Titre
PORTRAIT DE MLLE C***. Par M. Carolet.
Titre d'après la table
Portrait de Mlle **
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
884
Page de début dans la numérisation
61
Page de fin
885
Page de fin dans la numérisation
62
Incipit
Ce n'est point à Phébus que j'adresse mes voeux,
Texte
PORTRAIT DE MLLE C ***
Par M. Carolet.
E n'est point à Phébus que j'adresse mes
CE voeux
Pour faire le Portrait de l'aimable Uranie ;
L'Amour , le seul Amour , qui regne dans ses
yeux ,
Doit fertiliser mon génie.
Ce Dieu qui sçait si bien la graver dans les
coeurs ,
Mais
De mon foible Pinceau peut seconder l'audace ,
Que vais- je faire, hélas ! quelle frayeur me glace
Je redoute l'éclat de ses attrats vainqueurs.
que dis je tentons cette noble entreprise ,
Aux avides regards exposons ce Tableau ;
Qu'on manque ce Portrait , il sera toujours beaus
D'un seul trait entrevû l'ame doit être éprise,
Commençons et d'abord peignons cette douceur,
Qui saisissant les yeux , sçait maîtriser le coeur ,
Cette naïveté toute spirituelle ,
Et ce je ne sçai quoi , qui , joint à lafierté ,
Fait de la beauté naturelle ,
L'Ecueil fatal de notre liberté;
De l'objet que je peins ce sont les moindres
@harmes
Charmes
MAY. 1733. 889
Charmes pourtant à qui tout rend les armes ,
Qui surs de la victoire enchaînent les Mortels ,
Et disputent aux Dieux l'Encens et les Autels.
Mais sur des appas plus solides ,
Jettons nos regards étonnez ,
Les Ris modostement timides ,
Relevent des talens par cent vertus ornez ;
La sagesse , trésor aussi rare qu'utile ,
Est un don qu'Uranie eut pour lot en naissant ,
Son esprit , ses discours , ont un charme puis
sant ,
Qui dans les coeurs trouve un accès facile .
Mais ou m'emporte mon ardeur ,
Je suis sûr de déplaire à là belle Uranie ,
Je n'ai consulté que mon coeur
Sans consulter sa modestie,
Par M. Carolet.
E n'est point à Phébus que j'adresse mes
CE voeux
Pour faire le Portrait de l'aimable Uranie ;
L'Amour , le seul Amour , qui regne dans ses
yeux ,
Doit fertiliser mon génie.
Ce Dieu qui sçait si bien la graver dans les
coeurs ,
Mais
De mon foible Pinceau peut seconder l'audace ,
Que vais- je faire, hélas ! quelle frayeur me glace
Je redoute l'éclat de ses attrats vainqueurs.
que dis je tentons cette noble entreprise ,
Aux avides regards exposons ce Tableau ;
Qu'on manque ce Portrait , il sera toujours beaus
D'un seul trait entrevû l'ame doit être éprise,
Commençons et d'abord peignons cette douceur,
Qui saisissant les yeux , sçait maîtriser le coeur ,
Cette naïveté toute spirituelle ,
Et ce je ne sçai quoi , qui , joint à lafierté ,
Fait de la beauté naturelle ,
L'Ecueil fatal de notre liberté;
De l'objet que je peins ce sont les moindres
@harmes
Charmes
MAY. 1733. 889
Charmes pourtant à qui tout rend les armes ,
Qui surs de la victoire enchaînent les Mortels ,
Et disputent aux Dieux l'Encens et les Autels.
Mais sur des appas plus solides ,
Jettons nos regards étonnez ,
Les Ris modostement timides ,
Relevent des talens par cent vertus ornez ;
La sagesse , trésor aussi rare qu'utile ,
Est un don qu'Uranie eut pour lot en naissant ,
Son esprit , ses discours , ont un charme puis
sant ,
Qui dans les coeurs trouve un accès facile .
Mais ou m'emporte mon ardeur ,
Je suis sûr de déplaire à là belle Uranie ,
Je n'ai consulté que mon coeur
Sans consulter sa modestie,
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Résumé
Le poème 'Portrait de Mlle C ***' a été écrit par M. Carolet en mai 1733. L'auteur y exprime son admiration pour une jeune femme nommée Uranie, dont la beauté et les qualités intérieures l'inspirent. Il reconnaît que l'Amour, présent dans les yeux d'Uranie, doit guider son écriture. L'auteur avoue sa crainte de ne pas rendre justice à la beauté et aux charmes d'Uranie, mais il décide de tenter de décrire sa douceur, sa naïveté spirituelle et sa fierté, qui forment une beauté naturelle irrésistible. Il mentionne également les talents, les vertus et la sagesse d'Uranie, des dons rares et utiles. Le poème se termine par une réflexion sur l'ardeur de l'auteur, qui craint de déplaire à Uranie en ne consultant que son propre cœur.
Est probablement rédigé par une personne