Titre
Extrait d'une Lettre de Quebec du 11. Novembre 1712.
Fait partie d'une livraison
Page de début
[187]
Page de début dans la numérisation
199
Page de fin
224
Page de fin dans la numérisation
230
Incipit
Ce Pays-ci est maintenant fort tranquille au dedans &
Texte
dernier, d 'ùx Ambassadeurs
Iroquois de la - Nation des
Onciout arriverent au Montreal
avec deux Colliers de
porcelaine,p- resens ordin aires
des Naturels de l'Amerique
Septentrionale, l'un de ces
colliers étoit destiné pour
Ononthio
,
c'est- à
- dire
pour le Gouverneur General
& l'autre pour les Sauvages
des environs de l'lue de
Montreal.Peu de jours aprés
l'arrivée de ces Iroqois partirent
pour ?Aifilim,¡ktna(,
le sieur de Ligneri, pour les
Miamis, le sieurde Vincen-
Des pour les Ilinois, le sieur
~Ddltetres; tous Officiers de
guerre qui sçavent la langue
de ces differentesNations,
& qui en connoissent le
genie; on a envoyé en même
temps quelques Canots pour
le Detroit.
1
Dans leS- temps de l'arrivée
du Héros, Vaisseau de
cinquante pieces de canon,
commandé par le Chevalier
de Beau- Charnois de Beaumont
au commencement
d'Octobre, nos Philibustiers
sont venus mouiller dans la
rade de Québec avec une
prise Angloise qui leur avoie
été ménagée p::r les Abna fej's
Sauvages de l'Acadie& tresfidele
aux François.
On fit le 2j. du mois
d'Octobre dernier dans
nostreEglise Cathedrale un
Servicesolémnel pour feu
Monseigneur & Madame la
Dauphine, le luminaire a
été des plus beaux qu'on ait
jamais vu dans la Nouvelle
France, tour étoit parfaitement
bien entendu
,
& a e,re executé avec toute 1la
pompe imaginable) cette
relation 6nr par une choseétonnante.
Unenff-ant â"g,édd'un
an& quelques mois a été
vu par plusieurs personnes
fumer comme s'il en avoir eu
l'ha bitude depuis long-tems.
Le Canada cil peut-estre le
Puïs du monde où l'on use
le plusde tabac, & où-l'on
fume le plus, aussi- bien les
petits que les grands; c'est
une pratique & un usage universe
dans toute la Colonie,
parmi même la plufparc
de ceux qui y menent la vie
la plus fefieufe.
Les Sauvages ne font aucune
difficulté de faire de
grands feux dans les Bois
pour y allumer ce que nous
appellons ici le Calumet,
c'est- à-dire la Pipe, ils
laissent sans façon au mi-
1reu d'une Forest de grands
Arbres tousembrasez, dont
la flâme aidée par les vents
& poussée au loin, cause des
incendies qui ne sont point
rares en ce Païsci.
Iroquois de la - Nation des
Onciout arriverent au Montreal
avec deux Colliers de
porcelaine,p- resens ordin aires
des Naturels de l'Amerique
Septentrionale, l'un de ces
colliers étoit destiné pour
Ononthio
,
c'est- à
- dire
pour le Gouverneur General
& l'autre pour les Sauvages
des environs de l'lue de
Montreal.Peu de jours aprés
l'arrivée de ces Iroqois partirent
pour ?Aifilim,¡ktna(,
le sieur de Ligneri, pour les
Miamis, le sieurde Vincen-
Des pour les Ilinois, le sieur
~Ddltetres; tous Officiers de
guerre qui sçavent la langue
de ces differentesNations,
& qui en connoissent le
genie; on a envoyé en même
temps quelques Canots pour
le Detroit.
1
Dans leS- temps de l'arrivée
du Héros, Vaisseau de
cinquante pieces de canon,
commandé par le Chevalier
de Beau- Charnois de Beaumont
au commencement
d'Octobre, nos Philibustiers
sont venus mouiller dans la
rade de Québec avec une
prise Angloise qui leur avoie
été ménagée p::r les Abna fej's
Sauvages de l'Acadie& tresfidele
aux François.
On fit le 2j. du mois
d'Octobre dernier dans
nostreEglise Cathedrale un
Servicesolémnel pour feu
Monseigneur & Madame la
Dauphine, le luminaire a
été des plus beaux qu'on ait
jamais vu dans la Nouvelle
France, tour étoit parfaitement
bien entendu
,
& a e,re executé avec toute 1la
pompe imaginable) cette
relation 6nr par une choseétonnante.
Unenff-ant â"g,édd'un
an& quelques mois a été
vu par plusieurs personnes
fumer comme s'il en avoir eu
l'ha bitude depuis long-tems.
Le Canada cil peut-estre le
Puïs du monde où l'on use
le plusde tabac, & où-l'on
fume le plus, aussi- bien les
petits que les grands; c'est
une pratique & un usage universe
dans toute la Colonie,
parmi même la plufparc
de ceux qui y menent la vie
la plus fefieufe.
Les Sauvages ne font aucune
difficulté de faire de
grands feux dans les Bois
pour y allumer ce que nous
appellons ici le Calumet,
c'est- à-dire la Pipe, ils
laissent sans façon au mi-
1reu d'une Forest de grands
Arbres tousembrasez, dont
la flâme aidée par les vents
& poussée au loin, cause des
incendies qui ne sont point
rares en ce Païsci.
Lieu
Date, calendrier grégorien
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Mots clefs
Domaine
Résumé
Le texte décrit divers événements et pratiques en Nouvelle-France. Des Iroquois de la Nation des Onciouts apportèrent à Montréal deux colliers de porcelaine, l'un pour le Gouverneur Général et l'autre pour les Amérindiens locaux. Plusieurs officiers de guerre se rendirent ensuite auprès de différentes nations amérindiennes, accompagnés de canots vers le Detroit. En octobre, le vaisseau 'Le Héros', commandé par le Chevalier de Beau-Charnois de Beaumont, arriva à Québec. Des philibustiers français y accostèrent avec une prise anglaise, aidés par les Abénaquis de l'Acadie, fidèles aux Français. Le 2 octobre, un service solennel fut organisé dans l'église cathédrale de Québec en mémoire de feu Monseigneur et Madame la Dauphine, avec un luminaire exceptionnel. Le texte mentionne également la consommation courante de tabac au Canada, y compris chez les enfants. Les Amérindiens allument souvent des feux dans les bois pour fumer la pipe, ce qui peut provoquer des incendies. Cette pratique est répandue dans la colonie, même parmi les personnes très pieuses.
Provient d'un lieu