Titre
RÉPONSE de l'Auteur de Marseille Sçavante &c. à la Lettre qui lui a été écrite de Provence le premier Fevrier 1729.
Titre d'après la table
Réponse de l'Auteur de Marseille sçavante, &c
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
1267
Page de début dans la numérisation
222
Page de fin
1269
Page de fin dans la numérisation
224
Incipit
Je fais, Monsieur, tout le cas possible de vos Reflexions sur la Lettre qui est
Texte
REPONSE de l'Auteur de Marſeille
Sçavante &c. à la Lettre qui lui a été
écrite de Provence le premier Fevrier
1729.
Jde vos
E fais , Monfieur , tout le cas poffible
de vos Reflexions fur la Lettre qui eft
imprimée dans le Mercure de Françe
intitulée Marseille Sçavante &c. J'aurois
pû , il eft vrai , donner plus d'étenduë
aux differens articles qui la compofent,
& augmenter même le nombre de ces articles
, fur-tout à l'égard des Sçavans modernes
; mais un Livre entier auroit à
peine fuffi pour executer un Plan plus
vafte , & j'ai entrepris d'écrire feulement
II. Vol.
Aiiij une
1268 MERCURE DE FRANCE
une Lettre , dans la vûë que j'ai eu ſoin
d'expofer au commencement de la même
Lettre. Je me fuis cependant refervé ,
comme vous fçavez , la liberté de reparer
par un Supplément les omiffions effentielles
que je puis avoir faites , faute d'avoir
connu quelques Marfeillois Sçavans,
ou leurs Ouvrages , & de corriger les
fautes qui me feront échapées.
Mais avant que d'en venir là
me permettrez , Monfieur , de pourfuivre
mon deffein , & de mettre à la fuite des.
Auteurs Marfeillois les noms & les Ouvrages
de ceux de nos Compatriotes qui
ont cultivé les beaux Arts , fur- tout les
Arts utiles & qui y ont excellé. C'eſt ,
comme je l'ai déja dit , ce qui doit faire
la feconde Partie de Marseille Sçavante.
Vous
Cependant j'ai fait attention à ce que
vous m'écrivez , qu'il y a plufieurs Marfeillois
qui fans avoir été ni fçavans , ni
habiles dans les Arts fe font fait une grande
réputation par d'autres voyes ; fur
quoi vous me citez plufieurs perfonnages
illuftres qui font , dites vous , trèsdignes
d'exercer la plume d'un homme
de Lettres. Je conviens avec vous , Monfieur
, de cette verité ; mais je ne conviens
pas que cela puiffe regarder , fi ce n'eft
indirectement , mon premier deffein , &
le motif que j'ai eu en écrivant ce que
II. Vel.. VOUS
JUIN. 1730. 1269
vous avez vû dans le Mercure.Pour donner
cependant quelque chofe à vos idées qui
font toujours juftes , fans m'engager autrement
dans l'entrepriſe que vous m'indiquez
, j'ai choifi entre les fujets que vous
nommez, celui qu'il me convient le plus de
traiter , & dont j'ai le plus de connoiffance.
J'ai fait là - deffus un effai que je vous
adreffe avec ma Réponse ; je fouhaite que
vous en foyez content , & de trouver
fouvent les occafions de vous marquer à
quel point je fuis , Monfieur &c .
Sçavante &c. à la Lettre qui lui a été
écrite de Provence le premier Fevrier
1729.
Jde vos
E fais , Monfieur , tout le cas poffible
de vos Reflexions fur la Lettre qui eft
imprimée dans le Mercure de Françe
intitulée Marseille Sçavante &c. J'aurois
pû , il eft vrai , donner plus d'étenduë
aux differens articles qui la compofent,
& augmenter même le nombre de ces articles
, fur-tout à l'égard des Sçavans modernes
; mais un Livre entier auroit à
peine fuffi pour executer un Plan plus
vafte , & j'ai entrepris d'écrire feulement
II. Vol.
Aiiij une
1268 MERCURE DE FRANCE
une Lettre , dans la vûë que j'ai eu ſoin
d'expofer au commencement de la même
Lettre. Je me fuis cependant refervé ,
comme vous fçavez , la liberté de reparer
par un Supplément les omiffions effentielles
que je puis avoir faites , faute d'avoir
connu quelques Marfeillois Sçavans,
ou leurs Ouvrages , & de corriger les
fautes qui me feront échapées.
Mais avant que d'en venir là
me permettrez , Monfieur , de pourfuivre
mon deffein , & de mettre à la fuite des.
Auteurs Marfeillois les noms & les Ouvrages
de ceux de nos Compatriotes qui
ont cultivé les beaux Arts , fur- tout les
Arts utiles & qui y ont excellé. C'eſt ,
comme je l'ai déja dit , ce qui doit faire
la feconde Partie de Marseille Sçavante.
Vous
Cependant j'ai fait attention à ce que
vous m'écrivez , qu'il y a plufieurs Marfeillois
qui fans avoir été ni fçavans , ni
habiles dans les Arts fe font fait une grande
réputation par d'autres voyes ; fur
quoi vous me citez plufieurs perfonnages
illuftres qui font , dites vous , trèsdignes
d'exercer la plume d'un homme
de Lettres. Je conviens avec vous , Monfieur
, de cette verité ; mais je ne conviens
pas que cela puiffe regarder , fi ce n'eft
indirectement , mon premier deffein , &
le motif que j'ai eu en écrivant ce que
II. Vel.. VOUS
JUIN. 1730. 1269
vous avez vû dans le Mercure.Pour donner
cependant quelque chofe à vos idées qui
font toujours juftes , fans m'engager autrement
dans l'entrepriſe que vous m'indiquez
, j'ai choifi entre les fujets que vous
nommez, celui qu'il me convient le plus de
traiter , & dont j'ai le plus de connoiffance.
J'ai fait là - deffus un effai que je vous
adreffe avec ma Réponse ; je fouhaite que
vous en foyez content , & de trouver
fouvent les occafions de vous marquer à
quel point je fuis , Monfieur &c .
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Mots clefs
Domaine
Résumé
L'auteur de Marseille répond à une lettre du 1er février 1729 concernant la publication 'Marseille Sçavante' dans le Mercure de France. Il reconnaît la pertinence des réflexions de son correspondant mais explique que des contraintes de place l'ont empêché de développer davantage les articles ou d'inclure plus de savants modernes. Il envisage de publier un supplément pour corriger les omissions et les erreurs. L'auteur souhaite poursuivre son objectif initial de lister les noms et les œuvres des Marseillais ayant excellé dans les beaux-arts et les arts utiles. Il note que certains Marseillais se sont distingués par d'autres voies que la science ou les arts et méritent également d'être mentionnés. Cependant, il choisit de traiter un sujet spécifique pour lequel il a une meilleure connaissance. Il envoie un essai sur ce sujet avec sa réponse, espérant que son correspondant en sera satisfait.