→ Vous voyez ici les données brutes du contenu. Basculez vers l'affichage optimisé.
Titre

PORTRAIT DE LA MAITRESSE. Fait par M. d'Hautefeuille.

Fait partie d'une section
Page de début
2381
Page de début dans la numérisation
62
Page de fin
2382
Page de fin dans la numérisation
63
Incipit

Deux rangs de perles dans la bouche,

Texte
PORTRAIT DE LA MAITRESSE
Y
Fait
par M. d'Hautefeuilles
D
>
Eux rangs de perles dans la bouche,
Des cheveux noirs , de beaux yeux bleus
Un teint où la rofe fe couche
Un fourire miſterieux ,
L'air plein d'une fage nobleffe ;
C'eſt le portrait de ma Maîtreffe.
Toujours parée & fans parure ,
"Au -deffus des fecrets de l'art ,
-Des feules mains de la nature'
Elle fçait compofer fon fard
L'efprit ſouple & de la juſteſſe ;
Geft le portrait de ma Maitreffe.
Sans bruit , fans humeur , fans caprice }
Śçachant le monde fans l'aimer ;
Et n'ayant pour moi d'autre vice
Que de plaire & de tout charmer;
Un coeur neuf, & que feul je bleſſe
C'eſt le portrait de ma Maitreffe.
Douce , difcrete , genéreufe ,
Contente d'un engagement ,
Dans fa tendreffe ingénieufe
Cij
Elle
2382 MERCURE DE FRANCE
&
Elle fixeroit un Amant
Par fa feule délicateffe ;
C'eft le portrait de ma Maîtreffe.
La Mere du Dieu de Cythere
Fut moins aimée , eut moins d'attraits
Que la Beauté qui m'a fçû plaire ,
Et dont j'ébauche quelques traits :
Ne faites choix , tendre Jeuneffe ,
Que d'une pareille Maîtreffe.
Genre
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Résumé
Le texte décrit une maîtresse, telle que la perçoit M. d'Hautefeuilles. Elle se distingue par des traits physiques marquants : des perles dans la bouche, des cheveux noirs, des yeux bleus, un teint rosé et un sourire énigmatique. Son élégance est naturelle et sans ostentation. Son esprit est flexible et équitable. Elle navigue dans la société sans l'apprécier vraiment, son seul défaut étant de vouloir plaire et charmer. Elle réserve son cœur au narrateur, se montrant douce, discrète et généreuse. Sa beauté et ses qualités surpassent celles de la mère du dieu de Cythère. Le narrateur recommande aux jeunes femmes de choisir une maîtresse de cette trempe.
Soumis par kipfmullerl le