Titre
VERS LIBRES Présentés à Monseigneur le Prince de Conti par les mêmes Ecoliers.
Titre d'après la table
Vers au Prince de Conty,
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
1334
Page de début dans la numérisation
289
Page de fin
1335
Page de fin dans la numérisation
290
Incipit
La Déesse Minerve en Mentor déguisée,
Texte
VERS LIBRES
Préfentés à Monseigneur le Prince de Conti
par les mêmes Ecoliers.
LA Déeffe Minerve en Mentor déguifée ,
Du jeune fils d'Uliffe accompagnoit les pas ;
S'il faut croire, au rapport d'Homere en l'Odiffée;
Pour moi , Conti , je ne m'y trompe pas
Et voici quelle eft ma penſée :"
Cet habile Poëte infpiré par les Dieux ,
Sous un fimbole ingénieux
Sans doute voulut nous dépeindre
Ce qui devoit un jour fe paffer fous nos yeux,
Oui , pofe le dire , fans craindre >
Les frivoles difcours d'un Cenfeur odieux
Du jeune Voyageur d'Homere
Vous avez tous les traits , le port , la majefté ,
La naiffance , les moeurs & la docilité
Pour la vertu la plus fevere.
Entre Minerve & votre augufte Mere
Les rapports font trop reflemblans
Pour que l'on puiffe s'y méprendre ;
Tout le monde à la voir peut ailément compren
dre
Qu'Homere en écrivant l'eut préfente à les fens.
De Mentor elle a la ſcience ,
L'efprit , le coeur & la douce éloquence
Qui fçait charmer en inftruifant ;
II. Vel Jufques
JUIN. 1730.
1337
Jufques- là le portrait eft en tout reffemblant
Entre vous & le fils du Monarque d'Ithaque ;
Mais au lieu que Pallas pour fuivre Telemaque
Se revêtit des traits d'un fourcilleux vieillard ;
Plus favorable à votre égard ,
Pour vous fuivre en votre voyage ,
De votre augufte Mere elle a pris le vifage ,
La démarche , la voix , le port majestueux
Pour n'en dire pas davantage ,
Elle a voulu fe montrer à vos yeux
Telle qu'elle paroît dans le Confeil des Dieux.
Préfentés à Monseigneur le Prince de Conti
par les mêmes Ecoliers.
LA Déeffe Minerve en Mentor déguifée ,
Du jeune fils d'Uliffe accompagnoit les pas ;
S'il faut croire, au rapport d'Homere en l'Odiffée;
Pour moi , Conti , je ne m'y trompe pas
Et voici quelle eft ma penſée :"
Cet habile Poëte infpiré par les Dieux ,
Sous un fimbole ingénieux
Sans doute voulut nous dépeindre
Ce qui devoit un jour fe paffer fous nos yeux,
Oui , pofe le dire , fans craindre >
Les frivoles difcours d'un Cenfeur odieux
Du jeune Voyageur d'Homere
Vous avez tous les traits , le port , la majefté ,
La naiffance , les moeurs & la docilité
Pour la vertu la plus fevere.
Entre Minerve & votre augufte Mere
Les rapports font trop reflemblans
Pour que l'on puiffe s'y méprendre ;
Tout le monde à la voir peut ailément compren
dre
Qu'Homere en écrivant l'eut préfente à les fens.
De Mentor elle a la ſcience ,
L'efprit , le coeur & la douce éloquence
Qui fçait charmer en inftruifant ;
II. Vel Jufques
JUIN. 1730.
1337
Jufques- là le portrait eft en tout reffemblant
Entre vous & le fils du Monarque d'Ithaque ;
Mais au lieu que Pallas pour fuivre Telemaque
Se revêtit des traits d'un fourcilleux vieillard ;
Plus favorable à votre égard ,
Pour vous fuivre en votre voyage ,
De votre augufte Mere elle a pris le vifage ,
La démarche , la voix , le port majestueux
Pour n'en dire pas davantage ,
Elle a voulu fe montrer à vos yeux
Telle qu'elle paroît dans le Confeil des Dieux.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Mots clefs
Résumé
Le texte compare le Prince de Conti à Télémaque, le fils d'Ulysse, à travers une allégorie homérique. Minerve, déguisée en Mentor, accompagne le jeune prince comme elle le fait avec Télémaque. Conti possède les traits, la majesté, la naïveté, les mœurs et la docilité nécessaires pour la vertu la plus sévère. Les rapports entre Minerve et la mère du prince sont trop similaires pour être confondus, permettant de comprendre qu'Homère aurait présenté Minerve ainsi. La mère du prince incarne la science, l'esprit, le cœur et l'éloquence de Mentor, charmant tout en instruisant. Contrairement à Pallas qui se déguise en vieillard pour suivre Télémaque, Minerve prend l'apparence de la mère du prince pour l'accompagner dans son voyage, se montrant telle qu'elle apparaît dans le Conseil des Dieux.
Est adressé ou dédié à une personne