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Titre

BOUQUET. A Mr de ***, l'un des 20 de l'Academie Royale de Soissons. Par L. P. R. D. L. O.

Titre d'après la table

Bouquet à M. de ***

Fait partie d'une section
Page de début
916
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Page de fin
917
Page de fin dans la numérisation
94
Incipit

L'Aurore avare de ses pleurs,

Texte
BOUQUET.
A M* de *** , l'un des 20 de l'Academie
Royale de Soissons.
Far L. P. R. D. L. O
L'Aurore avare de ses pleurs ,
Et Zéphire de son haleine ,.
Fourroient suspendre encor la naissance des
Acurs ,
Que je n'en serois pas en peine..
Pour un favori d'Apollon ,
A qui mon coeur doit rendre un tribut légis
time ,
ne faut que des fleurs, que sur la double
Cime ,
Il a cueilli cent fois , lorsqu'ami de la Rime ,
Ses Vers ont enchanté tout le sacré Vallon.
De * e * daigne donc en agréer l'homage ,
A peine aux chastes Soeurs ai-je annoncé ton
nom ,
Que toutes s'empressoient d'en faire l'assem
blage
Mais Calliope enfin disputant l'avantage ,
>>>La
MAY. 173:3. 917
La Fête , a- t- elle dit , qu'on celebre aujour
d'hui ,
→ Est d'un mortel , l'objet de ma….
trême ,
tendresse ex
Un Bouquet pourroit - il être digne de lui ,
Si je ne le faisois moi-même y
Dès sa plus jeune saison ,
Ma main versa sur lui les faveurs du Permesse
A tant d'esprit et de noblesse ,
Tout reconnut en lui mon plus cherNourrisson,
Minerve même en fut jalouse ;
Les Graces murmuroient de trouver un Rival ,,
Il seroit encor sans égal ,
S'il étoit encor sans * Epouse..
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Résumé
Le texte est une dédicace poétique adressée à un membre de l'Académie Royale de Soissons. L'auteur rend hommage à un favori d'Apollon, dont les vers ont enchanté le 'sacré Vallon'. Il offre un bouquet de fleurs, symbolisant les hommages des Muses, notamment Calliope. Cette dernière précise que la fête célébrée ce jour-là honore un être cher, objet de sa tendresse extrême. Calliope affirme que seul un bouquet composé par elle serait digne de cet individu. Elle reconnaît avoir soutenu cet être dès sa jeunesse, admirant son esprit noble et distingué. Les Grâces elles-mêmes étaient jalouses de ce rival, et il serait sans égal s'il n'avait pas d'épouse.
Soumis par lechott le