui fit le plus de ma! à sa posterité.
J'ajouterois, Lecteur, ce qu'estpour l'ordinaire
A la Cour de Venus un septuagenaire
;
Mais c'est trop babiller
,
finissons
, car enfin
Je c'ennuye
,
& je suis au bout de mon latin.
Par M. G. A. D. D.
de l'imagination
,
Aux plaisirs je dois ma naissance ,
Le déffaut d'occupation,
Souvent même la passion
- Contribue à mon existence.
J'ai des freres sans nombre, & fuis en vogue en
France,
On trouve en moi,Lecteur, certains appas:
Dailleurs je me plaisaux débats.
Etne sçaisamuser gens de ma connoissance,
Que par un genre de combats,
Où souventtel triomphe & se moque tout bas
D'un vaincu qui se plaint & fonge à la vengeance ,
Qui peut bien le moins qu'il y pmre>
Se trouverdamecas.
Eh bien,à ces traies de lumiere,
Lecteur, ne me connois-tupas?
Je vais mieux me montrer, fuis-moi dans la carriere,
Sois attentif: sur- tout prends garde à ma derniere,
Peut être tu m'y trouveras.
Vois d'abord quatre Chefs, vois six fqis huit soldats
,
Dont quatre toujours inutiles,
Souvent des chefs les plus habiles,
Font le principal embarras.
Vois chez moi briller la science
,
Du hazard connois la puissance.
Lecteur
, ce n'est pas encor tout,
Un champion tiré du sein de la canaille,
Parmi les combattans tient toujours le haut bout;
Il estl'ame de la bartaille:
Telle garde à regret, telle poursuit par tout :
Un autre à l'éviter travaille.
Reçois encor, Lecteur, un éclaircissement
Par où ma nature s'explique.
Quoique fait pour l'amusement,
Souvent j'embarasse & je pique,
Tel se donne pour pacifique,
Pour qui je suis pierre d'achoppement
Dans une occasion de critique.
Tu m'apperçois, Lecteur, peut-être encor que
non?
A cecas,je veux bien par ma combinaison
Te procurer ma connoissance.
Sept lettres forment mon essence :
Dabord tu trouveras dans moi
Ce que tout arbre porte en foi.
Une note de Musique
,
Un ouvrage où souvent plus d'un mortels'applique
,
Où pourtant l'esprit a seul droit de réussir.
Ce qui fit prendre Troye & ce qu'était Ulysse.
Ce que le Créateur veut être avec justice,
Poursuis, tu verras un plaisir
Dont je fais moi-même partie. (
Un lieu dont l'on permet l'entrée& la sortie,
Ou pour mieux m'exqliquer, l'entre-deux des
maisons.
Ce que font un bouffon
, un fou, la Comédie.
Ce qu'on fait quand on dort, ou bien en maladie
Le mot Latin des lieux qui portent les moissons,
Et celui d'une des Saisons,
Un Royaume en Afrique, une Ville en Provence,
Uneautre dans l'Asieautrefois d'importance,
Le bien le plus chéri de tout le genre humaïn
,
Que souvent le Héros lacnfic* à sa glo.re.
Ce que dit Perrete à Grégoire
Quand il a la bouteille en main.
Un mot uèi-rerpc:a:able en France,
Qu'on prononce avec revérence
, Ce qu'on voit faire à l'homme, aucheval, à l'oeuf
.fIaisJ
Et que le chien ne fit jamais
,
Un légume bon en potage ,
Ce qu'on aime à voir quand on nage,
Le plus-grand ennemi de la prospetité
,
Un corps connu par sa fragilité
,
Qui se forme en sortant des flammes ;
Et le nom de celle dP5 femmes,
Qui fit le plus de ma! à sa posterité.
J'ajouterois, Lecteur, ce qu'estpour l'ordinaire
A la Cour de Venus un septuagenaire
;
Mais c'est trop babiller
,
finissons
, car enfin
Je c'ennuye
,
& je suis au bout de mon latin.
Par M. G. A. D. D.
Signature
Par M. G. A. D. D.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Mots clefs
Résumé
Le poème décrit le jeu d'échecs, né de l'imagination et des plaisirs, souvent joué par manque d'occupation ou par passion. Populaire en France, ce jeu attire par ses débats et ses combats. Il implique des chefs et des soldats, mais certaines pièces, même habiles, restent inutilisées. La science et le hasard y jouent un rôle crucial. Un pion, initialement modeste, peut devenir essentiel. Bien que destiné à l'amusement, le jeu peut aussi embarrasser et susciter des critiques. Le poète cherche à identifier un mot de sept lettres, fournissant divers indices tels qu'un élément porté par les arbres, une note de musique, un ouvrage intellectuel, des références mythologiques, des concepts philosophiques, des lieux et des actions spécifiques. Il mentionne également des éléments naturels, des comportements humains et animaux, ainsi que des figures historiques. Le poète conclut en exprimant sa lassitude face à l'explication.
Identifiant de l'énigme
1707
Date de la livraison
1753-03-01
Numéro de la livraison
0
Titre standardisé
Autre
Premier genre
Logogriphe
Incipit standardisé
Fruit de l'imagination
Date de l'énigme
0000-00-00
Réponse
Reversi
Réponse standardisée
Reversi
Lien vers la copie numérique
Intégration de la copie numérique
<iframe frameborder="0" scrolling="no" style="border:0px" src="https://books.google.ch/books?id=NRs0AAAAMAAJ&hl=fr&pg=RA2-PA97&output=embed" width=500 height=500></iframe>