Titre
LE CANTIQUE DES CANTIQUES. Suivant l'esprit des SS. Peres. Chap. 3.
Titre d'après la table
Le Cantique des Cantiques, &c.
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
1901
Page de début dans la numérisation
10
Page de fin
1903
Page de fin dans la numérisation
12
Incipit
Aimable et sainte solitude,
Texte
LE
CANTIQUE
DES CANTIQUES.
Suivant l'esprit des SS . Peres . Chap. 3.
Imable et sainte solitude ,
Où sous les yeux de mon
Epoux ,
Libre de toute inquiétude ,
Tranquile , je goutois le repos le plus doux ;
Vous n'avez plus pour moi les mêmes charmes
,
A jj Vos
Vos attraits sont perdus sans cet objet divin ;
Dans une épaisse nuit et parmi mes allarmes ,
Je le cherche par tout , et je le cherche en vain,
Témoin de ma douleur , parlez , ô Cité sainte ,
De vos sacrez Remparts j'ai parcouru l'enceinte
Mais en vain de mes pleurs , tout mon sein s'est
lavé.
Où ne m'a point conduit l'ennui qui me dévore
?
Par tout j'ai demandé cet Epoux que j'adore ;
Je l'ai cherché par tout et ne l'ai point trouvé.
yois à quel point tu me transportes ,
Cher objet de ma passion ;
J'ai rencontré sous les murs de Sion ,
La Garde qui veille à ses Portes ;
Je leur demande tour à tour :
N'a-t-on point vû l'objet que cherche ma tendresse
?
Touchez des cris que mon coeur leur addresse
,
Ils ont respecté mon amour.
J'avance , et non loin d'eux , mais dans ce mo
ment même ,
Où mon espoir cessoit d'être flaté ,
Je retrouve celui que je cheris , qui m'aime ,
Et dans mes bras pressans , je le tiens arrêté ;
J'ai joui de sa vûë , et ne l'ai point quitté,
Que touché de mes feux, sensible à ma priere ,
Je ne l'aye emmené jusques au Sanctuaire.
Dans
SEPTEMBRE . 1733. 1503
Dans le sein de la Charité.
Quelle est dans sa route enflammée ,
Celle qui des déserts s'éleve jusqu'aux Cieux ,
Comme un Tourbillon de fumée ;
Qu'exalent à grands flots des parfums précieux?
Voici ce lit , ces ombres , ce mystere ,
Où repose le Salutaire ;
Déja fameux par de brillans succès ,
Les braves d'Israël en deffendent l'accès ,
Et placent là tout l'honneur de leurs armes
;
Leur glaive à la victoire instruit ,
En écarte au loin les allarmes,
Et les surprises de la nuit.
Salomon couronné par les mains de sa Mere ,
Est monté sur un Char plus lumineux encor
Que le bel Astre qui l'éclaire :
"
Les Cedres du Liban , l'argent , la pourpre ,
For ,
Forment ces diverses parties ,
Par un art délicat l'une à l'autre assorties.
A ■ dedans avec ton flambeau ,
Ardente Charité , c'est toi seule qui brilles ,
O , de Jérusalem , accourez , chastes filles
Et repaissez vos yeux d'un Spectacle si beau,
CANTIQUE
DES CANTIQUES.
Suivant l'esprit des SS . Peres . Chap. 3.
Imable et sainte solitude ,
Où sous les yeux de mon
Epoux ,
Libre de toute inquiétude ,
Tranquile , je goutois le repos le plus doux ;
Vous n'avez plus pour moi les mêmes charmes
,
A jj Vos
Vos attraits sont perdus sans cet objet divin ;
Dans une épaisse nuit et parmi mes allarmes ,
Je le cherche par tout , et je le cherche en vain,
Témoin de ma douleur , parlez , ô Cité sainte ,
De vos sacrez Remparts j'ai parcouru l'enceinte
Mais en vain de mes pleurs , tout mon sein s'est
lavé.
Où ne m'a point conduit l'ennui qui me dévore
?
Par tout j'ai demandé cet Epoux que j'adore ;
Je l'ai cherché par tout et ne l'ai point trouvé.
yois à quel point tu me transportes ,
Cher objet de ma passion ;
J'ai rencontré sous les murs de Sion ,
La Garde qui veille à ses Portes ;
Je leur demande tour à tour :
N'a-t-on point vû l'objet que cherche ma tendresse
?
Touchez des cris que mon coeur leur addresse
,
Ils ont respecté mon amour.
J'avance , et non loin d'eux , mais dans ce mo
ment même ,
Où mon espoir cessoit d'être flaté ,
Je retrouve celui que je cheris , qui m'aime ,
Et dans mes bras pressans , je le tiens arrêté ;
J'ai joui de sa vûë , et ne l'ai point quitté,
Que touché de mes feux, sensible à ma priere ,
Je ne l'aye emmené jusques au Sanctuaire.
Dans
SEPTEMBRE . 1733. 1503
Dans le sein de la Charité.
Quelle est dans sa route enflammée ,
Celle qui des déserts s'éleve jusqu'aux Cieux ,
Comme un Tourbillon de fumée ;
Qu'exalent à grands flots des parfums précieux?
Voici ce lit , ces ombres , ce mystere ,
Où repose le Salutaire ;
Déja fameux par de brillans succès ,
Les braves d'Israël en deffendent l'accès ,
Et placent là tout l'honneur de leurs armes
;
Leur glaive à la victoire instruit ,
En écarte au loin les allarmes,
Et les surprises de la nuit.
Salomon couronné par les mains de sa Mere ,
Est monté sur un Char plus lumineux encor
Que le bel Astre qui l'éclaire :
"
Les Cedres du Liban , l'argent , la pourpre ,
For ,
Forment ces diverses parties ,
Par un art délicat l'une à l'autre assorties.
A ■ dedans avec ton flambeau ,
Ardente Charité , c'est toi seule qui brilles ,
O , de Jérusalem , accourez , chastes filles
Et repaissez vos yeux d'un Spectacle si beau,
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Mots clefs
Domaine
Résumé
Le texte est un extrait du 'Cantique des Cantiques' interprété par les Pères de l'Église. Il décrit une quête spirituelle et une union mystique avec un époux divin. La narratrice exprime sa solitude et son désir de retrouver cet époux, le cherchant en vain dans une 'épaisse nuit' et parmi ses alarmes. Elle parcourt les remparts de la Cité sainte sans succès. Son ennui et sa douleur la poussent à demander aux gardes de Sion s'ils ont vu l'objet de sa tendresse. Finalement, elle retrouve son époux et le conduit au sanctuaire. Le texte se poursuit avec une description poétique de la Charité, comparée à un tourbillon de fumée s'élevant des déserts jusqu'aux Cieux, exhalant des parfums précieux. Il mentionne un lit mystique où repose le salutaire, défendu par les braves d'Israël. Salomon, couronné par sa mère, monte sur un char lumineux, orné de cèdres du Liban, d'argent et de pourpre. La Charité est présentée comme la seule à briller avec son flambeau, invitant les chastes filles de Jérusalem à contempler ce spectacle.